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Les métamorphoses de Sylvie – Chapitre 33

Les métamorphoses de Sylvie - Chapitre 33



33 – Le dimanche qui a suivi ce premier samedi mémorable.

J’avais raison.

La première sensation que j’ai eue en m’éveillant, ça a été un sentiment de plénitude totale.

J’étais couchée sur le dos mais aussi sur lui. Son grand sexe était dans le mien, tout raide. Il avait mis ses deux mains en conque autour de chacun de mes seins dont les extrémités étaient raides – c’est peut-être cette sensation qui m’avait réveillée.

J’ai mis mes mains par-dessus les siennes et je lui ai dit :

Mon amour, comme c’est bon de me réveiller comme ça !

Vrai, tu aimes ? m’interrogea-t-il hypocritement.

Je lui ai répondu sur le même ton :

Tu ne t’en étais pas encore rendu compte ?

Nous nous sommes mis à rire et il a glissé doucement sa main droite vers mon sexe. La mienne, forcément, a suivi le mouvement. Il a touché mon clitoris trempé et il m’a dit dans l’oreille :

Tu ne peux pas savoir comme j’aime cet instant du réveil avec toi autour de moi !

En fermant les yeux, je lui ai répondu :

Tu crois que je n’aime pas quand tu es dans moi le matin, alors que je m’éveille ?

Il s’est mis à rire puis il m’a dit, d’un ton soudain impérieux :

Et maintenant, le vrai réveil !

Il m’a soulevée hors de lui puis m’a retournée dans ses bras. J’étais face à lui. Je n’ai pas attendu longtemps pour savoir ce qu’il voulait faire : il s’est mis en face de mon sexe encore ouvert et il m’a indiqué :

Voilà, ma chérie, mets-moi tout entier dans toi.

Je lui ai obéi avec d’autant plus d’empressement que c’était ce que je désirais le plus à cet instant-là. Une fois que nos deux pubis ont été en contact l’un avec l’autre et que je ne pouvais plus accueillir un millimètre supplémentaire de lui dans moi – il y était déjà tout entier – il m’a murmuré :

Ça te dirait de faire l’amour sans bouger ?

Je me suis allongée totalement contre lui, j’ai appuyé mon corps au maximum sur le sien, essayant de faire entrer les pointes de me seins dans ses pectoraux et je lui ai murmuré ma réponse :

Oui !

J’ai mis mes bras autour de son cou et j’ai commencé à contracter mes muscles vaginaux autour de lui. Il a fait la même chose avec sa verge et nous avons entamé une douce étreinte.

Il y avait un bon moment que nous nous aimions sans bouger, comme ça, lorsque tout d’un coup il s’est mis à hurler. Il m’a retournée sous lui et il s’est mis à me défoncer – je ne connais pas d’autre mot pour désigner ce qu’il m’a fait – de toute sa force, comme s’il avait voulu transpercer tous mes organes et aller jusqu’au fond de mon cerveau. Sous moi, ce n’était plus une petite flaque, c’était une énorme mer dans laquelle mes fesses trempaient. Je répondais coup de reins à coup de reins et bientôt il s’est arcbouté dans moi en m’envoyant à chaque jet de son éjaculation ce qui me semblait être des litres et des litres de sperme.

Soudain essoufflé, il s’est laissé aller sur moi, m’écrasant de tout son poids. J’étais si heureuse de le sentir ainsi à ma merci que je ne lui ai pas demandé de se soulever pour me soulager de son poids. Je lui ai caressé les cheveux à la limite du front. Ils étaient trempés de sueur.

Aussi sauvagement qu’il m’avait étreinte, il s’est emparé de ma bouche, me l’a fait ouvrir et nous nous sommes livrés à une bataille de langues qui m’a littéralement saoulée ; il m’a appris après que c’était probablement parce que je ne respirais plus d’oxygène que je me suis sentie dans cet état.

Je me moquais de la raison, j’étais bien, très heureuse. J’ai noué mes cuisses derrière ses reins, il a pris mes fesses dans ses mains. Il m’a dit :

Ma pauvre chérie, le drap est trempé et il va y avoir encore des taches sur le matelas !

Je lui ai répondu en lui caressant le visage :

 Je m’en moque, mon amour ! L’important, ce n’est pas le drap ou le matelas, c’est toi et moi !

Il m’a fait un sourire très tendre puis il m’a répondu :

 Tu as raison, ma chérie, mon amour, mon seul amour !

C’est incroyable comme deux ou trois petits mots peuvent mettre d’excellente humeur pour toute une journée. En plus, il faisait très beau dehors, le soleil matinal nous l’indiquait.

Il m’a dit :

 Aujourd’hui, je t’emmène te promener pendant qu’ils finissent ton magasin.

Je lui a répliqué :

 Dans la petite clairière ?

Il m’a répondu :

 Si tu veux, mais ce n’était pas ça que j’avais en tête.

Il ajouta aussitôt après :

 Je pourrai me servir de ton téléphone, après notre toilette ?

L’air intrigué, je lui a répondu :

 Bien sûr !

Merci, ma chérie, me répondit-il en m’embrassant. Mais d’abord, douche obligatoire !

Il se redressa et me conduisit, toujours empalée sur lui, jusqu’à la salle de bains. Je me suis dit qu’il faudrait que je passe la semaine à enlever toutes les taches qui parsemaient le parquet, mais après tout je m’en moquais.

Il m’a déposée au sol puis nous nous sommes douchés comme d’habitude, ce qui a demandé un certain temps, d’autant plus que je lui a appris qu’il y avait longtemps qu’il ne m’avait pas sodomisée et qu’il l’a fait en m’ayant préalablement préparée à son introduction avec ses mains pleines de savon.

Appuyée sur la tablette, j’ai voulu mettre ma main dans mon sexe tandis qu’il me pénétrait. Ce fut une demi-réussite mais nous avons bien joui tous les deux.

Malheureusement, touts réjouissance a une fin et nous nous sommes essuyés avec beaucoup de tendresse.

Nous sommes revenus dans la chambre et là il m’a déclaré :

Je vais me mettre en costume.

Mais, mon amour, tu es toujours en costume !

En ce moment, par exemple ?

Nous avons ri. Il m’a demandé :

 J’aimerais que tu mettes tes beaux dessous, ceux que tu avais pour l’anniversaire de Nadine avec ta belle robe et tes chaussures à talons. Maquille-toi un peu, mais légèrement.

Pourquoi ?

Laisse-moi téléphoner et je t’expliquerai.

Pendant qu’il téléphonait depuis la chambre, je me suis préparée, maquillée légèrement comme il me l’avait demandé. Quand j’ai eu terminé, je suis revenue vers lui. Il m’a déclaré, admiratif :

 Tu es merveilleuse ! L’amour te va très bien, même sans maquillage. Alors, avec ce petit rien en plus, tu es sublime, éclatante. Viens, je t’emmène.

Sans rien vouloir me dire d’autre, il m’a fait descendre dans le garage, m’a installée dans sa voiture, est allé voir les ouvriers puis nous sommes partis.

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