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L'histoire de Muriel – Chapitre 32

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— Tu n’es pas drôle, Muriel ! Tu as décidé d’être frigide ce soir ?

— Ne sois pas bête, Lima. C’est juste que nous avons peu de temps avant la fermeture des bains. Mais je te promets qu’une fois que nous serons rentrées, je serai toute à toi !

Nous terminons par un shampoing au moment où une sonnerie annonce les dix dernières minutes avant la fermeture. Nous nous rhabillons rapidement puis nous sortons de la douche et tombons nez-à-nez avec ma voisine de ce matin.

— Vous n’avez utilisé qu’un cabinet de douche ?

— Heu, oui, acquiescé-je. Nous n’avions qu’une bouteille de shampoing. C’était plus pratique d’être ensemble dans la même cabine.

La caissière fait un léger sourire, juste histoire de faire comprendre qu’elle n’est pas dupe.

— Voici les clés des deux cabines, dit Lima.

— Merci, vous rentrez chez vous ? Cela ne vous dérange pas de m’attendre un peu. J’ai quasiment fini mon service et cela me fera plaisir de faire plus ample connaissance avec vous.

Je regarde Lima d’un il interrogateur. Elle fait un discret hochement de tête.

— Mais bien sûr, nous vous attendons dehors !

— Je n’en ai plus pour très longtemps.

Devant le bâtiment, Lima et moi profitons de ces quelques instants d’attente pour remettre un peu d’ordre dans nos cheveux.

— Elle est mignonne, ta voisine ! Me lance Lima

— Oh, je te vois venir ! Mais elle n’est peut-être pas libre ?

— En tout cas, elle ne porte pas d’alliance, c’est déjà cela ! Ah ! La voilà !

Effectivement, la jeune femme, vient de sortir du bâtiment des Bains.

— Me voici ! J’espère que je ne vous ai pas trop fait patienter ! Merci de m’avoir attendue. Au fait, je m’appelle Renée !

— René, s’exclame Lima, ce n’est pas un prénom masculin ?

— Renée avec en « e », je réponds en riant. C’est vrai que ce n’est pas très courant ! Je m’appelle pour ma part Muriel.

— Et moi Lima !

— Lima ? S’étonne Renée. Voici qui n’est pas non plus très répandu comme prénom. Je crois que c’est la première fois que je l’entends !

— Lima est d’origine péruvienne, tenté-je d’expliquer.

— Et elle porte comme prénom le nom de la capitale du Pérou. C’est fréquent là-bas ?

— Non, c’est en fait un surnom que m’a donné la tante de Muriel.

— D’accord, je comprends ! Voulez-vous boire quelque chose avant de reprendre le chemin du retour ?

Lima et moi nous regardons.

— Pourquoi pas ? Dis-je.

— Et bien, allons, du côté de la Butte. Il y a des troquets agréables.

— La butte ? Interroge Lima.

— La Buttes aux Cailles ! C’est le nom du quartier, mais le sommet se trouve en haut de cette rue, là-bas. Vous venez ?

Après quelques minutes de marche, nous nous installons en terrasse d’un café.

— Je vous invite, nous dit Renée ! C’est le juste paiement du spectacle auquel j’ai assisté ce matin !

Je rougis un peu.

— J’ai moi même pu admirer certaines choses, je réponds.

— Finalement, il n’y a que moi qui n’ait rien vu ! Tempête Lima.

Renée sourit.

— Je pense que vous avez vu la même chose que moi, Lima, au moins dans la cabine ce soir ! Vous êtes vraiment cousines ?

— Non, pas vraiment, j’admets. Lima est en fait la fille adoptive de ma tante Christine.

— Une des filles adoptives, corrige Lima.

— Combien êtes-vous à avoir été adoptées ainsi ?

— Cinq en tout !

— Cela fait une belle famille !

Le serveur vient prendre la commande. Lima et moi imitons Renée qui a commandé un panaché.

— Moi, je vis seule, reprends Renée. Je suis montée à Paris dès mes vingt-et-un ans car je ne supportais plus mon Berry natal. J’avais envie de connaître la vraie vie, la vie de Paris, quoi ! On peut peut-être se tutoyer, non ?

— D’accord ! Tu es arrivée il y a longtemps ?

— Deux mois seulement mais suffisamment longtemps pour me rendre compte que la vie à Paris est souvent bien loin de mes rêves de gamine ! L’appartement, enfin plutôt la pièce, où je vis appartient à un des mes oncles qui me le loue pour un loyer symbolique. Et pour l’instant, le seul travail que j’ai pu trouver, c’est celui de caissière à mi-temps dans un établissement de bain. Pas le Pérou ! Oh, excuse-moi Lima !

— De rien

— En fait, je suis très contente de faire votre connaissance car je me sens quand même très seule, loin de ma famille. Mais je n’ose pas revenir au pays.

Nous commençons à déguster les boissons que le serveur vient de nous apporter.

— Vous avez de la chance de vivre ensemble, lâche Renée.

— Tu sais, Lima et moi n’avons passé qu’une nuit ensemble. Ma tante l’a chargée de m’aider après la disparition de Maman.

— En tout cas, vous avez l’air de bien vous entendre. Vous vous êtes connues toutes petites ?

Lima éclate de rire

— Oh, cela doit bien faire trois jours que nous nous connaissons !

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