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Pauline – Années étudiantes – Chapitre 22

Pauline - Années étudiantes - Chapitre 22



Chapitre 22

Ton voyage s’est bien passé ma puce ?

Ca va. J’ai dormi tout le trajet, je me suis réveillée à peine lorsque le train est arrivé en gare. Charline est à la maison ?

Heu… Non… On n’est plus ensemble, depuis deux jours.

C’est elle ou c’est toi ?

Elle… Je ne sais pas trop pourquoi en fait.

Mais, ça va ? Pas trop triste ?

Non, ne t’inquiète pas. On était trop différent de toute façon. Mais, ses énormes seins me manquent un peu tout de même. C’était confortable pour y mettre la tête.

Cochon.

Il posa sa main sur ma cuisse, la caressa un peu, remonta, commençait à glisser à l’intérieur. Je l’ai repoussé gentiment

Non papa, je n’ai pas envie.

Je comprends. Tu es fatiguée. Ce n’est pas grave.

Je n’ai plus envie qu’on le fasse.

Vraiment ? Pourtant, c’était agréable tous les deux. Et c’est toi qui avait commencé.

Et c’est moi qui finis.

Ok… Je n’insiste pas. T’as prévu des trucs pendant tes vacances ?

Non, rien de spécial. Me reposer, réviser, faire du sport… Voilà.

Nous avons passé une première soirée calme et agréable à manger une pizza devant la télé. Le lendemain matin, il me réveilla doucement, m’ayant amené mon petit-déjeuner sur un plateau. Je l’ai mangé sur ma petite-terrasse privée, il faisait bon, il y avait du soleil, c’était le paradis.

En plus de la table et des deux chaises, il m’avait même installé un transat, sur lequel j’ai passé ma matinée à ne rien faire d’autre que me dorer le corps nu, avec un tout petit vent bien agréable qui me caressait la peau.

Je suis descendue en fin de matinée pour l’aider à préparer le repas. J’ai juste enfilé une petite robe d’été. Il rit un peu en me disant

Je crois que tu as attrapé un petit coup de soleil.

Ha bon ? Où ça ?

Sur le nez, et t’as le décolleté tout rouge.

J’ai penché la tête, j’ai tiré sur ma robe pour jeter un il, il n’avait pas tort. Mais lui aussi en profita pour regarder ma poitrine.

Papa, ne matte pas.

Je n’ai même pas le droit à ça ?

Non. Ca pourrait te donner des envies.

Le repas est passé, je ne me suis pas attardée et suis vite remontée dans mon antre. Plusieurs fois, mon père eut des regards très insistants qui me rendaient mal à l’aise. J’avais bien compris qu’il avait envie de moi, mais là… Il n’y avait aucune tendresse, pas d’amour… Il me fit un peu peur sur le coup. Mais tout ça a vite été oublié, installée sur mon lit à lire un livre.

Quelques minutes plus tard, je l’entendais parler. Pourtant, personne n’avait sonné à la porte. Il devait être au téléphone, il n’y avait que sa voix. La discussion semblait violente en tout cas. Je suis allée voir. Ca venait du bureau dont la porte était entre ouverte. Et j’entendais mon père, avec une voix déformée répéter en boucle "Sale pute, grosse salope, je vais te baiser, je vais te l’enfiler bien profond et tu vas voir ce qui t’attend !".

J’ai passé la tête, il était en train de se branler devant son ordinateur à regarder les photos de moi que nous avions faites durant les vacances de Noël… Je ne comprenais pas… C’était choquant… Et j’ai fait d’une petite "Papa ? Tu fais quoi ?". Il s’est tourné d’un coup, il avait un regard de fou qui me tétanisa. Une seconde après, il était sur moi, déchira ma robe, agrippa un de mes seins en me faisait mal, tout en continuant à se branler. J’ai crié, j’ai pleuré, je n’avais plus aucune force dans les jambes. Les muscles de mon corps lâchèrent et je me suis urinée dessus. Et il continuait à dire "Je vais te baiser sale pute".

J’ai senti son sperme sur mon ventre. Il était en train d’éjaculer. Il me lâcha, je suis tombée sur le sol, en pleurs, les jambes coupées, n’ayant même pas la force de fuir. Il lançait des râles de bête sauvage, continuant à se vider les couilles sur moi. Et la seconde d’après

"Pauline ? Qu’est-ce qui se passe ?… Qu’est-ce que j’ai fait ?".

Mon père ne m’avait pas violée, mais je n’avais aucune envie de savoir s’il en était capable. Mais, j’ai eu la peur de ma vie. Et que ça vienne de lui, c’était pire… L’homme que j’aimais le plus au monde, l’homme en qui j’avais toute confiance, l’homme que je croyais si bien connaitre, mon père… Ca cassa quelque chose entre nous.

Il s’en voulait, et heureusement encore, mais minimisait à mon sens cet incident. Je l’ai tout de même forcé à aller voir un docteur, et je l’ai accompagnée pour être certaine qu’il consulte réellement. Après l’examen médical où j’ai été invitée à attendre dehors, le médecin me fit entrer pour discuter

J’ai cru comprendre que c’est vous qui avez forcé votre père à venir. Je n’ai rien détecté d’anormal pour un homme de cet âge. Il a quelques carences en vitamines qui peuvent vite être réglées, et visiblement beaucoup de fatigue, à ce qu’il m’a expliqué, lié à son travail.

Pourtant, hier, il a eu une sorte d’absence.

Comment ça ? Il s’est évanoui ?

Non, pas du tout. Il faisait des choses et disait des choses, mais c’était pas lui… Il avait un regard totalement vide et après il ne se souvenait plus de ce qu’il avait fait.

Et bien, ça peut être lié à son surmenage actuel. Un moment, le corps ne sait plus répondre correctement. Y a-t-il eu un évènement particulier dernièrement ?

Il a rompu avec sa copine.

Et voyant qu’il ne me prenait pas vraiment au sérieux, j’ai ajouté "il s’est masturbé en me regardant". Ce n’était pas tout à fait vrai, mais je n’avais pas envie de raconter la réalité. Le docteur a raclé plusieurs fois sa gorge, puis s’est adressé à mon père qui n’en menait pas très large après ma révélation

Puis-je savoir si vous aviez une relation sexuellement active avec votre ancienne amie ?

Euh… Oui, assez.

C’est-à-dire ? Combien de fois par semaine par exemple ?

Ca a varié avec le temps.

Comme souvent. Mais sur la fin de votre relation.

Deux à trois fois par jour.

… C’est beaucoup pour quelqu’un de votre âge. Avez-vous toujours eu une vie sexuelle aussi active ?

Non, pas du tout. J’ai commencé à avoir plus d’envies à la fin de l’été et depuis ça augmente. J’ai été célibataire depuis mon divorce jusqu’à ce que je rencontre mon amie en Janvier.

Et lorsque vous étiez avec votre femme ?

Ben… Une à deux fois par semaine avant la venue au monde de Pauline, et ça a diminué au fur et à mesure jusqu’à plus rien plusieurs mois avant notre séparation.

Aviez-vous des impressions de manque depuis votre séparation ?

Non.

Et là ?

Oui… Presque tout le temps. Et j’ai souvent de migraines aussi.

Ils ont continué à parler un peu, à raconter les grandes étapes, les grands changements. Le docteur rédigea une ordonnance : "bon, je vous ai prescrit des vitamines qui ne sont pas remboursées, également de quoi vous permettre de relâcher un peu la pression. En plus, j’ai mis des pilules qui devraient permettre de faire diminuer votre libido. En ce qui concerne vos migraines, je préfère vous faire une ordonnance pour un scanner. Ce n’est peut-être rien, je vous rassure. Mais nous serons ainsi fixés".

Mon père prit rendez-vous à l’hôpital. Il fallait attendre la semaine suivante. Les médicaments qu’il prenait semblaient être efficaces. Mais la prescription n’était que pour une semaine. Et j’avais peur qu’il ait une nouvelle crise, et qu’il s’en prenne à moi. Mon père comprit que je parte plus tôt, même s’il était triste. J’ai repris le train sans qu’on se prenne dans les bras avant, sans qu’on s’embrasse. Et s’il devait ravoir une crise, ça ne serait pas en se branlant sur mes photos, je les ai supprimées de son ordinateur.

Durant le trajet, j’ai repensé à la veille, lorsque je suis allée voir Charline à son travail. Mon père ne l’a jamais su. J’étais arrivée au restaurant, un homme au bar me dit "désolée mademoiselle, nous venons de finir le service du midi". Charline était en train de nettoyer une table, elle me reconnut et fit : "elle ne vient pas pour manger… Je peux finir après ?" et elle me rejoignit, m’emmena derrière le restaurant, s’alluma une cigarette, et comme si elle savait déjà, elle me demanda

C’est arrivé quand ?

Dimanche.

J’aime beaucoup ton père, mais je ne supporte plus ses crises. Un coup il n’est pas là, un autre coup il m’attrapait comme si je n’étais qu’une putain sans intérêt. Et l’instant d’après, il était tout à fait normal. Il t’a fait du mal ?

Non… Rien de grave, je t’assure. Ça lui arrive souvent ?

Ben, de plus en plus en fait. La première fois, un peu avant que nous nous rencontrions. Et plus rien pendant trois semaines. Et après, presque toutes les deux semaines, puis, une fois par semaine… Toujours les week-ends, le soir.

Tu l’as quitté pour ça ?

Elle écrasa sa cigarette et en reprit une autre. Elle finit par répondre

Entre autres. J’ai jamais su choisir mes mecs de toute façon.

Si ça me concerne, je veux savoir.

J’ai surpris ton père en train de se branler devant son ordinateur en disant des mots… Putain, il avait fait un montage de photos avec des trucs pornos et mettant ta tête dessus… C’était taré… A la limite, si ça avait été moi… Mais, toi… Sa propre fille…

Si elle savait qu’il ne s’agissait pas d’un montage photo… Au moins, c’était déjà ça qu’elle le crût.

Je suis partie sans qu’il me voie, j’ai plié bagage et voilà. Désolée de te dire ça. Je ne sais pas si tu me crois, mais c’est ce que j’ai vu.

J’ai forcé mon père à aller voir un docteur. Il pense que c’est du surmenage. Il est sous traitement. Il va tout de même à l’hôpital mardi prochain pour faire un scanner… Il n’a certainement rien, mais on ne sait jamais. Est-ce que ça te dérange de vérifier qu’il se rend bien au rendez-vous ?

Tu m’en demandes beaucoup là… Pourquoi tu le fais pas ?

Je repars demain.

Tu ne devais pas rester les deux semaines ?

Je sentais les larmes me monter aux yeux. Elle écrasa sa seconde cigarette et en reprit encore une autre, et elle me prit dans ses bras avant de l’allumer et me dit "ma pauvre, ça doit être encore plus dur pour toi que pour moi. Ok, je l’accompagnerai". Je ne sais pas ce qu’elle a compris ou imaginé. Mais, elle savait que je lui avais menti en disant que mon père ne m’avait rien fait de grave.

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