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Incertitudes hivernales – Chapitre 11

Incertitudes hivernales - Chapitre 11



Je me réveille à 14h et je file à la douche. Mon téléphone est pleins de messages de Maryline, mais rien de la part de Jessica. Maryline n’a aucune nouvelle non plus. Incroyable. J’essaye d’appeler Jessica mais elle ne répond pas. J’allume la télévision mais je suis incapable de m’y concentrer. Je suis arrivé chez Jessica chamboulé de ma semaine chez Cathy et les derniers évènements n’ont rien arrangé. Je prends une feuille de papier et tire un trait vertical au milieu. Je laisse aller mon esprit à Jessica et note les points positifs de ma relation avec elle : ses gros seins, toujours en jupe ou robe, toujours sexy, son port fréquent de lingerie fine, ses fellations, les quickies. Jessica est clairement une cochonne et j’adore ça.

Dans le négatif, les points s’enchaînent plus vite que je ne l’imaginais : le manque de vie intellectuelle, son coté gamine qui prend le pas sur son côté mature, son sale caractère qui nous empêche d’avoir des amis autres que les siens. Je remarque que je me suis éloigné de plusieurs copains avec qui j’aimais passer du temps depuis que je suis avec elle. Ce n’est pas de sa faute, mais c’est ainsi. Je me rends compte que je suis tout à fait capable d’imaginer la vie sans elle… et j’y trouve plus d’avantages que de rester avec elle. Le constat est sans appel.

Trois jours plus tard, le mercredi 14 janvier, je vais chez Jessica. Par chance, ses parents sortent au cinéma. Je lui dis que c’est fini. Que ce n’est pas un coup de tête mais que "l’affaire Maryline" m’a permis de faire le point. Nous parlons, elle me dit que je ne suis plus le même depuis quelques semaines. Je lui dis que je suis lassé, c’est tout. Si ce n’est jamais facile, je ne pars pas en mauvais terme. Je rentre et fonds en larmes.

En fin de journée, Cathy m’appelle. Je lui dis en deux mots que j’ai quitté Jessica.

— Tu peux passer si tu ne te sens pas bien.

— Je préfère rester ici pour l’instant.

— Ce week-end, j’ai les enfants, mais je peux trouver un moment pour toi si jamais.

— C’est gentil, mais je préfère rester seul.

Cathy n’insiste pas. Maryline m’écrit le lendemain. Jessica lui a raconté. Ses messages sont des mots de réconfort et j’apprécie. Cependant, je ne lui réponds pas. Durant une dizaine de jours, je ne vois que mes collègues de travail.

Le jeudi 22 janvier, Cathy m’appelle et me propose de monter à la montagne.

— Il faut te changer les idées. On monte en amis.

Je réfléchis durant la soirée et accepte. Je viens chez elle, mais nous partons immédiatement avec sa voiture. Nous nous sommes juste étreints à mon arrivée. Sur la route, il y a du monde, mais je me sens bien. Nous mangeons en chemin puis allons directement à son chalet. Magnifique. Il est tard, mais nous prenons le temps de boire une tisane. Cathy demande :

— Tu veux qu’on fasse chambre à part ? Ça ne me dérange pas du tout.

— Non, on dort ensemble. Mais en amis.

Elle sourit. Durant tout le week-end, elle ne se changera jamais devant moi, pas plus qu’elle se montrera en petite tenue.

Le lendemain, nous faisons une très longue balade en raquette. Près de quatre heures à marcher dans la neige. Nous rentrons très fatigués, mais heureux de cette marche. Nous allons tout de même manger une pizza dans la station. Nous nous couchons dès notre retour au chalet.

Nous nous reposons au chalet le dimanche. Le temps est maussade et nous redescendons un peu plus tôt que prévu. Chez Cathy, nous nous embrassons alors que je vais rentrer chez moi. Notre seul baiser du week-end. Je dis à Cathy combien j’ai apprécié ces deux jours avec elle au chalet. Elle me promet que nous y retournerons.

J’ai des nouvelles de Jessica par Maryline. Elle ne va pas très bien, mais je me force à ne pas lui écrire. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie. Maryline continue ses allusions et je m’en amuse. Je constate qu’elle aussi prend cela à la légère. Amusante, déconcertante, coquine, Maryline me surprend agréablement. Je ne voulais pas continuer à communiquer avec elle, mais j’y prend énormément de plaisir.

Le jeudi 29 janvier, je vais passer la soirée chez Cathy. Elle est très à l’écoute, très proche, sans que je ne sente la moindre pulsion sexuelle de sa part. Une amie, une confidente. Je passe la nuit chez elle et nous avons un rapport d’une douceur absolue au moment d’aller nous coucher. Je suis aux anges. Au matin, elle me propose de passer durant le week-end. Elle aura ses enfants. Mais je ne me sens pas prêt à me confronter à eux. Cathy comprend.

Samedi 31, alors que je suis au restaurant avec deux amis, je reçois un message de Maryline : "Dans deux semaines, ce sera la Saint-Valentin. Il y a une très forte probabilité que je la passe seule, comme toujours. Pourtant, cette année, c’est différent : j’ai fait l’amour pour la première fois et je serais la plus heureuse des femmes si je passais cette soirée avec l’homme avec qui je l’ai fait. Mais comprends-moi bien : je ne cherche pas à te mettre le grappin dessus si tu ne le souhaites pas. Je veux juste être à tes côtés. En amie. En tout bien tout honneur. Alors si tu es seul aussi et que l’idée te plaît, appelle-moi. Gros Bisous. M"

Je regarde le message avec une certaine tendresse. Maryline est une fille adorable et je refuse de la faire souffrir. J’avoue que je pensais évidemment passer la Saint-Valentin avec Cathy. Mais elle aura ses enfants et un week-end de ski avec des amis est prévu de longue date cet week-end là. Je serai donc seul. J’appelle Maryline le lendemain.

— Ton message est adorable.

— Merci… Je sais que ça fait un peu "vieille fille", la nana qui est toujours seule à la Saint-Valentin, mais bon, je vois que tu es assez intelligent pour comprendre !

Nous rions.

— Je serai seul également et ta proposition me plaît.

Maryline ne dit rien au bout du fil. Puis :

— Si tu dis ça pour me faire marcher, ce n’est pas drôle.

— Je ne dis pas ça pour te faire marcher.

— Je dois réserver ma soirée alors ?

— Oui. Mais si tu n’y vois pas d’inconvénient, je préfère ne pas sortir ce soir-là et organiser quelque chose à la maison.

— Chez… Chez toi ?

— Oui, pourquoi ? Un dîner entre amis, à beaucoup papoter, rire bruyamment, trop manger, boire en excès.

— Heu pas sûre pour le dernier point. Il faudra quand même que je rentre chez moi.

— Tu resteras dormir.

— Je valide chaque point de cette organisation !

J’éclate de rire. Nous papotons encore un peu puis prenons congé. Durant les jours suivants, nous échangerons peu.

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