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PokémonVR – Chapitre 20

PokémonVR - Chapitre 20



Ayaka et moi revînmes à Parmanie après notre petite aventure. J’avais encore l’esprit émerveillé par le petit jeu auquel nous avions joué, avec l’infirmière Joëlle. En fermant les yeux, il m’arrivait même de revoir son visage pendant que j’allais et venais en elle. Tout de même, les sensations que j’avais ressenties ressemblaient énormément à celles qu’il est possible de ressentir dans le monde réel. Cela pouvait paraître évident, mais en y réfléchissant bien, c’était loin d’être le cas. Dans un monde virtuel, la notion de plaisir n’a pas réellement de sens, puisque notre propre personne ne commet pas directement l’action. Seulement, Secoya avait réussi à créer un programme permettant à l’utilisateur de connaître l’extase. Plus je m’interrogeais à propos de cet homme, plus je me faisais la remarque qu’il s’approchait énormément du génie. Si seulement il n’avait pas fait travailler sa cervelle pour un projet aussi odieux.

— Clifford ? Allô la Terre, ici la Lune.

Perdu dans mes pensées, je n’avais pas remarqué que nous avions rejoint le groupe de bêta-testeurs. Ayaka, à mes côtés, me fixait comme si elle essayait de deviner ce à quoi je pensais.

— Désolé, j’ai raté quelque chose ? demandai-je à ma petite-amie.

— Disons que nous allons entrer dans l’arène pour affronter Koga. Alors il est l’heure de parler stratégie.

Les huit autres bêta-testeurs, dirigés par Loser, posté devant les portes de l’arène de la ville, avaient déjà commencé à lister les éléments qu’ils connaissaient à propos du cinquième champion. Spécialiste du type Poison, il risquait d’être redoutable. En particulier son Grotadmorv. Ce Pokémon de type Poison pur est censé posséder les attaques Acidarmure et Lilliput, qui augmentent respectivement sa Défense et son Esquive. En d’autres termes, il fallait éliminer ce Pokémon aussi rapidement que possible. Ses trois autres Pokémon, quant à eux, ne devraient pas poser trop de problèmes. Il fallait également se méfier de l’attaque Toxik, qui permet d’empoisonner gravement. Si l’empoisonnement est déjà un problème de statut agaçant, l’empoisonnement grave est bien pire. Un Pokémon empoisonné perd un huitième de sa santé maximale à chaque fin de tour. Un Pokémon gravement empoisonné, quant à lui, perd un seizième de sa santé maximale à la fin du tour durant lequel la cible a été gravement empoisonnée. Puis, au tour suivant, les dégâts passent à deux seizièmes, puis à trois seizièmes, et ainsi de suite.

— Le seul soucis, ajouta Loser, c’est que nous ignorons si Secoya n’a pas modifié quelque chose. Comme d’habitude, l’un d’entre nous, de préférence quelqu’un qui posséderait un Pokémon Psy ou Sol, va devoir passer en premier afin de vérifier.

Lorsque Loser se tut, le calme régna dans le groupe. Personne ne parlait ; tout le monde réfléchissait. Qui allait y aller ? Je pouvais me dévouer, mais si Secoya avait modifié ne serait-ce qu’un détail de la stratégie habituelle de Koga, je risquais d’être en mauvaise posture.

— Je vais y aller, s’exclama alors quelqu’un.

Nous tournâmes tous la tête en direction de la voix. C’était Detsuky. À travers le verre de ses lunettes, il fixait Loser d’un regard serein.

— Dans mon équipe, j’ai un Alakazam, un Grolem et un Ossatueur. Aucune chance de perdre avec ça.

Effectivement, avec des Pokémon pareils, Koga ne pourrait rien faire. Je pensais même qu’Alakazam pourrait, à lui seul, vaincre les quatre Pokémon du champions.

— Bonne chance à toi, se contenta d’ajouter Loser en rejoignant le groupe.

Detsuky sourit avant de s’avancer. Il se retourna rapidement pour regarder MissMalice, derrière lui. Je ne l’avais pas remarqué précédemment, mais il semblait lui tenir la main. Leur relation semblait sérieuse, et cela me donna chaud au cur. Le bêta-testeur aux lunettes noires s’avança vers l’arène et ouvrit en grand les portes du bâtiment. Il pénétra alors dans son enceinte, puis nous le suivîmes sans faire le moindre bruit. Puisque j’étais le dernier à entrer, je fermai les portes derrière moi avant de m’enfoncer plus profondément dans une grande pièce rectangulaire aux murs peints en violet. Au bout d’une dizaine de secondes de marche, je remarquai des traits blancs tracés sur le sol. Les limites de l’arène de combat. Les neuf bêta-testeurs, moi y compris, reculèrent tandis que Detsuky alla se placer dans un petit rectangle délimité par des traits blancs. De l’autre côté de l’arène, un PNJ, dont les cheveux bleu foncé formaient sept piques sur le dessus de sa tête, l’attendait. Il portait un kimono noir, à l’image des ninjas dans les films orientaux. Un foulard rouge était attaché autour de son cou. Koga, le champion d’arène, toisait son adversaire d’un regard sévère. Il entama alors son petit discours de champion, puis le combat commença.

Comme nous l’avions imaginé, Detsuky terrassa Koga sans que ce dernier pût ne fût-ce que se défendre. Bien que l’affrontement eut été rapide, il nous avait beaucoup appris : Secoya n’avait pas spécialement modifié la stratégie du champion.

— Bon boulot, s’extasia Loser lorsque Detsuky revint. Une bonne branlée d’entrée de jeu, ça fait du bien au moral.

Nous étions tous enthousiastes et confiants dans nos chances de victoire. Après tout, suite aux épreuves que nous avions traversées, un simple champion d’arène ne pourrait pas nous arrêter. Enfin, c’est ce que nous pensions.

Chacun notre tour, nous affrontâmes le champion afin de récupérer notre cinquième badge. Ayaka, grâce à son Leviator, s’était débarrassé des Pokémon les plus faibles de Koga avant d’envoyer son Ectoplasma, Pokémon de Spectre-Poison, donc immunisé contre Toxik, afin de vaincre Smogogo et Grotadmorv.

— Les doigts dans le nez, avait-elle ajouté en quittant les délimitations de l’arène.

MissMalice, possédant également un Alakazam, avait elle aussi balayé l’équipe du champion. Loser, quant à lui, s’était servi de son Florizarre et de son Vampigraine pour vaincre Grotadmorv. Ainsi, la santé du Pokémon adverse ne cessait de diminuer, peu importait ses augmentations de statistiques. Les bêta-testeurs se succédèrent jusqu’à ce qu’il n’en restât que deux : moi et un dénommé DeadEnd. Je n’avais jamais fait attention à ce joueur, et pour cause, il se montrait très discret. DeadEnd et moi nous regardâmes afin de déterminer qui serait le suivant. Confiant, je décidai de rejoindre l’arène. L’autre bêta-testeur ne s’y opposa pas, alors je pénétrai dan le rectangle blanc dédié au challenger.

Le combat fut laborieux, mais grâce à ma stratégie, notamment basée sur mon leveinard fraîchement capturé, je parvins à mettre un terme au combat. Tout ce que j’avais à faire, c’était de me battre normalement. Je parvins à vaincre son Grotadmorv grâce aux attaques Onde de Choc de mon Raichu. La particularité de l’attaque Onde de Choc est assez pratique : elle ne peut échouer. Autrement dit, cette capacité possède une précision infinie. De plus, Onde de Choc étant une attaque Spéciale, les augmentations de défense de Grotadmorv ne m’avaient pas gêné. Puis, lorsque Smogogo, l’ultime Pokémon de Koga, parvint à vaincre mon Raichu, mon Tygnon et mon Rafflésia, j’avais envoyé Leveinard afin de soigner mes Pokémon à coups de Rappel. Leveinard étant un Pokémon possédant un nombre de point de vie hallucinant et une défense spéciale impénétrable, Smogogo ne pouvait pas le faire tomber K-O. Surtout que la capacité Régénération de mon Pokémon le soignait de l’empoisonnement grave, et la capacité E-Coque lui permettait de récupérer cinquante pourcents de sa santé maximale. Ce fut donc victorieux que je retournai auprès d’Ayaka.

— J’ai mon Léviator ; tu as ton Leuphorie. Ou plutôt ton Leveinard, c’est du pareil au même.

— Avec ça, impossible que nous perdions à ce jeu, complétai-je.

Ayaka acquiesça avant de se lover contre moi. Je lui rendis son étreinte tandis que je déposai un baiser sur le sommet de son crâne.

— Encore un peu de patience, lui murmurai-je. Nous ne mettrons plus beaucoup de temps à terminer ce jeu.

Bien que cela ne fît que deux semaines que nous étions bloqués, le monde réel commençait à nous manquer. Je me demandai d’ailleurs comment se portaient mes parents. Ils devaient sûrement être fous d’inquiétude. Mais j’avais déjà réfléchi à la question. Selon mon point de vue, personne n’était au courant que nous étions emprisonnés dans un jeu mortel. Pour nos proches, nous étions simplement encore en train de tester le jeu en réalité virtuelle. Puis, je me rendis compte qu’Ayaka et moi n’avions jamais parlé de nos proches. Nous avions beaucoup parlé de nous, de nos passions, de nos emplois, mais jamais de nos familles.

— Ayaka ? entamai-je avec hésitation.

Ma petite-amie leva sa tête pour plonger ses yeux marron dans les miens.

— Est-ce que tu as des gens qui te manquent, de l’autre côté ?

Ayaka se mordit la lèvre. Son visage prit une expression agacée qu’elle masqua rapidement. Mais trop tard, je l’avais vue.

— Pourquoi cette question ? m’interrogea-t-elle.

— Parce que si je veux apprendre à te connaître, j’aimerais en savoir plus sur les personnes qui t’entourent IRL.

— Je vois, soupira-t-elle.

Elle garda le silence pendant quelques secondes avant de finalement, avec un visage sincèrement désolé, m’annoncer :

— J’aimerais ne pas en parler. Tu vois, ma famille est un peu spéciale, répondit-elle en hésitant sur le dernier mot. Je t’en parlerai peut-être, mais pour l’instant, je ne peux pas.

Sa réponse me laissa perplexe, mais je ne pouvais que m’en contenter. Ayaka n’était pas du genre à se plaindre inutilement. Comme tout le monde, ses nerfs pouvaient lâcher. Dans ces moments-là, je m’efforçais de la consoler, mais jamais elle n’avait pleuré sur mon épaule pour quelque chose d’anodin. Si répondre à ma question la gênait, alors il devait y avoir une raison. Une bonne raison.

— Pas de soucis, souris-je en ramenant son visage contre moi. Tu n’auras qu’à m’en parler quand tu en auras envie.

Nous demeurâmes silencieux pendant encore quelques instants avant de nous rappeler que DeadEnd devait certainement affronter Koga. Nous observâmes alors le combat qu’il menait, le dernier avant que notre groupe ne poursuivît sa route pour rejoindre Safrania. Cependant, les choses ne semblaient pas se dérouler comme nous l’aurions espérer. DeadEnd était actuellement en train d’affronter le Grotadmorv de son adversaire. Deux des cinq Pokémon du bêta-testeurs étaient K-O, mais cela ne m’alarma pas. Les choses furent différentes lorsque le Arcanin du bêta-testeur atteignit sa cible pour ne lui infliger que neuf pourcents de dégâts. Mon cur fit alors un bond dans ma poitrine. Mes yeux pivotèrent légèrement pour observer les visages des sept autres spectateurs. Je remarquai alors un immense sentiment de panique générale.

— MissMalice ? appelai-je en me dirigeant vers la jeune femme blonde.

Cette dernière, les bras enroulés dans ceux de Detsuky, tourna son visage vers moi. Ses yeux brillaient d’une lueur inquiétante.

— Combien de fois Grotadmorv a-t-il fait Acidarmure ? lui demandai-je.

— Six fois, répondit-elle.

Autrement dit, la statistique de défense du Grotadmorv était à son maximum : quatre fois supérieure à sa défense habituelle. D’où les très faibles dégâts qu’infligeait Arcanin.

— Rassure-moi, il n’a pas touché à Lilliput ?

En entendant mes mots, elle comprit que je n’avais pas regardé le début du combat. Elle me répondit alors avec une voix qui me fit comprendre immédiatement l’origine de la peur des bêta-testeurs : Grotadmorv avait également utilisé Lilliput six fois. Dans ces conditions, il aurait fallu un miracle pour que DeadEnd s’en sortît. Toutefois, entre ses attaques qui échouaient sans cesse et les dégâts négligeables qu’il infligeait lorsqu’il touchait, DeadEnd fut bientôt contraint de piocher dans sa réserve de Rappel. Ses Guérison, Hyper Potion et Total Soin se dissipaient également très rapidement, et ce jusqu’à ce que son inventaire en fut dépourvu. Arriva alors ce que nous redoutions tous : l’ultime Pokémon de DeadEnd, Ronflex, fut mis K-O ; le dixième bêta-testeur venait de perdre son match.

— Non, murmura Ayaka. Pas ça.

Un silence pesant s’imposa de lui-même. Incapables de bouger, nous ne pûmes détourner le regard du visage terrifié de DeadEnd.

— Non ! hurla-t-il.

Il s’apprêta à s’enfuir de l’arène, mais le Smogogo de Koga s’interposa. DeadEnd tenta de bousculer le Pokémon, mais ce dernier envoya un nuage toxique que le bêta-testeur, dans la panique, respira à pleins poumons. Il se rua alors hors de l’arène et courut dans notre direction. Il ne se trouvait qu’à une cinquantaine de centimètres lorsqu’il trébucha avant de tomber lourdement sur le sol.

— Je ne peux plus bouger me jambes ! s’égosilla-t-il en tentant de se relever.

Malgré ses efforts, son corps restait au sol. Il commença alors à ramper dans notre direction. Ses yeux cherchaient les nôtres, comme s’il s’attendait à ce que quelqu’un vînt le sauver. Mais personne ne réagissait. Personne ne voulait admettre ce qui se produisait. Tandis qu’il se rapprochait lentement de nous, il s’arrêta subitement en portant ses mains à son cou.

— Peux resp…rer !

Malgré toutes ses tentatives, il semblait incapable d’ingérer de l’air. Il roula sur le sol pour se retrouver sur le dos. Encore une fois, son regard se dirigea vers nous, sans doute souhaitait-il que quelqu’un le sauvât. Mais que pouvions-nous faire ?

— Je pas mou…rir !

DeadEnd lâcha sa gorge avant de rouler pour se retrouver sur le ventre. Il tenta derechef de ramper vers nous, mais ses forces, qui l’avaient quitté, ne lui permettaient de se déplacer que de quelques centimètres à chaque mouvement de bras. Il commença alors à tousser fortement au fur et à mesure qu’il approchait. Puis il vomit du sang. Un léger flot ininterrompu s’écoulait de sa bouche sous les yeux terrifiés de la victime. Ses yeux rougirent rapidement, jusqu’à ce que du sang s’échappât également de ses globes oculaires. Ses cris, à cause du saignement de sa gorge, s’étaient tus. Bientôt, du sang s’échappa de ses oreilles. Il trouva la force pour relever légèrement la tête.

— Aid…moi.

Son corps agonissant se vidait rapidement de son sang. Je n’osai imaginer la souffrance que devait ressentir le bêta-testeur. Puis son visage retomba lourdement sur le sol. Son visage, plaqué contre le sol, nous était invisible, et j’étais persuadé qu’il valait mieux ne pas être témoin du résultat de l’empoisonnement. Puis, lorsque le corps de DeadEnd cessa totalement de bouger, nous comprîmes que c’était terminé. Incapable de me retenir plus longtemps, je tombai à genoux et vomis une grande quantité de bile. Ma vision se troubla et les sons ne pouvaient parvenir jusqu’à mon cerveau sans être altérés. Je parvenais tout de même à distinguer plusieurs sons aigus, sans doute les cris de nos compagnons. C’était tout simplement atroce, cette sensation d’impuissance lorsque la mort s’abat sur la personne présente en face de soi. Pourtant, cette sensation aurait dû nous être familière. Mais il semblerait que ce genre d’expériences ne puisse devenir anodin. Peu importe le nombre de victimes, personne ne peut s’habituer à ces images dantesques. Lorsque je relevai la tête, je parvins à distinguer légèrement la silhouette d’Ayaka. Elle semblait agenouillée, les mains au niveau du cur. Il me semblait également qu’elle pleurait. Je tentai de me relever, mais mes jambes tremblaient tellement que je ne pus éviter de chuter. Mon visage tomba alors en avant, et j’aurais pu me faire assez mal si je n’avais pas placé mes mains au sol afin d’amortir la chute. Ce fut en ressentant une sensation d’humidité contre le dos de ma main que je compris que, moi aussi, je pleurais.

Nous eûmes besoin d’un quart d’heure supplémentaire pour nous calmer. Les émotions extrêmes que nous avions ressenties auparavant n’ayant pas encore quitté nos mémoires, nous demeurâmes silencieux tandis que nous nous dirigeâmes vers le centre Pokémon de Parmanie afin de soigner nos équipes. Loser et moi, tandis que nous attentions que tous les Pokémon fussent soignés, sortîmes la liste des joueurs décédés que nous avions créées à Lavanville. Ce fut avec un profond sentiment de tristesse que nous y ajoutâmes le nom de DeadEnd, la onzième victime de ce jeu mortel.

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