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Pauline – années adulte – Chapitre 2

Pauline - années adulte - Chapitre 2



Chapitre 2

Environ un an plus tôt

Ho merde Putain de bordel de merde Ma puce, j’adore nos retrouvailles le week-end. Quelle baise du tonner. Mais, qu’est-ce qui t’excite comme ça à chaque fois ?

Ben toi et le boa que tu as entre tes jambes. Ca te dérange si je me masturbe ? J’en ai encore envie.

Tant que je peux te regarder faire Pauline, j’ai quelque chose à t’annoncer : je change de boulot.

Ha ? Je croyais que tu étais bien dans le tien.

Oui, mais Je me rapproche de toi. On va pouvoir habiter ensemble.

Quoi ? T’es sérieux ?… Mais, tu commences quand ?

Lundi de la semaine prochaine.

Attends Tu veux dire que tu as démissionné, passé des entretiens et tout sans m’en parler ?

Je voulais te faire la surprise. Ca ne te fait pas plaisir ?

si, évidemment que si.

Et cerise sur le gâteau, grâce aux relations de mes parents, j’ai trouvé un super appart dans une résidence classe, dernier étage avec une terrasse

Non !

Je me suis levée et j’ai commencé à me rhabiller. Il est resté perplexe un instant avant de me demander

Quoi non ?

Jean-Christophe !

Je n’aime pas lorsque tu m’appelles comme ça.

Mais, putain, j’ai l’impression que je n’ai pas mon mot à dire dans toute cette histoire. Un couple c’est fait pour faire des choses ensembles, non ?

Heu Je voulais juste te faire une surprise.

A ce que je comprends, tes parents ont su avant moi pour ton changement de boulot et tu m’imposes de déménager alors que j’adore cet appartement ?

Mais, il est tout petit A peine plus grand que celui que tu avais étudiante.

Je ne veux pas déménager.

Ok Pardon Je laisse tomber l’autre, mais j’aimerai tout de même que tu le vois On choisira ensemble.

Puis, environ six mois plus tôt

Désolé Pauline, pas ce soir. Je suis vraiment fatigué.

Allez Même pas une petite pipe ?

Non, rien ! Je n’en peux plus, je ne tiens pas le rythme. Tu as toujours envie de sexe, mais pas moi. J’ai l’impression de n’être qu’une bite pour toi.

Y’a plein de mecs qui aimeraient être à ta place plutôt que d’entendre leur petite copine dire qu’elle a mal à la tête ou

Oui, ben moi je n’en peux plus.

T’es pas content que j’ai tout le temps envie de toi ?

Oui Non Je crois que je préférai lorsque tu simulais. J’en ai marre d’avoir en permanence Deep Blue avec moi.

Sale connard ! Ne m’appelle plus jamais comme ça !

Pardon, excuse-moi Je t’aime Pauline, mais j’ai besoin qu’on se calme niveau sexe. Je comprends très bien que tu ais plus d’envies que moi là-dessus, et j’ai pensé à un truc

Je l’avais regardé de travers. Je me doutais de ce que ça pouvait être. Je l’ai laissé parler « Tu sais que je ne suis pas du genre jaloux Ca ne me gêne pas que tu ais des aventures à côté ». J’avais choisi JC par facilité et stabilité Ho oui, ça faisait depuis très longtemps que j’aurai pu me taper chaque premier venu pour calmer un peu ces envies terribles que me provoquait Yvan à chaque fois que je le voyais ou croisait. Mais, j’avais peur de ne pas trouver de limite à tout ceci. Je lui ai alors répondu

Ok, mais pas sans toi.

Comment ça ?

Je veux bien me faire baiser par la planète entière, mais je t’impose d’être toujours présent pour surveiller que ça ne dérape pas.

Heu Ca marche.

Soit plus convainquant ! Pas comme lorsque je me suis faite embarquée par la police.

Ok, je te le promets.

Et nous avons commencé à fréquenter des clubs échangistes. Très rapidement, nous y allions deux à trois fois par semaine, sans compter les week-ends. En semaine, c’était un passage éclair, juste le temps de me faire prendre par un ou deux types. Mais, le week-end, je pouvais rester la nuit entière.

Il arrivait souvent que les gérants nous offrent les entrées ou une bouteille de champagne. Il parait que j’aidais grandement à leur chiffre d’affaire. Effectivement, JC ne participait jamais. Souvent, il restait assis sur un fauteuil à attendre que je finisse. Parfois, je le retrouvais même endormi. CA devenait de plus en plus fréquent qu’il prenne son ordinateur de boulot pour y travailler en même temps.

Combien de temps cela pouvait-il durer ? J’étais de plus en plus demandeuse. Si au début, je sélectionnais ceux à qui je disais oui, ceci devenait de moins en moins vrai avec le temps. Me faire prendre, me faire baiser, c’est tout ce qui comptait. Mais, je ressortais également de ces endroits de moins en moins calmée, et me sentant de plus en plus sale.

JC ne voulait rien savoir de ce que j’y faisais, avec qui, combien en même temps, si des femmes avaient également participé… Non, la seule chose qu’il me demandait c’était "C’est bon ? Tu es calmée maintenant ? " avec un ton qui me faisait penser qu’il me prenait pour la dernière des salopes. Nous rentrions alors en silence, le temps que je prenne une douche, il dormait déjà, ou faisait semblant.

Ceci dura jusqu’à il y a environ un mois.

Je m’étais réveillée à cause d’un orgasme. Ca m’arrivait fréquemment de me masturber durant mon sommeil, bercée toujours par le même rêve. Mais, JC n’était plus dans le lit. Je me suis levée pour le trouver assis sur le canapé du salon, dans le noir, à fixer le mur. Un peu inquiète, je lui ai demandé

JC ? Ca va ?

J’ai repris contact avec Maya.

Maya ? Ta copine du lycée ?

Oui. On s’est vu trois fois. Elle bosse pas très loin de mon boulot. Le courant passe bien. Peux-tu mettre quelque chose sur toi ? Ca fait des centaines de fois que je te dis que j’en ai marre de te voir tout le temps à poil.

Heu… D’accord.

Je suis allée enfiler un tee-shirt long. Une boule s’était formée dans ma gorge. Je savais que la fin de notre histoire arrivait. Mais, égoïstement, je n’en avais aucune envie, j’avais peur de me retrouver seule avec personne pour me contrôler. Je commençais déjà à avoir les larmes aux yeux. Lorsque je suis revenue, je lui ai dit

Si tu as envie, tu peux coucher avec elle… Si ce n’est pas déjà fait.

Non, ce n’est pas déjà fait. Tu n’es pas cocu… Je ne lui ai même pas parlé de toi. Je lui ai dit que j’étais célibataire.

C’est parce que tu as honte de moi ?

Oui. Je ne supporte plus ces besoins sexuels que tu as en permanence. Toute les nuits tu te touches dans ton sommeil, que tu te sois faite baisée ou non avant. Et parfois, comme là, tu t’offres un orgasme… C’est qui Yvan ?

Quoi ? Mais… Personne.

Tu n’as pas arrêté de prononcer son nom pendant que tu te branlais avec des "ho oui, Yvan, fais moi si" ou "ho oui, Yvan, prends moi comme ça", et encore "Yvan, je t’aime". C’est qui Yvan ?

Personne, vraiment. Ce n’était qu’un rêve.

Moi, j’ai rêvé longtemps que tu me dises rien qu’une fois "je t’aime", mais ça n’arrivera jamais, pas vrai ? Ce n’est pas ton chef qui s’appelle Yvan ? Vous couchez ensemble ?

Mais non, je te jure que non. Il n’y a rien entre lui et moi. Il ne me parle jamais de toute façon.

Je sentais qu’il ne me croyait pas. Il tentait de contrôler sa colère. Je ne savais pas quoi faire. Alors, je lui ai proposé

Dis-moi tout ce que tu as sur cur, même si ce n’est pas gentil.

Tu t’es bien foutue de ma gueule, voilà ce à quoi je pense. J’ai quitté un boulot que j’adorai pour toi. J’ai accepté de rester vivre dans ce putain d’appart pour toi ! Je te laisse te faire baiser par qui tu veux… Et tout ça pour quoi ? Pour me rendre compte que t’es amoureuse d’un autre et que tu n’as même pas eu le courage de me le dire !… Au lieu de chialer, dis-moi que ce n’est pas vrai !

JC… Pardon… Vraiment, je ne voulais pas te faire de mal.

Putain de merde !… Ca explique pourquoi tu te planques pour certains coups de fil et que tu me caches des trucs sur ton ordi… Et ça fait longtemps tous les deux ?

JC, je te jure que ce n’est pas ça…

J’en ai marre de tes putains de mensonges ! Si tu as un peu de respect pour moi, ose me dire la vérité.

Oui, je suis amoureuse de mon chef, mais il n’y a absolument rien entre nous. Et ces coups de fils c’est pour un truc dont je ne peux pas te parle !

Quoi ?

Vraiment, je t’assure que je ne peux pas t’en parler.

Ok… Maya m’a proposé de sortir demain soir avec elle. Je vais y aller. En attendant, je vais finir la nuit sur le canapé et j’aimerai beaucoup que tu me laisses seul.

Le soir suivant, JC n’est pas rentré de la nuit. Le lendemain, en revenant de mon travail, ses affaires n’étaient plus là et le double des clés avaient été mis dans la boîte aux lettres. Il ne laissa même pas un mot.

Chaque jour qui passait était bien plus difficile que le précédent. Je bénissais les week-ends parce que je ne voyais pas Yvan, et que du coup, mes envies étaient moins fortes. J’allais courir dans un parc pas très loin, histoire de me vider la tête. Ce n’était pas vraiment efficace en fait. J’aurai pu retourner dans un de ces clubs libertins, mais j’avais peur d’y aller toute seule. J’avais peur de ne pas pouvoir me contrôler. JC n’était plus là pour me servir de bouée de sauvetage au cas où.

Je ne supportais plus ces envies qui grandissaient encore plus dès que j’apercevais Yvan, ou que j’entendais rien que le son de sa voix. Je sentais que je perdais de plus en plus le contrôle sur moi. Je me masturbais des dizaines de fois au travail, dans les toilettes, où derrière mon bureau dès que mes collègues sortaient pour faire une pause. Je me masturbais chez moi, dans mon sommeil, je n’en dormais presque plus.

Et un soir de la semaine dernière, revenant de mon footing alors qu’il faisait déjà nuit noire, que les parebrises des voitures commençaient à geler, que j’étais encore perdue dans mes pensées dans lesquelles Yvan me faisait l’amour, deux mecs qui faisaient la manche m’ont interpellée en disant « Hey, la pute, t’as pas une pièce ? ». Pourquoi n’ai-je pas juste continué mon chemin ? Je me suis arrêtée, et je leur ai répondu

Désolée, je n’ai rien sur moi.

Ben, donne-nous ton cul alors, histoire de nous réchauffer.

D’accord.

Ils m’ont entrainée au milieu d’une ruelle mal éclairée. Ils étaient sales et puaient, mais ça n’avait aucune importance. Ils me pelotaient les fesses et les seins brutalement, je me laissais faire, ça me faisait du bien. Ils m’ont déshabillée en tirant sur mes vêtements, les déchirants en partie, trop pressés de vouloir goûter à mes orifices.

C’est lorsque je me suis retrouvée seule, avec leur sperme dégoûtant sur mon corps, toute nue assise sur le sol glacé que j’ai décidé de mettre un terme à tout ça. Je préférais vivre avec une impression de grand vide en moi que de continuer ainsi. Ca allait me détruire sinon.

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