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pascontent – Chapitre 1

pascontent - Chapitre 1



La bague de fiançailles et la bonne blague.

-Mon chéri, écarte-toi un peu, tu texcites à te frotter ainsi contre moi. Cette nuit ne ta pas suffi ? Tu es incorrigible. Recule ou je sors de la piste, tu auras bonne mine avec cette déformation anatomique. Oh ! Cesse donc, cest indécent. Jean tu vas me fâcher. Danse plus décontracté, mon amour. Souris, mieux que ça.

-Mais, que dis-tu, Claire? Je suis tout à fait correct, rien ne justifie ta remarque. Ca ne me fait pas rire.

-Oh ! Que tu es comique ! Dis-moi donc ce quest cette bosse à hauteur de ma cuisse. Ce nest pas une manifestation intempestive de ton amour pour moi ? Mais tu bandes, mon amour, toujours aussi cochon, ça devient gênant. Jaime bien, mais point trop nen faut. Bientôt les autres couples vont tapplaudir. Allons-nous reposer une minute à notre table, tu te calmeras avant de reprendre la danse. Tu pourrais te fendre dune bouteille de champagne pour mon anniversaire, hein ?

Jai beaucoup mieux que ça pour son anniversaire, une surprise de taille. Je me repose, oui, puisqu’elle lexige. Elle est parfois tyrannique, cela ma longtemps freiné dans mon désir de lépouser ; cela ne mempêche pas de laimer. Ainsi cette nuit je me suis régalé à la mettre en pâmoison. Quel beau souvenir à ruminer pendant quelle sautille sur la piste avec ce type à lallure distinguée. Mais nest-il pas étrange que Claire nait pas eu le temps de sasseoir sur la chaise que je lui présentais ? Un type sorti de je ne sais où sest incliné devant elle pour linviter. Elle ma regardé comme étonnée, a levé les épaules et ouvert ses mains comme pour signifier quelle ny était pour rien, mais par correction elle a accepté linvitation. Jai souri, le fait est fréquent dans les salles de bal. Mieux vaut pour son prestige avoir une compagne séduisante qui attire lattention quun laideron. Son charme se mesure au nombre des invitations dans ce milieu : il y a celles qui ne cessent de danser et celles qui font tapisserie. Je peux me réjouir de lappartenance de Claire à la première catégorie, malgré sa manie de compter les invitations

Quand même, cette invitation a battu tous les records de rapidité. Le rapace a fendu la foule et a fondu sur sa proie de façon si déterminée au moment précis où Claire minvitait à un arrêt, que jen viens à me demander si le passage dun cavalier à lautre nétait pas le résultat dun accord préalable entre cet inconnu et ma chérie. Lui était sûr de lui, certain dattraper la belle dans ses serres, elle avait choisi linstant favorable pour être capturée innocemment et sous le prétexte ridicule dune érection peu convenable. D’autres fois il métait arrivé de mémouvoir fortement à son contact, de connaître des expansions gênantes, de changer de volume à ce niveau et de devoir cacher une bosse trop voyante en me serrant encore plus étroitement contre elle. Avec le résultat catastrophique quon peut envisager ! Habituellement elle en tirait avantage, était fière de leffet produit, riait. Son rire secouait son corps, le mien aussi, et aggravait encore mon état.

Mais aujourd’hui mon pénis est sage ou presque. Au cours de la nuit précédente, les manuvres de Claire lui ont rabaissé le caquet, elle na pas pu sentir une verge dressée. Pour se débarrasser de moi, elle a raconté nimporte quoi. Quest-ce qui a bien pu lui dicter cette excuse bidon ? Je pose discrètement une main sur ma cuisse droite, rien à signaler, lautre main sur la cuisse gauche zut, il y a un objet oblong et dur dans ma poche. Ciel, elle a confondu létui original de la bague avec une zigounette en folie. Cest à mourir de rire. Jai résolu de lui offrir aujourd’hui, au cours de ce bal, une bague de fiançailles. Le joaillier ma conseillé et vendu cet emballage un peu particulier en apprenant que nous cohabitons maritalement depuis des années. Cest drôle, cocasse et un peu coquin dans la forme et dans la conception. Cest une application aplatie des poupées russes, trois boîtes de plus en plus petites, quil faut ouvrir successivement par le milieu pour découvrir enfin la surprise. Cette surprise sera de taille. Claire sautera de joie, je peux commander le champagne. Je bous dune joie difficile à contenir, mais je ne bande pas ! pourquoi me néglige-t-elle?

Sur la piste ma future est en pleine discussion avec son beau cavalier. Un bel homme certes, elle naccepte pas toutes les invitations. Il faut lui faire honneur pour être agréé. Elle ne reçoit favorablement quun type dhommes : grand, beau, distingué et habillé avec classe. Une fine moustache est un must. Son danseur actuel réunit tous les critères, voilà pourquoi elle na pas hésité à le suivre. « Ollé ! » Ils viennent de passer à proximité. Ni lui ni elle ne mont aperçu. Mais je nai dyeux que pour eux. A voir comme leurs jambes tricotent intimement emmêlées, comme leurs hanches se balancent au même rythme, comme leurs ventres restent proches, même collés, je trouve étrange de ne voir dans le regard de Claire aucun signe de réprobation. Elle boit les paroles du type. Ou cest un castrat ou elle éprouve une jouissance infinie à se frotter contre sa verge en érection. La cache-t-il entre les cuisses de sa danseuse pour que je ne distingue rien au passage suivant ?

Mais alors, pourquoi cette différence, pourquoi ai-je été déposé et pourquoi cet autre a-t-il le droit de lui faire sentir son désir de si près et si intensément ? Qua-t-il dexceptionnel ? Il lui fait larticle et simultanément il l lui fait en mesurer la dureté, la longueur exceptionnelle ou le volume impressionnant ? Ca commence à magacer sérieusement. Quand aurai-je loccasion de lui offrir son cadeau ?

Claire transpire maintenant, lenlacement, le mouvement de la danse et le ressenti sur son pubis lenflamment progressivement. Les serres ne lâchent pas prise. Qui est ce type trop beau, trop sûr de lui ? Depuis quand et doù Claire le connaît-elle ? Et surtout comment ose-t-elle provoquer et se laisser provoquer aussi ostensiblement en public et devant moi ? Madame la pudeur ma repris sans raison pour aller se lover sans pudeur dans les bras solides du bellâtre. Elle se trémousse, se dandine, se balance, comme gênée par un objet insolite mal placé. Ce type osé nest-il quun pion de plus dans son décompte ? Nest-il pas venu lui souhaiter bon anniversaire lui aussi ? Ce pourrait être un ami quelle aurait oublié de me présenter, mais un ami très proche, bien trop proche à cette heure. Leur comportement me relègue au deuxième rang soudain. Est-ce un autre fiancé potentiel ? Le fait davoir un an de plus angoisse-t-il ma compagne au point quelle veuille brûler la chandelle par les deux bouts ? Je parie que la chandelle qui la chauffe en ce moment ressemble à un cierge pascal. On ferait bien de lui adresser un rappel à la décence.

Ouf, la série sarrête. Le couple a du mal à se séparer. Je devine leur embarras, le monsieur attend dêtre présentable. Ah ! Il ruse, il fait pivoter Claire et se colle dans son dos ; cela ne va guère améliorer sa situation et favoriser sa détumescence, mais Claire pourra dire quelle le connaît recto verso. Je lève la bouteille, Claire lève un bras pour signaler quelle a compris et quelle a soif. Je fais sauter le bouchon, verse dans les deux coupes et jattends. A lallure de la « débandade sexuelle » du type ils navancent guère, camouflent leurs émotions en se coulant dans le groupe le plus lent. Il serait temps que le wagon se détache de la locomotive et que Claire retrouve son autonomie de mouvement. Les musiciens ont vidé leurs verres. La musique reprend. La marche de Claire est interrompue par un nouveau prétendant, du même acabit que le premier. Ils échangent deux mots. Claire le plante sur place et accourt toute guillerette.

-Le champagne ne sera plus frais, dépêche-toi. A ta santé et bon anniversaire, ma chérie

Elle est essoufflée mais ravie et rayonnante :

-Merci mon amour. Ca va, mon chou ? Tout est en ordre, mon chéri? Tu as un objet trop gros dans la poche, tu vas déformer ton costume, mon doudou damour. Quest-ce que cest, mon Jean? Oh ! Ca fait du bien, tu men verses encore un peu, tu es adorable. Jai eu vraiment chaud. Oh ! La, la. Que ça fait du bien. Merci, oh que je taime, toi ! Oh ! Que ça fait du bien, merci.

Elle rote et éclate de rire, me regarde par en dessous. « Amour, chéri, doudou damour, adorable » Là elle accumule les mots tendre, il nen manque quun ou deux. Elle a quelque chose sur le cur, un truc à se faire pardonner.

-Excuse-moi, ça ma rafraîchie mon coco. Ca fait tellement de bien. Ne fais pas cette tête, Loulou ! Je taime, je tadore, tu es mon tout, mon unique, mon amour adoré.

Oui, le truc en question doit être « gros », elle ne sait comment arriver à confier ce qu’elle a sur la conscience. Voudrait-elle rompre? Jessaie de laider :

-Quest-ce qui te fait du bien, la bosse du beau gars ou le champagne ?

-Ah ! Tu as remarqué. Ouais ! Il a poussé le bouchon un peu loin. Il y a des types pénibles, mal éduqués.

-Eh ! Oui ! Quel bouchon ! Jusquoù la-t-il poussé, ça ta fait mal ? Tu mas traité de cochon, et toi, quas-tu fait à ce type pour létourdir jusquà le pousser à se lâcher en public? Moi tu mas largué pour beaucoup moins que ça. Il faut croire que son étreinte ne ta pas déplu. Heureusement que cest ton anniversaire, je veux fermer les yeux pour une fois. De grâce, ne recommence pas ou jaurai trop honte pour attendre la fin du bal. Tu rentreras seule.

-Tu ne vas pas me quereller aujourdhui, mon amour. Chéri, tu exagères toujours, on dirait que tu deviens jaloux. Mais je taime, tu le sais. Tu ne tennuies pas trop ? Il faut que jy aille : tu vois le type qui mattend dans lallée, pour men débarrasser plus vite et venir boire avec toi jai dû lui promettre cette danse.

Une pirouette et la poulette sautille vers ce nouvel aigle, grand, beau, élégamment vêtu aux plumes luisantes. Il sen saisit et la fera grimper sur les cimes de quel plaisir ? Cest mal parti pour notre couple. Elle ne ma pas laissé le temps de parler, dapprouver ou de protester contre ce nouvel abandon. Je nai même pas eu celui de lui présenter létui ou de lui dire ce quil contient, encore moins ai-je pu lui annoncer mon intention de franchir une étape et de lui demander officiellement et solennellement une main quelle ma imposée depuis si longtemps en secret. Bon, elle avait rudement soif, le peu de liquide qui reste dans la bouteille ne suffira pas à arroser dignement un tel événement Elle danse. Tiens le nouveau semble moins pressant, garde une distance convenable. Jai craint une minute de voir défiler une cohorte damis intimes venus fêter lanniversaire de Claire de façon gaillarde, à la hussarde. Me voilà rassuré.

Je peux aller au comptoir, je veux commander un brut à livrer frais quand ma future me rejoindra à ma table. Je lui donnerai létui, elle ouvrira les boîtes fébrilement, sénervera un peu à la deuxième, tapera des pieds à la troisième, hurlera de joie à la vue de la bague et me sautera au cou. Pourvu quelle contienne son émotion et ne se livre pas à des gestes débordants daffection ! Elle va pleurer, verser des larmes de bonheur. Jai prévu deux mouchoirs. Il y a du monde à servir, lattente est longue. A mon retour la bouteille a disparu. Tout près, sur la piste, Claire donne le biberon à son danseur, trempe sa chemise de champagne. Il napprécie pas, lève une main. Cest un S.O.S. capté aussitôt par une connaissance récente. Le premier cavalier de Claire se lève et va prendre le relais. Jaurais dû réagir plus vite et la tirer de leurs griffes, ils sont de connivence et sarrangent pour garder la patte sur leur proie. Le changement ne déplaît pas à Claire, elle remet le cadavre au partant et se jette dans les bras de larrivant. Elle a jeté un il dans ma direction avant de cacher sa tête dans lépaule accueillante. Ils disparaissent dans la foule mouvante.

Je rêvasse, jattends, je patiente. On a dû passer le mot à tous les mâles célibataires de la salle. Quand une danse sarrête un successeur bloque la sortie de Claire, lui serre la main, la secoue pour la féliciter et lui fait la bise. Elle nen revient pas de son succès, plaisante, rit et passe de lun à lautre à la reprise. Je décide dêtre le prochain, jirai me poster à proximité quand arrivera la fin du morceau et je récupérerai ma danseuse. Je patiente, jexamine les autres, ceux qui dansent, ceux qui sattardent au bar, ceux qui se dirigent vers les toilettes ou vers la sortie, ceux et celles qui comme moi, sont assis avec des mines tristes. Eux aussi attendent qui le retour de laimé, qui linvitation à danser.

-Bonjour Jean, vous allez bien ? Vous êtes seul, puis-je vous tenir compagnie ?

-Mais bien sûr, je vous en prie Lise. Vous arrivez. Vous êtes accompagnée ?

-Non. Ah !, japerçois Claire. Là-bas, elle se dirige vers la porte au bras dun beau garçon. Vous le connaissez, cest un de vos amis. Il paraît très proche de Claire.

Lise, cest ma secrétaire. Brave fille, célibataire, vingt trois ans, un peu pipelette, mais extrêmement gentille et dévouée. Elle cache ses yeux derrière des culs de bouteille, cela lui donne un visage ingrat. Elle envisage sérieusement de passer aux lentilles, car, paraît-il, on a fait de grands progrès et il se pourrait quelle trouve lentilles à ses yeux. Pour le moment elle a mieux vu que moi la sortie de Claire. Cette fois je veux savoir où elle compte aller, je me lève et suit Claire, son cavalier et un petit cortège composé des derniers à lavoir fait tournoyer. De la porte je vois le petit groupe séloigner vers le parking, sarrêter derrière la dernière rangée de voitures et se refermer autour de la robe bleue à fleurs. Six hommes font cercle, la tête de Claire monte au centre, puis ses épaules, puis elle disparaît. Jentends

-« Ho ! Hisse ! Ho ! Hisse !

Le corps reparaît mais à lhorizontale, pareil à un pantin désarticulé, bras et jambes battent lair au milieu dun envol de tissu, avec des éclairs de chair blanche au niveau des cuisses, la tête se perd dans la masse des cheveux blonds dénoués qui flottent au vent. A chaque "Ho ! Hisse !" Répond un cri de frayeur suivi dun éclat de rire de Claire. Elle monte en désordre et retombe tant bien que mal sur des bras ou des mains qui saisissent la partie qui se présente. Douze mains la cueillent à la descente, prennent un élan et la renvoient en lair. Douze mains la tripotent et cela la réjouit. Douze mains attrapent le dos, la tête, les bras, les pieds, les genoux, les fesses, enfin ce quelles peuvent mais vraisemblablement avec des préférences pour certaines zones plus sensibles dun corps de femme. Une main se glisse dans la mienne, timide, douce, amicale. Claire redescend sur terre au milieu de ce cercle improvisé damis et la voix de Lise me murmure :

-Ecoutez, Jean, ils chantent « Joyeux anniversaire ». Cest aujourd’hui ? Elle est vraiment gaie. Mais pourquoi faites-vous cette tête ? Ah !

Oui, comme moi elle assiste à la suite. Une bouche, deux bouches, trois, quatre, cinq bouches se posent sur les lèvres de Claire. Cinq baisers plus quamicaux, très longs à mon goût. Cinq comparses séloignent, Claire reste seule avec le sixième homme, le premier rencontré au bal. Il se penche, la pousse contre une carrosserie et à son tour lembrasse à pleine bouche. Les cinq premiers se retournent et se mettent à compter

-Un, deux. Trente… . Quarante-et-un

A soixante le type se relève, les autres crient bravo puis rentrent dans la salle en reluquant Lise. Le baiser a repris. Les mains de lhomme ont quitté le visage de Claire. Les carrosseries dissimulent ce quelles peuvent entreprendre plus bas. Jai compris, Lise aussi. Elle tire ma main, elle me ramène à ma table. Un des cinq vient inviter Lise. Elle décline linvitation et pour donner le change se penche vers moi, feint dêtre ma femme. Le garçon de passage sy trompe et présente le brut commandé et prépayé, débouche et nous sert. Avec un sourire triste ma compatissante secrétaire trinque avec moi, nous dégustons le champagne. Derrière ses verres épais le regard de Lise se fait pétillant, tendre. A la fin de la bouteille, je lève la main. Le service est rapide, le champagne est léger, fluide, ses fines bulles chatouillent le palais. Il fait chaud mais le liquide frais fait du bien, soulage la peine de cur.

-Hé, Jean ! Attends-moi me crie dans loreille la voix de Claire, je fais une dernière valse avec Serge et je viens trinquer avec toi. Bonjour Lise, vous me le gardez, merci. Tu te souviens, cest mon anniversaire, à tout de suite mon amour chéri.

-Ah ! Cest toi, Claire ? Je ne te voyais plus, doù reviens-tu ?

-Jétais sortie prendre lair, il fait trop lourd dans cette salle. Noublie pas, jai soif.

Claire est revenue. Lise et moi avons descendu une bouteille et demie à deux. Il lui en a fallu du temps à Claire pour ses exercices respiratoires avec lautre. Le champagne cest bon, mais ça suffit.

Je hoquette un oui gras à rallonge. Dans ma poche quelque chose me gêne. Je fouille, jextrais un écrin long aux extrémités arrondies. Ah ! Oui, la bague de fiançailles. Cest dérisoire. Jai un éclair, une illumination :

Lise, vous avez vu, vous avez entendu ?

-Oui, monsieur Jean. Elle est bizarre ce soir. Laissons-lui la demi-bouteille. Mais les bulles sévaporent. Cest dommage

-Tant pis pour elle, les absents ont tort, nest-ce pas Lise. Lise, croyez-vous quelle serait une femme fidèle et que je doive lépouser ? Vous avez-vu derrière les autos, quest-ce quelle pouvait fabriquer derrière les tas de tôle, hein, Lise ? Certainement rien dhonnête. Vous feriez ça, vous, Lise.

-Non, oui. Enfin, non je ne je ferais pas, oui jai un peu vu. Mais moi, ce serait moins grave, je vis toute seule, alors si un homme voulaitmembrasser comme ça, aussi longtemps, vous comprenez, je ne sais pas. Si j’étais amoureuse de lui, peut-être que…

La pauvre est rouge pivoine. Laveu lui a coûté le million. Elle vient détaler sa solitude. Elle est touchante de naïveté. Adorable, fragile, sincère, douce, sans caprices, prête à consoler son malheureux chef de bureau.

-Lise, prenez ceci et ouvrez, sil vous plaît, cest pour vous.

-Quest-ce que cest ? Vous êtes sûr ? Pour moi, mais vous ne saviez pas que je viendrais. Jouvre vraiment ? Vous le voulez ? Cest à cause du champagne. Jean, vous devriez attendre demain.

-Lise, ouvre sil te plaît.

-Bien, vos désirs sont des ordres. ..Cest amusant, dans la boîte il y en aune autre Mais ce nest pas fini, combien y en a-t-il ? Cest une farce, vous vous moquez de moi.

-Non attention, ne fais pas tomber ce qui vient Lise veux-tu mépouser, ceci est une bague de fiançailles. Je te loffre, veux-tu de moi ?

-Oh ! Jean ! Ce nest pas vrai, ce nest pas possible ! Elle est magnifique. Je te regardais tous les jours, je naurais jamais osé en rêver. Non, je ne peux pas accepter, cest par dépit. Moi, je rêve damour, damour plein, d’amour vrai, d’amour sincère, damour de moi, damour toujours.

-Lise refuses-tu de passer cette bague à ton doigt ? Lise je sais que je pourrai compter sur toi. Allez, essaie, je taimerai toujours. Merci davoir été là quand jai eu besoin de toi. Oui, à ce doigt. Cest merveilleux, elle est à la bonne taille. Lise embrasse-moi. Embrasse-moi jusqu’à cent.

Bonnes gens, regardez si ça vous plaît. Le baiser a-t-il duré jusqu’à cent ? Je nen sais rien, mais cest surement le meilleur que jaie reçu. Simplement il a été brutalement interrompu par une bousculade et par un cri furieux de Claire :

-Mais Jean, tu es fou. Que fais-tu ? Avec ta secrétaire. Je vais ten

-Claire, je te présente Lise, ma fiancée depuis quelques secondes. Lise montre lui ta bague.

-Quoi ? Mais tu as trop bu. Tiens termine ta bouteille.

Claire nous asperge au champagne. Je me lève, je prends la main de ma fiancée, nous partons, les voisins de table applaudissent. Claire court, tire sur ma veste :

-Non, ce nest pas possible, tu ne peux pas me faire ça. Après tout ce que jai fait.

— ce que tu as fait derrière les autos ?

Claire blêmit. Lise doute, sinquiète, je lembrasse et je la soulève.

Et : » Ho ! Hisse ! » Je franchis la sortie avec Lise dans les bras, une main plongée dans la chaleur de ses cuisses tremblantes

Jarrête ma voiture, fais entrer Lise dans ma maison, range ma voiture au garage et me retrouve nez à nez avec Claire sur le trottoir , à lentrée de mon jardinet. Son taxi redémarre.

-Jean, tu nes pas sérieux. Cette bague était pour moi ? bien sûr ! Arrête ton cirque. Javais fouillé dans tes affaires, je savais ce qui était dur dans ta poche. Je tai fait marcher, je voulais tobliger à te déclarer enfin aujourd’hui et jai essayé dexciter ta jalousie avec la complicité de quelques collègues de travail. Ne sois pas idiot. Cétait une blague, juste une bonne blague. Renvoie cette binoclarde chez elle, explique lui que cest moi ta fiancée. Allez, rentrons et mettons les choses au clair tout de suite, ne la laisse pas à ses illusions, ce serait cruel ! Jean

-Ce serait plus cruel que le spectacle que tu mas offert le jour de ton anniversaire ? Plus cruel que lattente, plus cruel que tes tripotages sur piste, que ces frottements de guenon en chaleur contre ton grand singe en chemise et cravate, plus cruel que tes cabrioles avec six hommes qui te tâtaient partout, auxquels tu montrais tes cuisses, ton cul et ton sexe, qui pinçaient tes nichons en sueur, plus cruel que ces longs baisers agrémentés de moustaches. Non, tu ne peux pas être ma fiancée, et pour être clair avec toi, Claire obscène, jen ai marre de tes ordres, de plier devant tes caprices. Une bonne blague, dis-tu ? Oui, elle est bonne, puisquelle est réussie, elle me débarrasse dune mégère. Je ne te retiens pas.

-Tu ne vas pas me laisser sur le trottoir, ce soir.

-Regarde la lumière qui clignote au loin, cest lenseigne dun hôtel. Maintenant tu peux appeler ce complice qui bandait si fort sur ton ventre. Excuse-moi, ma fiancée mattend pour célébrer lévénement au lit.

-Salaud, tu me le paieras. Et mon champagne ? Jai soif. Il y a du champagne à la cave, Jean

-Pour Lise. La bonne blague !

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