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Le Lagon – Chapitre 1

Le Lagon - Chapitre 1



Le Lagon

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Comment les gens savent-ils ce quil faut faire dans certaines situations ? Les gestes à faire ou les mots à dire ? Mon inconnu semblait ne rien savoir à lavance.

Il faisait déjà nuit, et javais échoué sur cette plage pour y enfouir mon vague à lâme sous les petites dunes de sable froid. De nuit, lendroit était lenvers de ce quil était de jour. Plus denfants qui couraient partout avec des seaux pleins de pelles et deau de mer à la main, plus de corps bronzés qui séternisaient jusquau couchant sous des demi-parasols. Ce coin de plage était désert, et jy étais toute seule.

Ruminer une rupture se fait seule, même si lamertume fait mal. La nuit était si calme, lair si bon et les lumières de la rive tremblaient doucement au dessus de la chaleur lointaine des maisons et des voitures. De temps en temps, une vaguelette suivie de deux ou trois autres déferlait sur la grève du lagon. Jai décidé de me débarrasser de mes vêtements tout comme des larmes qui saccrochaient à mes paupières, et je les ai repoussés un à un. Mon top brodé : bon à oublier dans lobscurité, et mes shorts de jeans un peu trop courts qui me marquaient les fesses. Je respirais déjà mieux, et jen avais tant envie ! Mon soutien-gorge, et puis je scrutai chaque bout de la plage baignée dobscurité, et personne ny était, personne ne venait. Pas un bruit.

Je fis glisser mon tanga le long de mes jambes et je sentis la fraîcheur du sable contre mon intimité, pour la première fois de ma vie. Seule sur le sable, les yeux dans leau La chanson me semblait si bête, complètement démodée et pourtant si juste. Je voulais être sirène, et personne ne pouvait rivaliser avec moi en cet instant-là. Je me levai, unique pour une fois, et sentis un peu de vent frapper mes hanches alors que mes pieds senfonçaient dans le corail frais. Je fis quelques pas vers leau qui clapotait, en essayant de chasser de ma tête cette idée de Georges Sand selon laquelle il ny a quune seule joie sur terre : aimer et être aimée.

Les plus gros doigts de corail senfonçaient dans la plante de mes pieds, et je me déhanchais pour garder mon chemin sur ce sable qui devenait froid et mouillé.

Je sentis leau lécher mes chevilles ; le plancton brillait dans les remous. Plus javançais, plus elle me semblait chaude ; alors, je me suis presque laissée tomber et jai nagé, sans voir les massifs dacropora que je redoutais un peu. Malgré tout, jai plongé sous leau, les bras tendus vers lavant, et jondulais pour aller loin. Jai enfin senti à ce moment que mon corps me revenait, mappartenait vraiment, à moi et rien quà moi. Tout le reste ne comptait plus.

Cest alors que je lai entendu : dabord cette foulée régulière dans le sable, puis sa respiration rythmée. Un jogger ? Il se mit à ralentir, et soudain voilà que je nétais plus seule. Quelquun venait de rompre le silence de la plage que javais de nouveau laissé sinstaller autour de moi. Il devait me regarder ; il avait dû me voir, mais ne pouvais pas même savoir qui cétait. La lune était si discrète. Je voulais moi aussi le voir, mieux le distinguer ; jétais déjà persuadée quil sagissait dun homme, plutôt sportif et svelte daprès le son de ses longues foulées. Alors que je scrutais le noir qui ne me révélait rien de plus quune vague silhouette, jentendis leau clapoter autour de lui qui savançait vers moi. Je navais aucune peur, comme si jétais dans mon élément et que lui venait saventurer en territoire dangereux. Il sest laissé couler vers moi en longues brassées et ma rejoint sans bruit, sans rompre le calme qui nous accompagnait. Puis il sest arrêté juste là où je ne pouvais pas encore distinguer son visage, ni sentir son souffle.

Il a sorti un bras au-dessus de leau, toujours vers moi, comme pour me toucher, mais sans sapprocher davantage, et sa main est restée là, sans forcer la conquête, jusquà ce que la mienne la rejoigne. Ses doigts se sont lentement refermés sur les miens, et ça a été comme un électrochoc quand il les a guidés sous leau vers ses cuisses entre lesquelles son sexe sétait tendu. Sa verge était grosse, longue et chaude sous leau salée du lagon. La peau de ses jambes était parcourue de frissons et de chair de poule. Il avait froid et ne voulait pas le montrer. Je lai empoigné doucement ; je ne voulais pas quil me regarde, quil puisse un jour me reconnaître : alors je lai contourné pour me placer dans son dos. Des deux mains jointes autour de son membre, jai fait le va-et-vient dune caresse ininterrompue qui le fit haleter. Il na rien dit, pas un mot ; pas une fois il na fait entendre le son de sa voix, mais il se laissait faire, docilement.

Une pellicule deau amortit le contact de la paume de ma main sur son gland volumineux et découvert. Il la remplissait, comme un gros pommeau tiède et sensible qui faisait tressaillir mon inconnu. Je me suis enfoncée lentement dans leau, mes longs cheveux étalés autour de moi, et jai pris contre la peau de son large dos une profonde inspiration. Les mains accrochées à ses hanches, jai senti quil était complètement nu, complètement délivré et, le souffle bloqué, jai ouvert grand la bouche. Leau ma envahi la gorge, mais jai ouvert mes lèvres sur son large gland, et les ai refermées derrière sa couronne qui sest mise à pulser dans ma bouche. Javais envie de le prendre de tout son long, mais le sel me piquait les joues et le nez. Jémergeai enfin, et maîtrisai mon souffle. Alors que leau quittait ma bouche et mon nez, je le repoussai, une main derrière ses reins pour le retenir, lui faire comprendre, et il accepta, sans un murmure. Je le retenais près de moi, mon visage caché sous mes cheveux mouillés, lui qui faisait la planche et regardait le ciel, son phallus triomphant pointé vers les étoiles. Je lai léché de la base vers le bout, et me suis penchée sur lui pour le prendre encore dans ma bouche. Il était épais ; cette boule brillante de chair me remplissait le palais. Je tirai de mes lèvres cette fine peau, la ramenai à recouvrir son gland à lintérieur même de ma bouche, comme une couverture sous laquelle je glissai ma langue.

Il soufflait comme un taureau, mais se laissait faire. Le bout de ma langue pris entre sa peau et son gland, jen faisais le tour lentement, pointais plus loin vers le fond de ce repli, et ma vulve souvrait et se remplissait deau de mer. Jai eu furieusement envie de lui, de mempaler sur ce gros vit de mulet, mais je lai senti vouloir aussi, me chercher dune main, caresser mes hanches, et cétait trop de risques que je ne voulais pas. Dans leau, son corps dathlète ne pesait rien, et même moi, je pouvais je tenir à flot. Jai passé un bras sous lui, entre ses jambes légèrement écartées, et jai tenu ses boules dans le creux de ma main. Elles étaient dures et chaudes dans cette eau qui se rafraîchissait autour de mon corps qui brûlait. Mon autre bras encerclait ses reins ; javais limpression de bercer un colosse. Je lai orienté vers moi, vers ma bouche ; jai utilisé son sexe comme une énorme corne que jai reprise en bouche profondément, et jen ai léché le frein, je lai titillé du bout de la langue, du bout des dents que jai refermées derrière cette grosse couronne pour la taquiner. Jai fait de ma langue un tapis sous le ventre arrondi de cette queue, et jai planté ma bouche sur ce cylindre de chair que je ne connaissais pas. Quand linconnu sest mis à soupirer, quand il allait gémir ou sexclamer, je suis restée immobile avec sa queue dans ma gorge, jusquà ce que seule leau autour de nous rompe le silence de la nuit. Alors, je lai aspiré, sucé, jai fait coulisser ce gros train entre mes lèvres, je lai pompé pour sentir ses bourses se durcir et éjaculer un geyser de sperme dans ma bouche. Mon coureur de la nuit se vidait par abondantes giclées que javalais en tétant son énorme gland.

Jai eu le temps de sentir ses mains chercher mon corps, et jai resserré ma douce morsure sur sa tige. Il se figea, et son membre perdit de sa rigidité. Une dernière fois, jamenai mon amant vers moi et enfonçai son sexe mi-dur de toute sa longueur dans ma bouche, jusquà ce que mes lèvres viennent se poser sur son pubis, et je tentai de lavaler, la gorge bloquée par son épaisseur. Enfin, je le repoussai lentement, vide et souple, et méloignai en nageant vite, en silence, vers la passe du lagon où il ne me suivit pas. Lorsque je revins quelques instants plus tard vers le rivage, jétais de nouveau seule, la bouche encore mouillée de son goût légèrement piquant. Je laissais la brise légère me sécher, et même si javais repoussé quelques avances de cet amant improvisé, ma faim nétait pas vraiment assouvie

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