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Police polissonne – Chapitre 67

Police polissonne - Chapitre 67



Alors que Sonia dévore les kilomètres depuis bientôt deux mois, Nathalie réserve une surprise à Julie. En effet, lors de leur petite sortie au restaurant du port avec Marius, son patron jovial, Nathalie avait fouillé dans le portefeuille de Julie et découvert sa carte d’identité. Après un rapide coup d’il, elle avait eu l’agréable surprise de découvrir le prénom de Julie ; ce qui lui laisse penser que Julien avait pris la décision de changer réellement de sexe depuis longtemps. Mais le plus merveilleux, c’est la date de naissance qui se trouvait juste au-dessous : le 16 juin 1991, et aujourd’hui, nous sommes le 16 juin 2018 ; Julie a vingt-sept ans. Volontairement, elle ne lui a rien souhaité au réveil et durant la matinée, elle prétexte un besoin urgent de faire deux ou trois courses ; ce qui ne choque pas Julie. Elle ne fête jamais son anniversaire qui lui avait laissé un goût amer durant son enfance ; elle en a même oublié la date.

Après la fermeture du magasin, Nathalie propose à Julie de passer une soirée « relax », selon leur expression, cela consiste à passer la soirée nue sous un peignoir de soie ou de satin. De prendre un petit apéritif accompagné de quelques vérines et autres canapés préparés par le traiteur. Arrivée chez elle, Nathalie se rue sous la douche en disant à Julie qu’elle se chargerait de préparer le repas, le temps qu’elle se prépare à son tour.

Quand Julie fait son apparition dans le salon, petit, mais douillet, elle peut découvrir dans la pénombre des bougies allumées un peu partout dans la pièce, une douce odeur de lavande émanant du diffuseur de vapeur lumineux. Un CD de Christine and the Queens tourne dans le lecteur et la table basse et généreusement garnir des amuse-bouches et de deux flûtes à champagne.

Waouh, quelle ambiance, tu fêtes quelque chose ?

Oui, ma chérie ; ton Anniversaire… Alors bon anniversaire, ma chérie que j’aime de tout mon cur, lui dit-elle en l’embrassant tendrement.

Mais, comment as-tu su ? Tu sais, je suis très touchée. Je ne le fête jamais, car cela était une véritable corvée ; mais là…, elle fait une pause tellement l’émotion est grande. Mais là, aujourd’hui, c’est différent, répond-elle d’une voix étranglée par l’émotion en laissant échapper une larme.

Nathalie qui a servi le champagne, lui tend une flûte en réitérant ses vux de bon anniversaire, puis se lève et attrape un paquet qu’elle avait caché derrière son fauteuil ; elle le tend en disant :

Bon Anniversaire ma chérie !

Julie, interrogative, regarde alternativement Nathalie et le paquet. Un cadeau pour son anniversaire ! Jamais personne ne lui avait porté une telle attention. Sa gorge se serre, les larmes montent, cette fois, elle pleure vraiment ; des perles de bonheur coulent le long de ses joues. Fébrile, elle caresse le papier rouge décoré d’un nud doré en Bolduc large. Le paquet est emballé de main d’artiste, seule une étiquette portant le nom du magasin suggère le contenu du cadeau. Quand elle ôte le papier, une boîte ocre fermée par un ruban bleu sur lesquels est inscrit en lette majuscule : LOUIS VUITTON, s’offre à elle. Elle l’ouvre, à l’intérieur, un magnifique sac de la marque, emballé dans du papier soie attend. L’émotion est à son paroxysme, son premier sac de filles ; elle l’ouvre, et à l’intérieur se cache un portefeuille, elle le prend et le caresse tendrement. Les yeux remplis de larmes, elle se lève et embrasse sa chérie avec une fougue hors du commun remplie de milliers de Merci.

Je ne te demande pas si cela te plaît ? interroge Nathalie.

Tu ne peux pas savoir comme tu me remplis de bonheur…

Oh que si, il suffit de te regarder, tu sais moi aussi, je suis remplie de joie. Bon, assez pleuré ; on trinque et tu vas inaugurer ton portefeuille.

Pendant qu’elles dégustent leur champagne et les petits-fours, Julie tourne et retourne ses cadeaux dans ses mains, les inspecte sous toutes les coutures puis se lève et récupère son vieux porte-monnaie.

Donne, je vais t’aider, je vide et tu remplis ?

Tu sais, ça va être vite fait, mes papiers et un peu d’argent, rien de bien extraordinaire.

Oui, et bientôt, une carte vitale et une carte bancaire, dit Nathalie en vidant tout.

Puis pour être certaine que rien ne reste, elle le retourne, le secoue ; de la poussière s’en échappe et…

Et ça ! s’exclame Nathalie en récupérant une carte SIM tombée sur la table basse.

Mince, c’est ma carte téléphonique, je croyais l’avoir perdue ; de toute façon, elle doit être désactivée depuis le temps.

Si l’abonnement est à jour de règlement, elle ne le sera pas ; c’est toi qui paies ton abonnement ?

Non, c’est mon père, informe-t-elle en baissant la tête.

Le doute s’installe dans son esprit : et s’il avait cherché à le joindre, et s’il avait des soucis, et si…, et si… Son passé vient tout à coup de le rattraper en une fraction de seconde, Julie sort de son esprit et Julien revient avec tout ce qui va avec.

Julie, je suis désolé, je n’aurais pas dû faire ça.

Ce n’est rien, je ne savais même pas qu’elle était là ; je croyais même l’avoir perdue.

Il va falloir regarder si elle fonctionne et savoir si quelqu’un a essayé de te joindre.

Oui, mais plus tard.

Non, il y a peut-être des messages importants, sait-on jamais. Tu la mets dans ton téléphone et tu regardes ça tranquillement.

Oui, tu as raison, répond-il. Tu sais que je suis sensible et qu’un rien me bouleverse, et là, j’ai peur.

Allez, aie confiance, et puis je suis là ; je vais mettre le four à chauffer le temps que tu regardes, dit-elle en se levant.

Le temps que Nathalie passe en cuisine, Julien est inquiet. Il a hâte de savoir, mais il ne se fait pas d’illusion : son père l’a obligatoirement appelée, ce qui lui provoque des douleurs à l’estomac, comme des crampes.

**

Lors de ses longues discussions avec Nathalie, Sonia et les jumelles, il avait expliqué comment se passaient les relations avec son père qui ne supportait pas que son fils se travestisse. Pour lui, un garçon doit se comporter en homme sans jamais déroger à cette règle, et cela, quoi qu’il arrive ; vouloir s’habiller en fille et se comporter comme telle n’était pas compatible avec ses convictions. À cause de cela, il avait jugé que son fils était incapable de se gérer et avait donc décidé de lui trouver un travail et de s’occuper de surveiller ses finances. Il croyait bien faire en le faisant embaucher dans la même boîte que la sienne, mais sans savoir si ce métier de peintre en bâtiment plairait à son fils. Ne pouvant plus supporter l’emprise qu’avait son père sur lui, Julien avait décidé de fuir l’Espagne et de se réfugier en France en suivant un mec qui lui promit monts et merveilles.

**

Lorsque Nathalie revient, Julien ouvre son téléphone (celui que Sonia lui avait procuré) et remplace la carte SIM, puis rallume l’appareil.

Tu te souviens de ton code PIN ? s’inquiète Nathalie.

Oui, c’est celui d’origine 0000, j’y vais ?

Allez, courage ; ça va aller, lui dit Nathalie à l’optimisme sans faille.

Il compose les quatre chiffres et le téléphone s’allume avec un joli message : « Carte SIM déverrouillée avec succès » puis une foultitude de messages déboulent, mais cette fois, Julien a vraiment peur ; il tremble.

Ah oui, quand même ! T’es une vraie star quand tu t’y mets, tu veux un coup de main à faire le tri ?

Si tu veux, j’ai la trouille de… dit-il en s’installant aux côtés de sa chérie sur le petit canapé deux places.

Ne t’inquiète pas, ça va aller, regarde déjà tous les appels en numéro masqué, on efface. Bien que reste-t-il ? Ah, il y a des numéros, tu les connais ?

Non, de toute façon, je ne répondais qu’à ceux enregistrés dans mon répertoire.

Donc j’enlève, il reste visiblement ton père et ta sur, je suppose, interroge-t-elle en montrant l’appareil à Julien. Bon, j’enlève aussi, il reste quoi ? Les messages vocaux, tu les écoutes, et ensuite, il restera les SMS ?

Oui, mais tu mets le haut-parleur.

Elle fait le 123 et une voix de synthèse, plutôt féminine, indique : « Vous avez cinquante-cinq messages, message un » :

« C’est Papa, t’es où ? Rappelle-moi »

J’efface ?

Oui

Tous les messages venant de son père et également d’une de ses surs disent la même chose : « C’est Papa, t’es où ? Rappelle-moi » ou bien « Julien, c’est Coralina rappelle-moi ; c’est important » et d’autres encore, à ce moment, Julien blêmit ; Nathalie continue à parcourir la liste des messages. Puis elle passe au SMS.

[SMS, Coralina]

< Bonjour Julien, c’est Carolina. Rappelle-moi s’il te plaît, je suis inquiète, car papa nous a dit qu’il n’arrivait plus à te joindre.

[SMS, Coralina]

< Julien, que se passe-t-il ; pourquoi tu ne réponds pas ?

Et puis il y a celui-ci :

[SMS, Carolina]

< Julien, je n’ai rien contre toi, les histoires avec maman ne me regardent pas. Je t’en supplie, réponds-moi.

Cette fois, Julien se met à trembler, non pas comme tout à l’heure de joie, mais plutôt de peur et d’inquiétude. Ce moment, il le redoutait depuis longtemps, et maintenant, il sait qu’il va devoir faire un choix.

Nath, j’ai peur.

Tu as peur de quoi, je connais tout de toi, et nous en avons déjà parlé : c’est toi qui fais ta vie, pas les autres ; sauf qu’il faut te pousser au cul pour que tu te bouges vraiment. Je t’aime comme je n’ai jamais aimé, je veux te garder. Il faut que tu leur répondes et que tu leur dises la vérité.

Si je leur dis que je veux changer de sexe, ma sur Carolina le comprendra peut-être, mais mon père et ma mère, jamais ; je ne peux pas abandonner ma famille comme ça.

Alors là, il va falloir que tu m’expliques, car tu m’as dit que tu étais devenue comme ça à cause de ta mère qui à ta naissance, voulait une fille. Tu as tout fait pour changer, et maintenant, tu vas te faire opérer pour être bien dans ta peau, et aussi pour lui donner ce qu’elle voulait depuis toujours. Si ça, ce n’est pas une preuve d’amour, alors je n’y comprends plus rien.

Oui, mais…

Mais quoi ? Tu ne vas pas me dire que ton père ne sera pas d’accord. Tu es majeur et tu as le droit de faire ce que tu veux de ta vie, dis-moi plutôt que tu le crains parce qu’il gérait tes finances avant. Tu as combien sur ton compte ?

J’sais pas exactement…, trois mille, peut-être un peu plus.

Alors tu vois que t’es capable de gérer tes affaires.

Oui, mais il y a mes surs aussi ; qu’est-ce qu’elles vont penser, car quand ado, je me suis habillé en fille croyant faire plaisir à ma mère, elles se sont moquées de moi en me traitant de pédé et tout ce que tu veux.

Putain…, pardon, je n’aurais jamais dû t’offrir ce portefeuille ; j’ai tout gâché, moi qui m’imaginais avec toi. Être un couple amoureux, j’ai même imaginé un instant te demander en mariage et avoir un enfant.

Pardonne-moi Nathalie, tout est de ma faute, je ne sais pas quoi te dire…

Moi je sais ! Tu vas prendre tes affaires et tu vas partir…

Non…, tu me chasses ?

Laisse-moi finir. Tu vas aller un jour ou deux chez Sonia, plus s’il le faut, et tu vas réfléchir. Moi je veux être avec quelqu’un qui soit bien dans ses pompes ; la vie est pour nous suffisamment compliquée pour ne pas en rajouter. Donc tu vas y aller et réfléchir à ce que tu veux faire et surtout choisir entre ce que tu veux réellement faire. Que tu te fasses opérer ou pas, je m’en fous, quoique je te préfère en fille et de loin ; tu es trop craquante surtout en minijupe. Donc je continue : tu prends ta décision et tu vas appeler ta sur, ta mère, qui tu veux, pour leur donner au moins de tes nouvelles et peut-être de leur expliquer. Je sais que ça ne va pas être facile. Quand tu seras prêt, tu m’appelles et j’irai te chercher et on verra.

Tu veux ça maintenant ?

Oui maintenant, je ne veux pas et ne peux pas rester avec quelqu’un qui change d’avis pour un oui ou pour un non. Tu sais moi aussi, je me suis battue dans la vie, bon je sais que j’ai toujours eu mes parents derrière moi pour me pousser comme je suis en train de le faire en ce moment. Je crois que Sonia t’a aussi poussée, regarde jusqu’où elle est arrivée notre délinquante ; c’est elle qui chasse le truand maintenant. Prends exemple sur elle, allez ! Prépare tes affaires et je te dépose devant chez elle.

En larmes, Julie prépare deux ou trois trucs et s’apprête à passer la porte quand Nathalie la rappelle :

Tu oublies ton sac, je ne te l’ai pas offert pour qu’il reste ici.

Elle le conduit en voiture de l’autre côté de Marseille et le laisse devant l’entrée de l’immeuble de Sonia. Une fois dans l’appartement qui sent bon le jasmin, Julien est en larmes, il s’écroule sur le canapé du salon. Dans sa tête, tout se bouscule, mais il sait qu’il est en train de perdre Nathalie ; il se dit que c’est le pire des anniversaires. Le sac qu’il tripote inconsciemment depuis qu’il s’est assis le ramène doucement à la réalité, il saisit alors son téléphone resté en veille et regarde les SMS, et plus particulièrement le dernier de sa sur, car il avait d’assez bonnes relations par le passé, alors il tape :

[SMS]

>Carolina, c’est Julien, ne t’inquiète pas, je vais assez bien.

Il envoie le message et replonge dans sa réflexion

[SMS, Carolina, Julien]

<Oh, Julien ! Comme je suis heureuse d’avoir des nouvelles.

>En fait, je vais mal, on peut s’appeler ?

<Oui, quand tu veux, maintenant ?

>Oui, si tu veux.

Son texto est à peine parti que son téléphone sonne déjà, il décroche.

Allô, Julien, comme je suis heureuse de t’entendre. Sur ton SMS, tu dis que ça ne va pas, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Je suis inquiète, je suppose que ce sont tes problèmes de…

Tu veux bien m’écouter ?

Évidemment, vas-y, raconte-moi…

Tu sais, c’est compliqué…

Je sais… mais tu es où ?

À Marseille. Bon, alors voilà :

Il se lance alors dans une longue explication dans laquelle il raconte comment il est arrivé à Marseille, le trafic de drogue et sa rencontre avec Sonia puis celle avec Nathalie. Il lui explique pourquoi il n’avait plus donné de nouvelles, et revenant sur le passé douloureux d’avec sa mère, le séjour chez sa tante puis le collège et les maltraitances de ses camarades. Puis l’emprise de son père et sa fuite. Pour terminer, il lui parle sans pudeur de cette envie de changement de sexe et de son indécision à cause de son amour pour Nathalie.

Ouf… ! Si je m’attendais à ça…

Je suis désolé, mais je n’ai que toi à qui parler.

Écoute-moi bien p’tit frère, d’abord, je voudrais m’excuser pour le mal que j’ai pu te faire quand nous étions ados ; j’ai été conne de me foutre de toi et de me ranger du côté de maman. Je ne pouvais pas savoir qu’on te faisait du mal. Et rien que pour cela, je veux bien t’aider, je vais dire aux parents que nous nous sommes téléphoné. Maintenant, je pense que tu es suffisamment grand pour savoir ce que tu veux faire de ta vie. Bon c’est vrai que ta situation n’est pas courante, mais si tu penses être plus heureux en changeant de sexe, pourquoi pas ; c’est toi et uniquement toi que cela regarde. Réfléchis bien avant de prendre ta décision, mais sache que quoi que tu fasses, je serai là pour te soutenir.

Merci Caro, tu ne peux pas savoir le bien que tu me fais.

C’est normal de s’aider entre frère et sur, cela dit, tu aurais pu m’appeler bien plus tôt.

Oui, mais je croyais avoir perdu ma carte SIM, alors je me suis acheté un autre téléphone, car j’avais aussi cassé le mien. Je l’ai retrouvée aujourd’hui parce que Nathalie m’a offert un sac et un portefeuille pour mon anniversaire.

Merde, c’est vrai, excuse-moi, mais je n’ai pas noté la date ; alors : bon anniversaire frérot !

Merci, tu me fais chaud au cur et je pense que ma décision est prise…

Mais tu vas te faire opérer ? Fais attention, c’est dangereux et c’est définitif.

Je sais tout ça, mais tu vois, je le fais pour moi, mais aussi par amour.

Alors je vais te souhaiter tout le meilleur, et comme je te l’ai dit, je m’occupe des parents.

Merci, mais ne t’embrouille pas avec eux à cause de moi.

Alors ça ne sera pas la première fois… T’inquiète, je gère ; bisous frérot, enfin ou surette ?

Je pense que ce sera Julie, bisous et merci encore.

Quand il raccroche, son cur bât très fort, cette conversation lui a fait le plus grand bien ; enfin, il voit l’avenir sous un autre angle. Il profite de cette séparation pour réfléchir et rêver à l’avenir et fait exceptionnel : il le fait nu, allongé au soleil sur un transat de la terrasse de l’appartement de Sonia, tout en sirotant un soda.

[À suivre]

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