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L'étalon aiguille (Tome 2) – Chapitre 5

L'étalon aiguille (Tome 2) - Chapitre 5



"Travesti"

Une fois seul, je pris à mon tour une douche réparatrice. Tout en laissant l’eau ruisseler sur  moi, j’essayais de faire un peu le vide dans ma tête. Le mystère de la réalisation de mes fantasmes les plus fous depuis le début de la matinée me hantait. Je cherchais à me raccrocher à des choses tangibles, et en laissant ainsi vagabonder mon esprit, je me mis à penser à Philippe et Tiffanny.

Cela faisait quatre mois que nous ne nous étions pas vus et ils me manquaient. J’étais bien redescendu chez eux pour la Pentecôte, mais depuis, nous avions du nous contenter des e-mails et du téléphone !

Depuis ce matin gris de Novembre où nous avions eu tant de mal à nous quitter, nous nous étions retrouvés régulièrement : j’avais tenu ma parole en leur ramenant la bouteille thermos en même temps que des cadeaux pour Noël, puis ils étaient venus chez moi passer une semaine aux sports d’hiver en Février de l’année suivante. A partir de là, le pli avait été pris de passer quelques jours ensemble aussi souvent que nos emplois du temps respectifs nous le permettaient. Nous avions même chacun un double de nos clefs !

Philippe…… Mon "frère d’âme", comme l’avait si joliment trouvé Tiffanny, prouvant par là que le seul moment où elle ne maîtrisait plus la langue de Molière était celui où elle atteignait le septième ciel !

Tiffanny……

Elle m’avait fait l’an dernier pour mon anniversaire l’un des plus beaux cadeaux (pour ne pas dire LE plus beau) que j’aie jamais reçu : elle !

Profitant de ce que Phil était en déplacement pour deux jours, elle était arrivée à l’improviste le Jeudi soir. Elle avait sonné à mon portail et, une fois dans la maison, m’avait juste dit "Happy birthday, my love". Puis elle avait écarté les pans de son manteau de fourrure sous lequel elle portait en tout et pour tout ses cuissardes en daim blanc, un soutien-gorge et une culotte en dentelles noires avant de se jeter dans mes bras ! Nous n’étions allés chercher son sac de voyage dans la voiture qu’une heure plus tard, et j’étais tombé brutalement victime d’une maladie mystérieuse m’empêchant d’aller travailler le lendemain……

Phil nous avait rejoints le vendredi soir, et nous avions passé un week-end…  mémorable. En repartant, elle avait (par inadvertance, bien entendu) "oublié" sa lingerie et ses cuissardes chez moi. Je ne lui avais rapportée qu’un mois plus tard, après en avoir profité à satiété.

Je me rendis alors compte qu’à propos de Poste, je n’avais pas encore regardé si j’avais du courrier. Je renfilai mon string, des mi-bas, mon nouveau pantalon en cuir et un T-shirt avant de chausser les bottes Versace.

Dans ma boite aux lettres, je trouvai un paquet… expédié justement par Philippe et Tiffanny. Je l’ouvris fébrilement : une carte contenait le message suivant "Je sais que nous avons trois semaines d’avance, mais j’ai pensé que tu aurais hâte de profiter de ton cadeau. Moi je dis que tu oseras, Phil dit que non… En tous cas, bon anniversaire !". Intrigué, je déchirai le papier cadeau et découvris une perruque à cheveux mi-longs châtain clair.

J’étais sûr que c’était là une idée de Tiffanny. A chaque fois que nous nous étions revus, elle avait insisté pour que nous sortions "entre filles", prenant autant de plaisir à nous transformer qu’à profiter du résultat.

Deux secondes plus tard, ma décision était prise : je donnerai raison à mon anglaise préférée et j’étrennerai mon cadeau d’anniversaire sans attendre la mi-Octobre… J’enlevai mon T-shirt en montant les escaliers et m’installai pour me maquiller comme elle m’avait appris à le faire. J’enfilai ensuite un soutien-gorge et le rembourrai avec deux prothèses en silicone avant de coiffer la perruque. Je souris en me remémorant la soirée (épique elle aussi, est-il besoin de le préciser) lors de laquelle nous avions fait la tournée des sex-shops avant de trouver des faux seins qui satisfassent aux exigences de Tiffanny !

Je trouvai un but à la sortie que je venais de décider en terminant de m’habiller : je n’avais qu’un seul haut, un petit top sans manche satiné rose. Comme je l’ai dit en commençant ce récit, ma garde-robe est vraiment limitée, et je ne disposais pas non plus d’un blouson ou d’un manteau féminin. A chaque fois que je m’étais travesti, j’avais toujours porté ses habits à elle. Je n’avais donc qu’à retourner à la bourse aux vêtements pour en acheter d’autres… Je savais déjà que je n’y trouverai pas de manteau ou de blouson en cuir, par contre, je pouvais espérer y trouver des chemisiers.

Je composai le numéro de téléphone Phil et Tiffanny, mais ils étaient sur répondeur. Je leur laissai donc le message suivant : "Salut les chéris, c’est Sam. Je voulais vous remercier pour le cadeau, mais bon Au fait, Phil, Tiff a –comme toujours- raison : j’ose ! Je vous rappelle ce soir pour vous raconter. Allez, vous connaissez la formule, hein? Alors bijoux et à p’luche…".

Restait à trouver de quoi finir de m’habiller, car bien que la journée soit belle, il faisait un peu frais pour se balader dehors avec juste un top sans manche. J’avais bien un blouson de cuir noir très fin, mais c’était un blouson d’homme et j’avais envie de paraître femme jusqu’au bout des ongles (même si j’avais l’intention de cacher ceux-ci sous de longs gants en agneau gris clair qui avaient jadis appartenu à Tiff’).

Je me rendis donc sans hésiter jusqu’à la boulangerie, bien décidé à convaincre Céline de me prêter son cuir rouge pour l’après-midi.

Elle sortit de l’arrière-boutique en entendant tinter le carillon.

— Bonjour Madame. Vous désirez?

— Votre blouson….

— Je vous demande pardon…?

— Votre blouson ! … Eh, Céline, c’est moi… Sam…… Tu ne me reconnais pas?

— Sam???

L’incrédulité la plus totale était peinte sur son visage. J’étais très satisfait de mon effet : les leçons et les petits trucs appris de Tiffanny me rendaient suffisamment crédible pour que même la fille avec qui je venais de passer deux heures torrides ne me reconnaisse pas.

Bien sûr, elle avait (comme moi, d’ailleurs) assez souvent fermé les yeux pendant ces fameuses deux heures. Bien sûr, maintenant, je portais une perruque et j’étais maquillé(e). Bien sûr, elle ne s’attendait pas à ce que Samantha vienne la relancer une heure à peine après avoir quitté Sam. Bien sûr, quand on pense voir une fille en face de soi, on ne l’examine pas des pieds à la tête pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un trav’….

Mais tout de même……

— Sam???

— Oui, Sam ! Tu te souviens? On vient de … déjeuner ensemble !

— Sam… Décidément, tu me surprendras toujours toi ! Et tu voulais quelque chose de particulier ou juste te montrer à moi … comme ça?

— Je voulais te demander si tu accepterais de me prêter ton blouson pour une heure ou deux.

— Mon blouson? Mais pour quoi faire?

— Parce que je n’en ai pas et que je ne veux pas sortir juste comme ça.

— Et tu veux aller où, "comme ça"?

— A la bourse aux vêtements, de l’autre coté de la vallée, je veux m’acheter un ou deux chemisiers. Il faut vraiment que je complète ma garde-robe. C’est vrai, je te jure, je n’ai rien à me mettre !

— Tu es homo?

— Céline, Céline… C’est quoi ces préjugés? Je pensais t’avoir prouvé que j’aimais les femmes……

— Mais alors, si tu ne l’es pas, pourquoi tu te balades le cul moulé comme ça dans un futal en cuir? Et d’ailleurs, il n’y a pas que le cul qui soit moulé, tiens ! Et en plus, tu as le ventre plat ! Tu te l’es coupée depuis tout à l’heure ou quoi? Tu vas me redire que tu n’as pas "d’explication rationnelle", peut-être?

Posant la main sur mon bas-ventre presque aussi plat que le sien, je m’exclamai :

— Ah ça? Si, si, j’ai une explication : il suffit de deux petites plaques de mousse judicieusement découpées et placées de chaque coté du… de la …enfin, là, quoi, et ça donne un ventre un tout petit peu plus proéminent, mais suffisamment plat pour être "moulé", comme tu dis.

— Et tu te balades dans la rue habillée en nana, en pantalon de cuir et talons aiguilles, mais tu n’es pas pédé? Les mecs font ça tous les jours, c’est clair !

— Tous les mecs? Non, c’est vrai. Mais bon? Primo, je ne fais pas ça tous les jours, et puis, je te l’ai dit tout à l’heure, il y a des moments où j’aimerais vraiment être une fille, mais c’est pas pour autant que je suis pédé ! OK? Alors, ton blouson, tu me le prêtes?

— Je ne sais pas, je……

Elle s’arrêta et secoua la tête.

— Mais enfin, Sam…… Et puis ça rime à quoi, tout ça?

— Qu’est-ce que ça fout, à quoi ça rime? Tu es coincée ici jusqu’à ce soir, et moi, j’aurais vraiment voulu me faire plaisir en sortant comme ça. Mon blouson à moi, il va casser mon image et puis surtout, ça fait pas pareil…… Allez, s’il te plaît…… Je te promets que je ne te l’abîmerai pas.

Elle finit par céder à mes arguments et alla me chercher son blouson.

Je venais à peine de redescendre les zips qui le fermaient aux poignets qu’un jeune du coin entra dans la boulangerie. Profitant un peu de la situation, je posai ma main sur l’épaule de Céline et l’embrassai sur les joues en lui disant :

— Bon, alors, on fait comme on a dit. A tout l’heure… Ciao, Bella ! …

Tandis que je longeais le comptoir, je constatai que le garçon me matait sans retenue. Céline bredouilla un vague "Oui, c’est ça" à mon intention tandis que je murmurai en passant devant lui "Monsieur…".

Alors que j’approchai de la porte, je sentis le poids de son regard  qui allait et venait de la pointe de mes bottes à ma perruque en marquant un temps d’arrêt sur mon postérieur. J’avais la main sur la poignée quand il me demanda crânement "Et moi, j’ai pas droit à mieux que "Monsieur"? Elle est pistonnée, elle?".

Avec un sourire au coin des lèvres, je lui répondis "Et oui, c’est comme ça ! Que voulez-vous, la vie est cruelle… Monsieur !" avant de quitter la boulangerie.

J’étais aux anges. Non pas qu’un mec me draguotte, non, mais de savoir que je faisais vraiment illusion, que je marchais au rythme du cliquetis de mes talons aiguilles et que là, cet après-midi, je pouvais en jouir pleinement.

J’ai souvent connu l’exaltation que peut procurer à certains hommes le fait de marcher dans la rue en portant des atours féminins, cette sensation unique engendrée par la menace d’être démasqué mêlée d’un obscur désir qu’un regard s’attarde trop, l’envie de "profiter" du bruit des talons sur le sol exacerbée par la crainte que quelqu’un d’autre l’entende aussi, le besoin de caresser le cuir d’un vêtement malgré la féminité de sa coupe qui tranche parfois avec celle de celui qui le porte…

Mais là, ce n’était pas pareil. Je savais qu’aujourd’hui je n’avais pas à craindre d’attirer les regards, surtout dans un monde où les gens voient mais ne regardent pas !

Je revivais cette excitation différente, mais toute aussi intense, que Tiffanny et Phil m’avaient fait découvrir.

De retour à la salle des fêtes, je me mis à fouiller dans les bacs ou sur les tables afin de trouver me trouver des hauts. Profitant de ce que son épouse était occupée à trier les habits posés devant nous, un homme d’une quarantaine d’années me bouscula ostensiblement en s’arrangeant pour frôler de la main le cuir que je portais. J’avais déjà remarqué que la présence de sa femme à ses cotés ne l’empêchait nullement d’observer ostensiblement et avec avidité "tout ce qui portait jupon".

C’était là un problème que j’avais omis de prendre en compte : j’aime me travestir, certes, mais je n’ai pas la moindre pulsion homosexuelle. Et comme j’étais habillée relativement sexy, le regard de la plupart des hommes s’attardait sur moi depuis que j’avais quitté mon domicile. Lors de mes précédentes sorties travesties, je ne m’étais jamais retrouvé "seule" : j’étais toujours accompagné soit par Tiffanny, soit à la fois par Tiff’ et Philippe, ce qui repoussait naturellement les importuns.

Je me retournai vivement et le fusillait du regard tandis qu’il jouait les innocents.

— Excusez-moi, Madame… Ou peut-être Mademoiselle?

Je ne voulais surtout pas satisfaire sa curiosité, en fait, j’aurais voulu le moucher en lui balançant la réplique qui tue mais je ne trouvais rien d’autre à lui dire que "OK, OK. Ça va…" avant de passer de l’autre coté de la table afin de m’éloigner de lui.

Malgré cet "incident", mes fouilles ne furent pas vaines et je repartis une demi-heure plus tard avec un sac plastique contenant un chemisier bleu clair à manches longues en soie, un autre en satin blanc brillant à manches courtes, une chemise en jean ainsi qu’une nuisette style caraco en polyamide rouge rehaussé d’un joli petit motif en dentelles de la même couleur sur la poitrine.

Mis en confiance par les réactions des gens face à mon déguisement, j’eus envie de m’offrir un expresso et de le siroter tranquillement, au grand jour. Je m’installai donc à la terrasse du café de la place voisine, à l’ombre d’un grand marronnier.

La serveuse m’apporta ma consommation deux minutes plus tard et me demanda :

— Excusez-moi, Madame, j’ai remarqué vos bottes tout à l’heure, quand vous êtes arrivée. Elles sont très belles, mais dites-moi, c’est pas trop dur de marcher avec des talons comme ça? Je veux dire, ils sont hauts mais c’est surtout qu’ils sont très fins…

— Mais c’est justement parce qu’ils sont hauts et fins que ces bottes font tant d’effet ! Pour répondre à votre question, non, je ne trouve pas que ce soit dur. C’est surtout une question d’habitude, pour ne pas dire d’entraînement. Mais je vais être tout à fait franche avec vous, on arrive quand même là à la limite. Ceux-là font dix centimètres et demi, et au delà, ça devient vraiment difficile. En tous cas, moi, je ne peux pas ! Et vous?

— Oh moi, j’ai jamais essayé plus de sept centimètres, je crois ! Mes boots, ils doivent en faire quatre ou cinq, je dirais. De toute façon, pour travailler ici, on ne peut pas mettre des talons hauts, sans ça, à la fin de la journée, je ne vous raconte pas… Et moi, je suis habituée à des talons quand même un peu plus larges, plus stables. N’empêche, les vôtres, elles font vraiment classe ! J’en avais jamais vu des comme ça, sauf peut-être dans des magazines… Oh ! Excusez-moi, il faut que j’aille voir à la table là-bas. En tous cas, merci……

— De rien !

C’était vraiment une belle journée. Je croisai les jambes et tendis la pointe de mon pied pour prendre le temps d’admirer ces bottes sur lesquelles je n’étais apparemment pas le seul à craquer. Il faut dire qu’en plus de dégager un érotisme certain pour toute personne amoureuse des bottes, elles étaient vraiment belles avec ce filet doré qui soulignait la jointure du talon avec la tige et leur extrémité en métal de la même couleur.

Je terminai mon café et quittai l’établissement en faisant un détour pour saluer la jeune femme.

— Bon, j’y vais. Je voulais vous dire au revoir et vous souhaiter bon courage….

— Oh ! Merci, Madame, c’est vraiment gentil.

— Pas Madame, Samantha….

— Moi, c’est Laurie. Et bien, en tous cas, c’était sympa de discuter avec vous, Samantha. Dommage qu’on n’ait pas pu en profiter plus longtemps.

— On aura peut-être l’occasion de remettre ça un de ces jours, qui sait… Au revoir, Laurie.

— Comme vous dites, "qui sait" ! Allez, au revoir. Et merci encore……

En traversant la place, je ne pouvais m’empêcher de penser "Quel pied ! Tout le monde me prend pour une femme. J’adore ça…", et de fait, "je m’y croyais vraiment", comme on dit !

Alors que j’ouvrais la portière de ma voiture, mon portable se mit à sonner. C’était Armelle, une amie avec qui j’avais longtemps eu des rapports… particuliers.

Malgré notre différence d’âge (elle a douze ans de moins que moi), nous étions manifestement attirés l’un par l’autre, et nous en étions conscients tous les deux. Chacun de nous savait que l’autre savait, mais, malgré cela, nous n’avions jamais franchi le pas. Par contre, nous avions cultivé (à moitié volontairement) une attitude équivoque qui avait souvent laissé à penser aux autres que nous formions un couple, alors qu’il n’en était rien.

Il est vrai que nous nous connaissions très bien l’un l’autre, notamment depuis une soirée commencée à 18 heures et terminée à quatre heures du mat’ où nous n’avions fait que nous raconter tous les deux.

Je ne lui avais jamais parlé ouvertement de mes fantasmes de travestisme, mais j’avais néanmoins réussi deux ou trois fois à enfiler ses boots ou ses escarpins… Ceci mis à part, nous n’avions aucun secret l’un pour l’autre.

Deux ans auparavant, j’avais finalement mis un terme à cinq années d’ambiguïté, trois mois après qu’elle se soit mis en ménage avec Jean-Christophe. L’amitié était restée……

Elle m’appelait justement pour me proposer de sortir avec eux ce soir.

— Sam, c’est Armelle. Tu fais quelque chose ce soir?

— Ce soir? Euh… Non, je n’ai rien prévu de spécial, pourquoi?

— Super ! Alors, fais le plein d’essence et direction la frontière, on se retrouve à 20 heures au "Bout de la Nuit", on grignotera quelque chose là-bas… A part ça, tu vas bien?

— Ça roule, ça roule. Et toi?

— Moi aussi, tout va. On en reparle tout à l’heure, OK?

— Attends ! Armelle……

— Oui, Sam?

— Quand tu dis "on se retrouve", c’est qui "on"?

— Jean-Christophe, sa sur, toi et moi… Tu te souviens de Marianne?

— Oui.

— Pourquoi tu demandes ça?

— Pour savoir, c’est tout…

— OK. Et maintenant que tu sais, tu es d’accord?

— Je suis d’accord.

— Alors, c’est tout bon. Salut !

Le "Bout de la Nuit" était aux boites de nuit "traditionnelles" ce que les multiplexes sont aux cinémas de quartier. Implanté en Haute-Savoie, mais à quelques kilomètres seulement de la frontière suisse, ce centre cherchait (et parvenait) à rameuter aussi bien la clientèle helvète que celle de Rhône-Alpes. On venait de Lausanne aussi bien que de Lyon ou Grenoble dans ce complexe composé de quatre salles de danse, d’un bar-restaurant ouvert sans interruption de 19 heures à 10 heures du matin et même d’une trentaine de chambres d’hôtel, accessibles sans clé ni réservation, avec juste une carte de crédit !

C’est Armelle qui m’avait fait découvrir l’endroit, avant qu’elle ne connaisse Jean-Christophe.

Ce soir là d’ailleurs, l’équivoque avait bien failli voler en éclat dans la salle "Les Eternels", celle dans laquelle on dansait sur les standards de la variété, y compris bien entendu les "slows patins" !

C’est sur "J’ai encore rêvé d’elle" que je l’avais serrée un peu plus fort dans mes bras, plaquant son pubis contre mon ventre pour lui faire sentir mon désir. Elle s’était laissé faire, et j’en avais profité pour l’embrasser passionnément dans le cou avant que ma bouche ne remonte à la recherche de la sienne. Elle avait laissé ma langue faire son chemin entre ses lèvres mais avait refusé que nous prenions une chambre…

Dans la mesure où nous étions venus en moto, il n’y avait pas eu de problème de dialogue sur le chemin du retour. Mais une fois en bas de chez elle, une gêne momentanée s’était installée.

— Tu m’offres un dernier verre?

— Tu crois que c’est une bonne idée?

— Peut-être pas, mais peut-être que si quand même. Je veux dire, après tout, on est adultes, non?

— Tu sais bien que ce n’est pas ça la question, Sam……

— Oui, je sais, mais quand même……

— Chut… Je monte, Sam. On s’appelle demain, OK?

— OK, chaton… Dors bien. A demain……

Elle se retourna, mais alors que je commençais à enfiler mon casque, elle fit brutalement demi-tour et revint déposer sur mes lèvres un baiser.

Je l’avais appelé le lendemain en milieu d’après-midi et nous n’avions plus jamais reparlé de ce qui ne s’était pas passé cette nuit là……

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