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Ce coquin de propriétaire ! – Chapitre 14

Ce coquin de propriétaire ! - Chapitre 14



Loïc et moi n’avions pas reparlé de ce qui s’était passé depuis. Nous avions repris notre vie normalement, ou presque. Car cela faisait maintenant trois jours et si Loïc et moi partagions toujours la même couche, nous n’avions pas refait l’amour depuis. Marc s’était, lui aussi, fait discret depuis ce jour-là.

Loïc n’osait plus me regardait dans les yeux et je n’osais pas lui reparler de tout cela. J’imaginais qu’il devait avoir honte d’avoir fait ce qu’il avait fait et je dois avouer que j’étais encore choquée de le voir se faire prendre par Marc.

Ce matin, Loïc est parti travailler comme d’habitude et moi je flânais au lit en essayant de ne pas repenser à tout cela. En fait, je ne savais pas trop ce qui m’avait réellement rebuté, voir Loïc se faire prendre ou voir Marc le prendre ?

Etrange sensation, en les voyants, une petite pointe de jalousie avait tiraillé mes entrailles, mais à mon grand étonnement ce n’était pas Loïc qui en était à l’origine, mais Marc. J’avais été dégoûté de voir Loïc se faire femelle de Marc, mais aussi et surtout jalouse que Marc joue avec Loïc.

Donc, ce matin, Loïc s’est réveillé de bonne heure et a pris une longue douche. J’étais en fait déjà réveillée quand il est sorti du lit, mais j’ai fait celle qui dormait.

Depuis notre découverte libertine, il partait beaucoup plus tôt au travail, peut-être parce qu’il avait peur de devoir partager son petit-déjeuner avec moi. Le soir, il rentrait à l’heure habituelle, mais il faut dire que le  dîner est plus facilement gérable, car nous le passions à regarder la télévision, le soir,  nous allions nous coucher et nous nous endormions sans nous dire un mot et en nous tournant le dos.

Ni l’un ni l’autre ne voulions discuter de tout cela et il devait comme moi, laisser le temps au temps le temps de digérer tout cela. Je l’aime encore et je pense que lui aussi m’aime toujours, mais il nous fallait encaisser et plus jamais ce ne sera comme avant.

Enfin, il me faut avouer que Loïc ne me manquait pas vraiment, je veux dire nos ébats, son corps, par contre, Marc, lui me manquait énormément. J’avais envie de ses caresses, de sa langue qui sait si bien fouiller mon intimité et de sa manière qu’il avait de me prendre et de me dominer. J’avais adoré être sa chose et je n’avais nullement envie d’être maintenant remisée dans un placard.

Depuis trois jours, j’attendais donc le départ de Loïc en espérant ensuite entendre Marc frapper à la porte.

Les jours précédents, à peine était-il parti que je prenais rapidement une douche pour être propre et disponible pour Marc, mais j’étais finalement déçue car je n’ai reçu aucune visite de Marc.

Mais ce matin, résolue à prendre l’initiative, Loïc parti, la douche prise, je me suis dirigée vers la maison de Marc. En arrivant sur la terrasse, j’ai vu que la porte-fenêtre du salon était ouverte. Après une petite hésitation, je me suis décidée à entrer. Sans l’avoir prémédité, j’ai sauté sur l’occasion de pouvoir pénétrer facilement à l’intérieur pour lui faire une surprise en venant le rejoindre dans son lit.

Je me suis glissée à l’intérieur pour prendre sans bruit la direction de sa chambre. La porte n’était pas complètement fermée, j’étais encore trop loin pour voir par l’embrasure, mais assez prêt pour entendre qu’il n’était pas seul et qu’ils ne dormaient pas.

Le son qui parvenait jusqu’aux oreilles me sembla bien familier, il y avait bien entendu les râles de Marc reconnaissables entre mille, mais celle de sa partenaire ne me semblait pas inconnue. Elle laissait échapper des bruits étouffés un peu étrange non seulement, le timbre me semblait plus féminin, mais j’étais certaine que son propriétaire ne m’était pas inconnu.

J’allais de surprise en surprise, nous étions, Loïc et moi un couple amoureux et fidèle et voilà qu’un vieil homme galant et séducteur sans grande difficulté me fait devenir dans un premier temps, une femme adultère. Puis ce même vieillard dévergonda mon époux pour me faire devenir couple « libertin » et surtout le fasse devenir, lui, sodomite.

Plus j’approchais et plus je redoutais ce que mon esprit m’affirmait déjà.

Je voyais maintenant l’intérieur de la chambre, ou plutôt une petite partie de la pièce, mais assez pour voir le lit. Marc était en train de sodomiser un autre homme. Je ne pouvais pas voir qui était son amant, mais je n’avais aucun doute.

Tétanisée par ce que je voyais, je ne pouvais détacher mon regard de ce coït pédéraste.

Combien de temps cela a duré ? Je n’en sais rien, mais quand Marc termina d’un grand râle sa frénétique fornication il s’écarta de sa femelle masculine et quand celle-ci se mit sur le dos, vint s’allonger sur elle pour l’embrasser. Ils s’embrassèrent longuement et je n’avais maintenant plus de doute sur l’identité de son amant : c’était Loïc.

Je ne savais trop ce que je devais faire. Entrer et lui demander des explications ? Mais alors comment expliquer ma présence ? Comment excuser ma tenue ? En effet, quand j’avais pris la décision de rejoindre Marc, je ne me suis pas habillée, j’ai simplement pris ma douche et je suis venue chaussée de mes seuls chaussons. Nue, entièrement nue, pouvais-je faire éruption dans cette tenue pour condamner l’infidélité de mon époux voire celle de mon amant.

Il ne me restait plus qu’à repartir ce que je fis.

J’ai donc fait le chemin inverse et à peine dans le jardin, j’ai couru jusqu’à ma maison. Je me suis habillée en vitesse et je suis sortie avec l’intention de surprendre Loïc et lui demander des explications. Mais Loïc était déjà dans le Jardin, il avait la main sur la poignée du portillon pour sortir. Je ne l’ai vu qu’au moment où il franchissait le portillon et le refermait

Je commençais à comprendre. Loïc, depuis trois jours, allait rejoindre Marc avant de partir au boulot. Cela expliquait ses départs pour le travail aux aurores. En fait, avant de prendre la route,  il me cocufiait avec mon amant.

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