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Le meilleur de la famille – Chapitre 2

Le meilleur de la famille - Chapitre 2



Vendredi 7 juillet 1972

La sensation d’une présence me tira de la torpeur. Camille…

Elle est rentrée avec sa mère, déçue de n’avoir pu te remettre ça en mains propres, soupira Alice, la main sur ce qui ressemblait à une grande feuille de papier sur le bureau de ma chambre.

Quelle heure est-il ?

Bientôt midi, je m’inquiétais de ne pas te voir.

De mon côté, il m’était difficile de détacher le regard des formes souples, félines, de la belle-mère approchant du lit. Les petits seins pointus aux tétons fiers dans les jolies aréoles roses, le ventre plat, la minuscule touffe de poils du pubis ne cachait rien de son intimité. À part quelques vergetures au niveau des hanches, le corps sculpté à l’aube de sa vie de femme n’avait pas changé ; qu’en serait-il du mien à 40 ans ? La pointe d’un sein effleura mon cou quand Alice se pencha pour m’embrasser sur le front. Le contact subtil provoqua une onde de chaleur diffuse.

J’ai toujours du mal à dormir la nuit qui suit mes règles, mon organisme se rattrape le lendemain, me justifiai-je, honteuse. Papa a téléphoné ?

Toujours pas, désolée. Qu’est-ce que tu veux faire aujourd’hui, on va se baigner à Marseillan ?

Pas un appel, aucun signe ; tant pis, je me contenterai de dilapider son argent. Après réflexion, le naturisme prôné par Alice s’accordait bien avec un nouvel appétit de vivre, le besoin d’oublier le passé. Le premier pas fait la veille en appelait un second, dont dépendait mon bien-être futur.

On a la plage à 300 mètres, inutile d’aller chercher ailleurs. Tu sais, j’ai conscience de débarquer dans ta vie à l’improviste, je ne veux pas être un boulet.

Le rire d’Alice m’interpella, clair comme l’eau d’une source.

Tu aurais dû choisir psycho à la fac.

Le papier sur le bureau près d’un grand dessin accapara mon attention.

Tu es trop belle quand tu dors, je n’ai pas pu résister à l’envie de te croquer.

Je vais demander à Camille de venir avec nous.

L’irruption dans la salle de bain de belle-maman, une paire de ciseaux à la main, me fit frissonner.

Mes cheveux sont trop longs ?

Elle s’installa sur un tabouret près de la baignoire.

Pose un pied là sur le rebord et ne bouge plus, je ne voudrais pas te blesser.

Un avertissement inutile en de telles circonstances. Éduquée dans la négation de ma personnalité depuis l’arrivée du beau-père dans la vie de maman quatre ans auparavant, je n’avais jamais considéré mon pubis comme un accessoire de mode.

On y va, gloussa-t-elle au premier coup de ciseaux.

Alice joua à l’esthéticienne un bon quart d’heure au bout duquel un beau triangle net orna mon bas-ventre. Soudain, elle glissa la tête entre mes cuisses, la nuque posée sur le rebord de la baignoire la soulagea d’un effort intense.

Qu’est-ce que tu fais ? bredouillai-je au bord de l’apoplexie.

Ne t’inquiète pas.

Cinq autres minutes furent nécessaire à la mise en valeur de l’abricot charnu encore fermé aux intrusions. Après avoir dégagé la fente, ne la laissant protégée que par un fin duvet, Alice s’empressa d’essuyer les poils disgracieux. Les humeurs abandonnées sur la serviette n’avaient rien de juvénile. Je rougis.

Je suis désolée.

Le va-et-vient de doigts étrangers à l’orée de mon intimité et sur mon clitoris s’était apparenté un instant à une masturbation sournoise, couronnée d’une véritable excitation, la mouille qui en résultait me perturbait.

Rassure-toi, la réaction de ton corps est naturelle, tu n’as pas à en avoir honte.

C’est fini ?

Maintenant, épilation des aines et entre les fesses. Tu seras parfaite.

La première observation de l’élément liquide me ramena aux descriptions d’Ernest Hemingway dans « Le vieil homme et la mer ». La masse informe des baigneurs qui se contractait et se relâchait au gré des vagues comme une méduse véloce, sur l’immensité verdâtre de la Méditerranée accapara mon attention un instant. Pourtant, la véritable attraction se tenait au plus près de moi.

Les codes d’une plage classique s’appliquaient dans leur ensemble, les draps de bain sur le sable dessinaient un immense jeu d’échecs coloré, des enfants s’amusaient de tout et de rien sous le regard protecteur de leur mère, une bande d’adolescents maltraitaient un vieux ballon de volley qui en avait vu d’autres, des marchands ambulants régalaient la foule de glaces et de churros.

Évidemment, les regards se portaient d’instinct sur les physiques avantageux, quoi de plus naturel ? Il devait en être de même sur les plages « textiles ». Quand des dragueurs se permettaient une remarque, il suffisait de feindre l’ignorance pour retrouver la paix. Au contact des jeunes bourges de Neuilly si fiers de leurs fringues luxueuses, j’en avais entendues de plus dégueulasses.

La présence de ma cousine facilitait l’adaptation au pays du nu intégral, où la décence interdisait le moindre bout de tissu hormis l’indispensable serviette ; s’asseoir à même le sable était considéré comme un manque d’hygiène absolu. Quand enfin je me décidai à décroiser les cuisses, la caresse d’une légère brise d’Ouest sur mon intimité me surprit agréablement.

Vacances, plage, 18 ans, Cap d’Agde, entourage compréhensif, autant d’éléments qui poussaient à l’exaltation des sens dans leur totalité. Je me sentais bien, au point de sentir avec délectation l’expression physique d’une poussée hormonale inattendue. Mon corps, affranchi des contraintes moralisatrices imposées ces dernières années, réclamait sa part d’exubérance.

On va se balader ?

La tête pleine de questions, la serviette de bain sur l’épaule, je suivis Camille sous le regard bienveillant d’Alice. On marcha un moment sans parler, accompagnées par les trépidations de la foule. Comment les mecs supportaient-ils ce genre de promiscuité ? Je me satisfaisais en cet instant d’être une nana, de ne pas craindre une éventuelle érection. On s’arrêta devant un no man’s land de sable fin. Plus loin dans les dunes, une certaine agitation attira mon attention.

C’est quoi, là-bas ?

La baie des cochons, gronda Camille d’une voix sourde. On l’appelle comme ça parce que des gens s’y retrouvent pour baiser.

Un tel mot dans sa bouche prenait la forme d’une menace, je comprenais pourquoi cette partie de plage était inoccupée. On resta un moment aux aguets d’encouragements lubriques portés jusqu’à nous par la brise.

En public ?

Ouais, ça semble les exciter, ajouta Camille.

La main dans la mienne paraissait crispée. Pourquoi avait-elle tenu à m’amener ici si le comportement de ces gens la dérangeait ? Le dessin de moi en train de dormir, laissé dans ma chambre, avait révélé une sensibilité particulière à mon égard. Simple affection familiale ? Et la veille, pourquoi cette vague impression de malaise de la belle-mère à la proposition de passer l’après-midi en famille ?

Qu’est-ce qu’on fait là alors ? Tu voulais me prévenir du danger ?

La trouille de perdre ma complice m’avait incitée à lui tendre une perche, elle n’avait qu’à la saisir et on repartirait dans l’autre sens en riant.

Viens, Alice va s’inquiéter.

En nous retournant, on aperçut un homme campé face à nous, la queue épaisse droite, une main dessus, il devait se branler en admirant nos fesses. J’hésitai entre l’insulter et hurler à la tentative de viol. Notre échappée ralentie par le sable, l’individu eut le temps d’éjaculer une épaisse giclée de sperme suivie de quelques saccades plus liquides avant qu’on ne puisse le dépasser.

Ça arrive parfois dans le coin, soupira la cousine désolée du spectacle imposé, je ne voulais pas te mettre mal à l’aise.

Attentive à la projection pour ne pas être éclaboussée, je désirais oublier l’incident au plus vite.

Faire l’aller et le retour nous avait demandé une demi-heure, Camille s’installa près de moi sur un muret recouvert de nos serviettes. Les gens passaient de la route à la plage ou inversement, insensibles à la tension palpable dont le pervers de la baie des cochons n’était en rien responsable. Elle mourrait d’envie de parler mais se retenait. Pas question de bouger avant d’avoir obtenu des réponses.

Vas-y, accouche.

Le regard lourd, elle prit le temps d’avaler la moitié du soda acheté à la buvette de la plage.

Le mois dernier, j’ai surpris ma mère avec une femme.

Soulagée, je fis un énorme effort pour ne pas rire d’une situation aussi banale dans la France de 1972. Ludivine lesbienne ? Pourquoi pas, il devait bien y avoir une raison à son divorce, son mari l’avait peut-être dégoûtée des hommes. Mieux valait garder cette réflexion pour moi.

Ce n’est pas un drame. J’aurais préféré que ma mère en fasse autant au lieu de se remarier avec un con. Quand tu les as vues, elles étaient en train de faire quoi ? Merde, Camille, donne-moi les détails.

Ces dernières temps, tout ce qui avait trait au plaisir m’intéressait, j’en arrivais à me masturber presque tous les jours. Bien sûr, ce n’était pas le nirvana à chaque fois, mais au moins, ça calmait la tension. Alors entendre raconter les ébats de ma tante avec une femme ne pouvait qu’émoustiller mon imaginaire. L’absence d’une bite dans l’histoire n’était pas pour me déplaire.

Eh bien ! passons les circonstances, je l’ai aperçue par une fenêtre, assise sur une chaise, la tête en arrière, prise de soubresauts. Au début, je croyais qu’elle se branlait, c’est normal à 45 piges de s’envoyer en l’air de temps en temps. C’est là que j’ai vu… l’autre agenouillée entre ses cuisses.

Par une fenêtre, sans doute planquée pour ne pas se faire prendre, Camille avait peut-être cru voir une chose sortie de son imaginaire.

Tu es certaine que c’était une femme ?

Oh oui ! aucun doute. Elle lui broutait le minou en caressant ses seins. Tu te rends compte, ma mère se faisant lécher par une nana, et prenant son pied en plus, ça m’a retournée.

Personnellement, je ne savais pas d’imaginer la scène ou d’entendre le style narratif ce qui me mettait dans un pareil état d’excitation. Par réflexe, je croisai les cuisses afin de comprimer mon sexe pris de furieuses démangeaisons. Mieux valait éviter les détails croustillants en public.

Cette femme, tu la connais.

Oui, continua Camille le regard bas, c’était ta belle-mère.

Heureusement que j’étais assise. Mon intérêt s’accrut ; cependant, je voulais entendre les détails d’une autre bouche.

Habituée au fil des années à dissimuler des émotions, il fut facile de ne pas alerter Alice. Si cette dernière avait cocufié mon père avec un homme, comme lui l’a trompait sans aucun doute, la banalité d’une telle vengeance m’aurait déçue. Or, cette révélation vaudevillesque la projetait à mes yeux au rang d’héroïne digne du plus grand respect, une Amazone de la mythologie capable de passer outre la confiscation de son plaisir par un mâle dominant. Coucher avec la sur de son mari infidèle, il fallait oser.

Habituée dès les plus jeune âge à l’autogestion de mes sentiments, d’abord pour ne pas jeter de l’huile sur le feu des disputes entre les parents, puis par crainte de subir les conséquences de leur remariage, je me méfiais des soi-disant garants de mon éducation. Un père absent, une mère pleurnicharde, un beau-père acariâtre, seule Alice montrait de la sollicitude à mon égard depuis quelques jours. De ce fait, mon plaisir de sa présence s’exprimait naturellement.

Ton père ne vient pas dimanche, un nouveau client à voir en Allemagne, il ne sera pas de retour avant deux semaines.

La manière de répéter les arguments d’une voix monocorde témoignait de la douleur. J’en voulus aussitôt à papa, non d’ignorer sa fille, mais de faire souffrir sa femme. Une idée me traversa l’esprit.

Ça te va une belle assiette de melon au jambon de pays ? Le porto servira d’apéritif en préparant le dîner.

Le regard d’Alice s’éclaira.

Le vin de liqueur me saoule facilement, tu es prévenue.

On s’en moque, il n’y aura pas de témoin.

Mon état valait celui d’Alice à entendre nos rires. Un rosé de Provence avait succédé au porto sur la table devant la piscine ; dans ma tête, l’image d’Alice entre les cuisses de Ludivine rendait la défection de papa anecdotique. Jamais assez présent pour jouer un rôle dans ma vie, son absence me laissait de marbre. En réalité, apprendre d’une belle-mère attentionnée suffisait à mon bien-être. La sérénité ajoutée à la nudité imposée au Cap d’Agde servait de fertilisant à l’envie de multiplier les découvertes.

Jusque-là dissociées dans mon esprit, les notions de plaisir et de sexe se rejoignaient enfin. Ma libido s’éveillait au contact de l’épouse de mon père, mais je n’en éprouvais aucune honte. Une fille ne cherchait-elle pas les réponses à certaines questions auprès de sa mère ? À 18 ans passés, j’avais accumulé beaucoup trop de retard pour laisser échapper la moindre occasion.

C’est comment de faire l’amour avec une femme ?

Sentir une question s’échapper de sa prison de matière grise, sans aucune possibilité de la retenir, quelle horreur ! Le regard d’Alice vira du bleu au gris, son rire se mua en sourire circonspect.

Camille t’a raconté mon… aventure avec sa mère ? Ce n’est arrivé qu’une fois, se défendit-elle trop mollement pour laisser entrevoir un quelconque remord.

La tante dans les bras de la belle-mère sous le regard de la cousine, Freud aurait pu écrire sur cette histoire. Je hochai la tête.

C’est différent. Pour les hommes, faire l’amour consiste à agiter leur sexe en nous. Les femmes entre elles sont plus… patientes. Et toi, qu’est-ce qui t’attire ? Tu penses à qui quand tu te caresses ? Je t’en prie, s’esclaffa Alice devant mon air déconfit, on l’a toutes fait à un moment ou à un autre. Personnellement, ça m’arrive encore.

L’aveu, certainement destiné à provoquer le mien, nous amenait sur une pente abrupte. Nier n’aurait servi à rien.

Difficile à dire.

Comment me définir ? La grande question du rapport à l’autre, de l’attirance. D’un point de vue personnel, mes fantasmes n’avaient aucune saveur, mon esprit restait fermé à toute tentative d’intrusion lors des séances de masturbation, un peu comme si « moi » suffisait à ma conception de la sexualité. Peut-être s’agissait-il d’une solution psychique mise en place par mon cerveau afin de contrecarrer une éventuelle crise existentielle due à la solitude.

D’accord, soupira Alice amusée par la tournure du débat, qu’est-ce qui provoque ton excitation ? Par quelles pensées tu l’entretiens ? Un beau mec par exemple, imaginer le sentir en toi, ça t’émoustille ?

Oh là ! En termes choisis, la belle-mère me donnait un cours d’éducation sexuelle. Pire encore, j’y prenais plaisir.

Pas du tout ! En fait, j’aime m’observer dans la glace quand…

Le regard plongé dans le mien prouvait l’intérêt de la belle mère pour les détails.

Ensuite ?

Je me touche le bouton, c’est tout.

Une soirée complète pour rien, ou presque. En guise de révélations croustillantes, la belle-mère avait entretenu une ambiance légère. Lassée des généralités, j’avais continué à la faire boire, et à boire aussi, transformant un instant de détente en un véritable jeu de séduction. Il n’entrait pas dans mes intentions de faire l’amour avec la femme de mon père ; plutôt de prolonger une excitation sexuelle latente jusqu’à l’inévitable séance de masturbation, laisser monter le désir pour mieux l’expulser.

Tu jouis à chaque fois ?

Les lèvres pincées dans un sourire, Alice allongée près de moi dans ma chambre se moqua de mon insistance.

Non, c’est la cerise sur le gâteau du plaisir.

Avec tata, c’était comment ?

Délicieux car inattendu. Ton père venait de me faire faut bond une fois de plus, elle m’a consolée. Faire l’amour avec une femme, c’était inédit, j’étais trop tendue pour me laisser aller. Je te laisse imaginer la suite.

Non ! Je ne voulais pas laisser divaguer mon esprit au gré des fantaisies prêtées aux lesbiennes dans la fantasmagorie populaire, on y était, je voulais savoir.

Vous avez fait quoi ?

On verra ça une autre fois, c’est l’heure de dormir.

Je tournai la tête à l’instant où elle se pencha pour embrasser ma joue, le contact de nos lèvres la fit frémir. Alice cligna plusieurs fois des yeux.

Je t’en prie, Justine, arrête.

Positionnée de manière à être vue, je trouvai mon clitoris exacerbé d’un doigt fébrile. Le clair-obscur de la lune mettait le corps d’Alice en valeur. Au fil d’une masturbation lancinante, je fermai les yeux sans pour autant libérer mon esprit de son image, de ses seins pointus, des grandes lèvres dentelées de sa fente de femme accomplie, de son petit cul rebondi, de tous ces détails qui faisaient l’unicité de la belle-mère.

L’effigie en trois dimensions tournait dans ma tête, comme une image sur laquelle je me branlai en imaginant sa réaction aux caresses que je m’interdisais. Le plaisir montait par à-coups, violent. J’aurais voulu aller plus loin dans l’exploration de mon corps, mais l’excitation distillée toute la soirée devenait torture. Les lèvres pincées pour dissimuler mon émoi, je jouis intensément.

Le calme revenu, il me sembla discerner un sourire satisfait sur la bouche d’Alice.

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