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Sand – Chapitre 2

Sand - Chapitre 2



Au-dehors, la nuit commence à s’installer. Petit à petit, les bâtiments de la ville se fondent en une seule et même masse d’ombre sur fond de ciel rougissant. Il est tard et j’ai l’impression que mon travail n’a avancé à rien.

J’ai du mal à me concentrer, aussi je lève les yeux de ma planche à dessin. Ades, à sa place habituelle, observe la ruelle en contrebas. Je le vois, vigilant garde félin, suivre de son regard perçant un petit vampire accompagné de sa sorcière de mère, arpentant les rues, porte après porte, en quête de sucreries. Un peu plus loin, c’est un groupe de gentils fantômes qui sonnent déjà à une autre porte.

Octobre touche à sa fin et la nuit d’Halloween s’annonce mémorable. Ce soir, Sand et moi devons nous retrouver, et ce n’est sans doute pas étranger à mon problème de concentration. Il y a de ça un peu plus de dix jours, nous nous rencontrions pour la première fois, et c’est peu dire que les charmes de la belle m’aient pris dans leurs filets !

Depuis, le souvenir de ses traits, de ses airs moqueurs, de son parfum, a affermi son emprise sur mes pensées. Le délicieux souvenir de ses lèvres sur ma peau m’obsède.

Malgré le retard s’accumulant sur certains travaux de commande, je ne peux m’empêcher de dessiner, en coin de feuille, ce petit personnage que je lui dédie. Pas encore vraiment abouti, la recherche d’une forme de ressemblance stylisée est toujours présente en un coin de mon esprit. En fait, mes carnets de croquis ont subi une réelle invasion de petites bombes sexuelles aux cheveux de cuivre et au regard glaciaire. Petit à petit, c’est devenu un plaisir que de laisser dériver mon esprit et mes crayons vers ma jolie complice.

Depuis notre rencontre, notre relation épistolaire s’est intensifiée et j’avoue être toujours en attente du prochain message, de son prochain trait d’humour, de sa prochaine espièglerie. Sans même y avoir réfléchi davantage, je me lève de ma planche à dessin et me pose devant mon ordinateur installé sur la table du salon. Jetant un bref regard à ma table de travail, au dernier petit croquis en date que je lui ai consacré… j’ouvre ma boîte mail.

Petite déception, aucun nouveau message ne s’est affiché…

Qu’à cela ne tienne ! Je relis donc son dernier envoi en date. Envoyé la veille en fin d’après- midi, ce texte, je l’ai déjà lu une bonne dizaine de fois ! Et pourtant son effet planant ne s’est pas affaibli pour autant ! Chaque lecture m’en laisse ragaillardi et de bonne humeur.

Aujourd’hui, mon autre (c’est ainsi qu’elle me désigne Vincent, son époux) est parti en mission, pour une quinzaine de jours. L’occasion de nous retrouver, autrement que par mails interposés, nous tend les bras. J’ai hâte de vous retrouver, mais je me dis que la nuit de pleine lune d’Halloween sera parfaite pour célébrer nos retrouvailles. Qu’en dites-vous ? Attendons demain soir, et nous partirons envahir les rues de la ville en quête d’amusement et plus encore… Retrouvons nous à notre.

Et moi donc !!!

Souvent, j’aime relire notre correspondance qui a pris quelques habitudes charmantes, telles que le vouvoiement, alors que, j’en suis sûr, nous nous tutoierons quand nous serons réunis. Ou bien encore ces liens musicaux que nous nous laissons en marge de nos messages, souvent en écho avec le contenu du mail. Avec étonnement, je lui ai découvert une culture bien plus "geek" et "métal" que ce que j’aurai imaginé chez une femme au foyer bien rangée… Surprenante à coup de ’Lords of Acid’, de ’Marylin Manson’, ’Devo’ ou de ’The Residents’. Surprenante dans la forme et dans le fond, d’une culture apparemment vaste et d’un esprit aiguisé, elle avait su conserver intacte la séduction du premier jour.

Relire son message m’émoustille déjà. Mais Ades n’en a cure et traverse la pièce nonchalamment pour rejoindre son écuelle d’eau. Heureusement que parfois ce petit démon terre-à-terre sait me sortir de mes rêveries ! La lumière se fait rare au-dehors et je vais devoir me préparer pour faire bonne impression devant la belle.

En temps de fête, je n’ai jamais rechigné à me déguiser, mais pour l’occasion, je ne voulais pas non plus partir dans trop d’extravagance. Prenant le chemin de la salle de bain, je m’arme, en passant d’un petit pinceau fin et de quelques pots de peinture acrylique…

Devant la glace, je m’applique à me dessiner une belle cicatrice en croix partant de la base du cuir chevelu et descendant jusque sous la pommette. Deux traits rouges évoquant le sang, surlignés de traits bruns placés en ombrage et créant l’illusion de la profondeur de la plaie…

En travers, quelques traits gris, rehaussés de gris bleu puis d’une pointe de blanc, ponctuent la balafre comme autant d’agrafes grossières… hmmm ! Pas mal ! L’effet est étonnamment réussi ! Dernière petite touche de maquillage festif, cette fois pour creuser un peu les yeux. Et voici qu’en une petite dizaine de minutes, je me faisais l’effet d’un parfait représentant de la famille Addams ! Habillé d’une sobre chemise blanche parée d’un gilet gris, d’un pantalon noir, veste noire au bras, je m’extirpais de mon antre à l’heure dite.

Abandonnant sans regret félin et démonettes de papier pour aller retrouver ma belle complice.

Les rues s’assombrissaient en cette heure entre chien et loup, les candélabres de la rue s’allumèrent éclairant mon chemin d’une agréable lumière bleutée. En quelques minutes, j’arrivais à destination devant le magasin encore éclairé à l’intérieur, mais fermé à la clientèle. Seul ! Elle n’était pas encore là.

M’armant de patience, et poussé par le froid qui s’installait, j’enfilai ma veste ! Tant pis pour l’effet classieux du gilet ! Je lançais un bref regard au ciel, en quête d’une lune censée être bien pleine pour Halloween… Absente, elle aussi ! Cachée par une chape nuageuse qui n’annonçait pas une météo de rêve pour la soirée.

Les derniers employés sortaient du magasin sans vraiment faire attention à moi. Le magasin était éteint et le rideau métallique abaissé, le froid commençait à être un peu incommodant, mais quelques minutes après, je la vis qui s’approchait. Depuis l’angle de la rue, à bonne allure… et je n’en perdais pas une miette !

Au fur et à mesure qu’elle descendait la rue, je la voyais se dessiner de plus en plus précisément. D’abord simple ombre chinoise sur un fond de néon d’enseigne publicitaire, elle avançait vers moi d’un pas rapide et sûr. Je sortais donc de l’ombre de mon abri et allais à sa rencontre.

Toute vêtue d’un noir de circonstance, elle portait une jupe plissée, froissée, ample et noire aux reflets satinés. Des bottines à talons hauts laissaient entrevoir des mollets bien galbés et gainés de nylon noir qui disparaissaient bien vite sous la jupe en dessous du genou. Elle tenait bien refermé le col d’une petite veste de saison, également noire.

Je vis à son regard qu’elle m’avait reconnu (quoi ?! Mon déguisement n’était pas si parfait que ça alors !? )

Joyeux Halloween !! lui lançais-je sur le ton de la plaisanterie. (Ouf ! pas vraiment digne d’un Bela Lugosi, mais au moins : je n’avais pas balbutié!)

Elle continuait à avancer vers moi, plus que quelques pas maintenant, je pouvais revoir à nouveau son sourire. Sur sa peau d’albâtre, partant du coin de l’il, elle avait dessiné au crayon à maquiller une simple petite spirale noire qui s’enroulait sur sa pommette. Aussi séduisante qu’à notre première rencontre, elle avait toutefois adopté une coiffure beaucoup moins sage qu’alors. Si elle avait gardé cette petite frange obliquant sur la gauche, elle avait abandonné la queue-de-cheval pour un effet "pétard" plus sophistiqué.

Soutenant mon regard, elle vint au contact et dressée sur la pointe des pieds, déposa un baiser sur ma joue balafrée.

Joyeux Halloween, mon ami ! Comme on se retrouve !… Enfin !…

Les mains posées sur mes épaules, le sourire en coin, elle marqua un temps d’arrêt pour inspecter mon maquillage"maison".

C’est bluffant ! Très belle cicatrice !

Content que ça plaise… lui dis-je en souriant… Faite par mes soins ! On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Petite remarque anodine lancée en mode "automatique" à laquelle elle répondit du tac au tac :

Ça, c’est une réplique digne d’un vieux garçon trop habitué à se faire plaisir en solitaire !…

Fière de sa vanne, elle recula pour mieux admirer mon air penaud pendant que je maudissais les dieux et la création de ne pas avoir la même présence d’esprit pour une répartie bien sentie. Quelques secondes de silence plus tard, je capitulais intérieurement en n’ayant rien trouvé d’autre à bafouiller qu’un piètre :

Houps ! Je suis démasqué !"

N’attendant pas qu’un silence s’installe à nouveau, je lui tendais mon bras en un geste désuet de galanterie qui sembla néanmoins la ravir.

J’ai repéré un endroit où se poser pour la soirée… si Madame veut bien accompagner le pervers lubrique que je suis…

Positivement ravie, elle s’accrochait à mon bras, prête à me suivre.

Pervers lubrique ?!… J’espère bien ! Que je ne me sois pas faite belle pour rien ce soir ! En avant mon beau !…

Quelques instants plus tard, nous entrions dans un pub du centre-ville. La soirée débutait à peine, mais déjà quelques personnes occupaient les lieux : des habitués et d’autres, comme nous, venus, vaguement déguisés, à l’occasion d’Halloween. Au fond de l’une des deux arrière-salles, je voyais un groupe de musiciens qui se mettait en place. Batterie, guitare, saxo, synthétiseur, contrebasse à l’ancienne.

La plupart des tables étaient encore libres à bonne distance des musiciens et j’allais prendre place à l’une d’elles, invitant Sand à me suivre.

Quelques minutes après, nous pouvions trinquer pour célébrer nos retrouvailles tandis que le petit groupe de jazz entamait son premier morceau.

Elle s’était débarrassée de sa veste et était tout offerte à mon regard, son petit haut noir à fines bretelles contrastait délicieusement sur sa peau de porcelaine, elle portait également à son cou un collier à bas prix représentant une croix d’Ânkh. L’allusion à un personnage de bande dessinée bien connu, me semblait évidente, de circonstance et d’assez bon goût, tout du moins: très à mon goût.

Installés dans une ambiance feutrée, nous nous prêtions aux joies de la conversation anodine, je la découvrais bien loin du cliché de la femme au foyer rangée, ex-gothique et geek dans l’âme, joueuse un peu désinvolte. Visiblement, elle ne goûtait pas son plaisir de s’offrir une escapade hors des murs de son bastion familial.

Quelques sourires, quelques regards silencieux glissés entre deux morceaux de Jazz. Je la dévorais des yeux en espérant ne pas passer pour un dangereux maniaque. Ma vie sociale était en berne depuis si longtemps que j’en éprouvais une sensation étrange. Ce retour à la foule en belle compagnie me semblait presque irréel. Après des lustres passés à plancher en solitaire sur ma table à dessin, je me sentais tel un ermite prêt à faire une overdose de vie.

L’atmosphère était cosy, la clientèle continuait d’affluer au fil de la soirée qui commençait à bien s’ancrer dans la nuit. Le fond musical, la lumière feutrée, et quelques clients grimés finissaient de donner un ton surréaliste à la scène.

Ma chère complice n’en finissait pas de me charmer.

Victime d’une fulgurance contemplative, je me noyais dans chaque détail de sa silhouette. Elle sirotait doucement un Pink Mojito, regardant tantôt vers l’orchestre, tantôt vers moi, son zélé serviteur.

Elle avait très bien saisi la nature de mon regard, et s’amusait visiblement à en jouer en se cambrant légèrement dès qu’elle se tournait vers les musiciens. Un beau port de tête soutenu par des épaules nues, robustes, mais finement dessinées, son bustier noir laissant deviner la beauté de ses formes. Déformation professionnelle, ou fixette obsessionnelle, je ne pus m’empêcher de faire le lien entre sa silhouette et les jolies proportions des statues d’Aristide Maillol.

Doucement, elle posa son verre sur la table, se tourna vers moi, baissant les épaules pour m’offrir une vue imprenable sur son décolleté. Elle plongea son regard dans le mien.

Alors ? Ce que tu vois te plaît ?

D’une main, elle prit sa veste, et entreprit d’en fouiller les poches pour finalement en ressortir deux petits objets…

Tu vois, j’ai pensé à toi ! Je t’ai ramené quelque chose que tu avais… égaré…

Elle posa un stylo sur la table, et me mit littéralement sous le nez un pli de papier parcheminé que je reconnus aussitôt ! C’était bien le message que j’avais introduit dans le livre qu’elle avait acheté. Comme par réflexe, j’essayai d’attraper l’objet du délit qu’elle me tendait.

Ah oui ? Tu l’as ramené? Pourquoi ?

Peut-être qu’elle allait se raviser et me planter là avec mon bout de papier ?! Vieil ours pas très à l’aise en société, elle avait dû me percer à jour, facilement, et décidé d’arrêter là !…?!

Mes doigts allaient s’emparer du feuillet quand elle le ramena vivement à elle, contre sa poitrine, les yeux pétillants d’amusement.

Hé hé hé!! Attention ! Comme tu le vois, j’ai un otage ! Si tu veux le revoir, il va falloir être sage !…

Levant un doigt pour m’imposer le silence, elle se saisit du stylo, déplia le feuillet. Après un clin d’il, elle écrivit quelque chose dessus. Une fois terminé, elle se redressa, replia le petit mot qu’elle embrassa puis le glissa dans son soutien-gorge.

Oh oui !… Très sage !

Son sourire narquois en disait long, elle exultait intérieurement !

Bien malgré moi, pris de fou-rire, je manquais m’étouffer d’une gorgée de bière.

Pardon ! D’un coup, j’ai comme un semblant de pression !… Et pas que, dans mon verre !

Surjouant la féline, la belle se cambra un peu sur sa chaise, s’étirant et amenant les mains derrière sa nuque, se dandinant légèrement pour attirer mon regard sur son décolleté.

Je suis sûre qu’un peu de motivation ne peut pas nuire, non ?! dit-elle en finissant son verre.

Clairement pas ! dis-je en me levant. M’arrêtant à sa hauteur, je volais un simple baiser sur son épaule avant de prendre la direction du comptoir pour y régler nos consommations.

Ceci étant fait, je retournai en direction de la salle, mais elle venait déjà à ma rencontre. Rapidement, elle avait enfilé sa veste pour me suivre. Haussant un sourcil, elle me toisa de bas en haut, un poing sur la hanche en signe de désapprobation, elle me tendait ma propre veste…

J’aurais pu payer ma part, mister Macho !

A raison, je crois, je ne la pensais pas vraiment sérieuse…

La prochaine fois, on se jouera l’addition à pile ou face ? lui lançais-je avec un clin d’il entendu.

Je lui tendais à nouveau mon bras pour repartir comme nous étions venus : bras dessus, bras dessous pour affronter le froid de la rue qui s’était accentué avec la venue de la nuit. Alors qu’un groupe de clients pénétraient dans le bar, nous nous éloignions jusqu’à ne plus entendre ni la musique ni le brouhaha du bar derrière nous, remplacés par le bourdonnement lointain et incessant de la ville. Le froid s’était installé, et toujours aucune pleine-lune visible. Une petite bruine fine commençait même à tomber… Habitant à quelques pâtés de maisons du centre-ville, je jugeais qu’à une allure normale, nous pourrions rejoindre mon appartement en une petite dizaine de minutes de marche. Pourvu que la pluie ne s’en mêle pas !

La soirée était bien avancée et les passants se faisaient rares dans la rue. Progressant ensemble sous une série d’arcades, la chaleur de son bras sur le mien me semblait pareille à un havre de douceur, chaleureux refuge pour se prémunir du froid et de l’humidité qui régnaient maintenant sur la ville.

La bruine semblait bien partie pour se transformer en pluie franche. Ce qui ne nous incitait pas à sortir de l’abri des arcades. Nous suivions simplement notre chemin, déambulant à bonne allure, dépassant un magasin après l’autre, nous accordant un instant complice de lèche-vitrine nocturne ; jusqu’à l’inévitable moment d’abandonner le couvert des arches des immeubles du centre-ville.

Ma belle complice était silencieuse. Visiblement, le froid ambiant n’était pas sa tasse de thé. Les joues et le nez légèrement rougis, elle bravait silencieusement les éléments à mon côté.

Mieux ne valait pas traîner, car la pluie commençait à tomber. Quelques grosses gouttes venaient exploser au sol ou sur les vitres des voitures bordant le trottoir.

Pas de chance !Il va falloir accélérer si on ne veut pas finir trempés comme des soupes !

Nous avancions maintenant dans un dédale de ruelles plus étroites et parcimonieusement éclairées. Le bruissement de la pluie allait crescendo et je sentais l’eau glaciale commencer à perler le long de mon cou et à imbiber le tissu de mes vêtements. Décidément ! le timing était mauvais.

Arrivés au bas de ma rue, nous étions déjà trempés, mais les éléments semblèrent se déchaîner de plus belle contre nous. Un véritable déluge nous tombait dessus, cinglant le trottoir et quiconque avait le malheur de s’y trouver.

Dépassant un petit candélabre, Sand trouva à s’abriter sous le porche d’un garage de l’autre côté de la rue. Enjambant le caniveau et la coulée d’eau qui dévalait en contrebas, nous nous mîmes à l’abri. Le souffle un peu court, observant l’ondée à laquelle nous échappions, je me postais aux côtés de Sand… et observais un mouvement de recul. Dans la pénombre du porche, elle se tenait adossée à une alcôve vitrée. Depuis ce renfoncement, une citrouille d’Halloween semblait brûler d’un feu intérieur tout en nous souriant. Une lumière LED d’un bleu électrique coincé dans ses entrailles nous fournissait une petite source de lumière qui rendait notre coin de pénombre presque surnaturel.

M’essuyant le visage, je me tournais vers elle, tout aussi mouillée que je l’étais. La spirale dessinée sur sa pommette s’écoulait, se diluait comme une larme d’encre sur sa peau de porcelaine.

Sans même y penser davantage, je passais la main sur sa joue, caressant l’hémorragie de khôl pour mieux l’endiguer;

Pas vraiment waterproof hein ? lui dis-je d’un sourire amusé.

Non, pas vraiment ! -soupir- par contre ta cicatrice n’a pas bougé d’un pouce ! Respect !… Je veux la même !

Tout ce que tu voudras !

Inexplicablement, ma main restait comme aimantée sur sa joue tandis qu’elle se blottissait contre moi, tout sourire.

Tout ce que je veux hein ?… Réchauffe-moi, s’il te plaît.

En bon garçon dévoué, et sans attendre de contre-ordre, je guidais son visage jusqu’au mien. La laissant se lover doucement contre moi. J’écartais quelques mèches récalcitrantes de son front ; son regard sur moi me galvanisait, et je sentais le désir monter en moi comme une douce vague de chaleur malgré nos déguisements détrempés. Les paupières mi-closes sur ses yeux clairs azurés agissaient sur moi de façon quasi hypnotique. J’étais réduit à la seule envie de goûter l’eau de pluie sur ses lèvres, toute mon attention était focalisée sur le moindre de ses mouvements.

Alors ? Jusqu’où irons-nous ce soir ? dit-elle en caressant sa joue noircie contre la mienne.

Discrètement, elle avait ouvert sa veste, me laissant une vue imprenable sur sa poitrine et la croix d’Ankh bien calée entre ses seins. Du haut de sa cuisse, elle me massait le sexe d’un tendre mouvement pendulaire. Je la regardais sourire au fur et à mesure qu’elle sentait croître mon envie d’elle.

Aussi loin que possible… répondais-je brièvement. J’ouvrais, moi aussi, ma veste pour mieux la sentir contre moi. Enfin, mes lèvres se posaient sur les siennes et je sentais à nouveau ce parfum ambré aliénant qu’elle portait lors de notre première rencontre.

Isolés de tout autre bruit que celui de la pluie, sous le regard incandescent d’une citrouille démoniaque, le monstre et la sorcière, tapis dans l’ombre, s’enlaçaient.

Nos langues serpentaient maintenant l’une sur l’autre, et je laissais mes mains filer sous sa veste, survolant ses hanches pour se poser sur sa croupe bien cambrée.

Je sentais sa main passer sous ma ceinture, s’infiltrant sous mes vêtements tout aussi facilement que les gouttes de pluie sous le col de ma chemise, dépassant la frontière élastique de mon boxer, je sentais ses doigts graciles parcourir ma toison jusqu’à la naissance de mon dard.

Totalement en rut, nous continuions à nous embrasser. Tandis qu’elle commençait à me branler, ma main fila le long de sa jambe pour relever sa jupe humide jusqu’au haut de sa cuisse, révélant les bas noirs qu’elle portait tendus de jarretelles assorties.

Stimulée par cette découverte, ma queue semblait redoubler d’efforts pour s’attirer les bons soins de la belle.

Surprise ! me dit-elle en souriant.

La chaleur de sa peau sous mes doigts, ainsi que son air bravache n’en finissaient pas de m’exciter, me faisant oublier tout ce qui n’était pas "elle".

C’est pourtant à cet instant que la réalité se rappela à notre bon souvenir sous la forme d’un véhicule de pompiers qui descendait la rue, sirène hurlante et gyrophare en action.

En un vif sursaut, la main de la belle ensorceleuse avait disparu de mon vêtement tout comme sa jambe s’était réfugiée sous la jupe retombée en toute innocence.

Seul vestige de l’échauffourée : la bosse à mon entrejambe qui trahissait la manque d’à-propos et de réflexe de mon membre encore bien dur quand la discrétion eut été plus convenable.

N’eût été la pénombre de notre cache, j’aurais juré voir la belle rougir quelque peu !

La camionnette rouge dépassa notre position puis disparut un carrefour plus loin.

Sans doute une inondation quelque part ! dis-je comme pour justifier cet interlude musical.

Reposant sa main sur ma bosse, Sand me glissa à l’oreille:

Ton atelier est encore loin ?

Non: à deux pâtés de maisons une fois en haut de la rue.

Sortant la tête de notre abri, je constatais que l’intensité de l’averse avait bien diminué pendant notre aparté intime.

Refermant nos vestes, nous reprîmes le chemin de mon petit immeuble sous la pluie… Bien serrés l’un contre l’autre, nous ne mîmes pas longtemps à remonter les rues endormies, malgré un fond de pluie persistant, et à arriver dans le hall de ma résidence. Trempés, mais aux anges ! Chemin faisant, jusqu’à destination, je la tenais par la taille, savourant chaque instant pendant qu’elle me tenait littéralement par la queue. La main sur le tissu distendu sous ma ceinture pour éviter que je ne me refroidisse (comme elle me le dit en plaisantant).

Le temps pour moi de sortir mes clés de ma poche pour entrer dans le hall du bâtiment, Sand passa doucement une main sur ma joue…

Vraiment bluffant ! Malgré la pluie, ta cicatrice est toujours nickel ! Tu vas me faire la même en arrivant chez toi !

OK… une cicatrice ? Tu es sûre ? Pas quelque chose de plus sexy ? Au point où j’en suis… bander un peu plus ou un peu moins… plaisantais-je.

Je te laisserai faire. Surprends-moi !

Arrivé sur mon palier, prêt à lui ouvrir ma porte pour une nouvelle fois, je prenais l’air aussi solennel que possible pour lui redire la même chose que la première fois (j’ai toujours été bon client pour le comique de répétition) :

La main sur la clenche, je me tournai vers elle et tentai une pointe d’humour (sans doute bien plus pour me détendre moi-même).

Attention ! Pas de regrets ? !

Visiblement amusée et ayant bien saisi l’allusion, elle répondit dans le même esprit.

Oh non ! Du tout !… Pas encore.

Ouvrant la porte, je la devançais pour allumer les lumières de mon atelier, au grand dam d’Ades qui devait dormir depuis longtemps déjà sur le canapé. Surpris de l’intrusion de cette sorcière toute de noir vêtue au beau milieu de sa nuit, le petit félin jugea plus sage de s’éclipser hors de vue derrière le canapé.

Arrêtée devant ma planche à dessin, Sand s’était déjà débarrassée de sa veste trempée qu’elle avait posée sur le dossier de ma chaise de dessinateur. Calmement, elle regardait les petits dessins en cours…

Depuis notre entrée dans la résidence, je m’inquiétais de ne plus ressentir la même raideur sous ma ceinture, la débandade me guettait-elle ?… Pas question de baisser pavillon si près du but !… D’autant que la voir ainsi, de dos, épaule nues, comme en attente, m’inspirait un renouveau d’envie, un recentrage de mes pensées salaces.

Silencieusement, je vins me poster contre elle, posant mes mains sur ses hanches, calant bien ma virilité revigorée sur sa chute de reins… Bienveillante, elle accueillait l’initiative avec joie, semblait-il, en se retournant, passant ses bras autour de mon cou, elle posa doucement ses lèvres sur les miennes…

N’oublie pas que tu dois me faire une beauté !… Pour me faire plaisir… dit-elle en minaudant…

Bien sûr !… dis-je… si c’est pour faire plaisir alors… je passais la main sur sa jupe encore humide… Je vais chercher ce qu’il faut.

En deux temps, trois mouvements, j’avais récupéré mon pinceau fin, quelques nuances de gris bleu et un peu de brun, passé une serviette sur son ravissant visage pour l’essuyer.

Installe-toi, je t’en prie…

Aussitôt, elle s’installa, assise sur le canapé tandis que je prenais place face à elle, m’asseyant sur la table basse que j’avais rapprochée du sofa. Écartant les jambes pour lui laisser la place nécessaire, j’allais commencer à peindre sur sa peau…

Rapproche-toi un peu, sil te plaît…

Mordillant sa lèvre, elle se pencha plus en avant, rapprochant son visage du mien. Se faisant, elle avait aussi profité de l’occasion pour remonter sa jupe sur ses cuisses, me laissant une vue imprenable sur ses bas et ses jarretelles.

Attend un peu !… Toi aussi : rapproche-toi !

Sur ces mots, ses petits doigts agiles s’étaient déjà occupés d’ouvrir ma ceinture. Ouvrant maintenant bien grand la braguette de mon pantalon, elle recommençait à caresser mon sexe déjà gonflé.

Reste bien concentré surtout !… Montre-moi, comme tu sais bien jouer du pinceau…

Elle me fit un clin d’il complice tandis que je me recalais pour lui laisser le champ libre. Une ouverture qu’elle exploita aussitôt en sortant ma tige de mon vêtement trempé.

Avec application, je marquai le premier coup de pinceau partant du coin de son il. La première spirale d’une série qui devait m’amener à lui peindre un masque de dentelle noire à même la peau.

Avec application, je passais les couleurs les plus sombres en premier lieu. Dessinant finement les entrelacs de dentelle autour de ses yeux.

Elle me regardait, l’il espiègle, les doigts légèrement resserrés autour de ma verge. Elle jouait de son pouce sur le bout de mon gland, affichant un petit air narquois, me mettant au défi de garder le contrôle de moi-même jusqu’au bout… C’est vrai que j’allais devoir me presser un peu, si je ne voulais pas lui exploser entre les doigts !

Les plus grandes formes enfin dessinées, je commençais à passer quelques nuances intermédiaires afin de simuler un peu de volume…

Ouvrant les cuisses, elle vint frotter ses genoux contre les miens. Elle s’appliquait maintenant à me caresser, tout le long de mon érection, de la toison au prépuce, dans un lent va-et-vient.

Je ne goûtais pas mon plaisir et éprouvais les pires difficultés à me focaliser sur son visage plutôt que sur ses jambes magnifiquement gainées de bas noirs, plutôt que sur la croix d’Ankh bien calée entre ses seins, plutôt que sur ses épaules nues dont la peau m’invitait à imaginer mille caresses…

Vite !! Me recentrer sur ce que j’ai à faire !

Changement de couleur, je posais quelques teintes chaire aux points d’ombre portée. Pendant qu’elle me masturbait sans faillir.

Dire qu’il y a quelques jours de cela, je me voyais encore finir toutes mes soirées seul avec mon chat ! dis-je pour la distraire un peu.

Et moi donc ! me répondit-elle… Je me voyais finir comme sur Anne à regarder l’horizon sans voir quoi que ce soit arriver… Il n’est jamais là!

C’était sans doute le bon moment pour nous deux alors… dis-je en commençant à poser quelques touches lumineuses sur le masque dont l’effet trompe-l’il me semblait tout à fait convenable.

C’est un accord que nous prenons ce soir alors ? Pas de serments, pas de sermons, pas de jugement, pas de question ?!…

Parole d’éjaculateur précoce !… Ça veut dire : juré_craché!

répondis-je en plaisantant… Blague à part, il était temps que je termine, car je sentais perler les premières gouttes de semence au bout de mon dard distendu.

Pas si précoce que ça ! dit-elle en accélérant le mouvement.

Dernières petites touches de blancs pour simuler la brillance pailletée de son masque… L’effet était plutôt réussi !

La belle était maintenant parée d’un masque de dentelle noire que n’aurait pas renié une sarabande vénitienne.

Fier de moi, je laissais mon pinceau sur la table et me penchais légèrement pour lui laisser plus de prise sur mon vit.

Madame est servie !

Voyons voir ça ! dit-elle en se relevant, visiblement décidée à nous laisser, mon phallus et moi, nous débrouiller tout seul pour un instant.

En quelques pas, elle était devant le miroir, à côté de la porte d’entrée, pivotant et s’orientant sous différents angles, jugeant du résultat de mon labeur.

Toujours assis sur la table basse, je la regardais s’examiner, s’observer, jouer avec son reflet. Tournoyant sur elle même, elle me souriait pour me manifester son contentement.

C’est du beau travail, j’avoue ! me dit-elle en se tournant vers moi, les mains sur les flancs, bombant le torse.

Revenant vers moi, elle se déhanchait tout en relevant doucement sa jupe le long de ses jambes. Elle avançait, masquée, bien décidée à m’aguicher encore, moi qui bandais déjà dur comme fer !

La jupe bien relevée en haut des cuisses, elle vint retrouver sa place face à moi. Cette fois, elle se cala, bien adossée au canapé, posant ses bottines contre mes cuisses ; m’imposant, en récompense de mes efforts, une vue imprenable sur ses jambes gainées de bas, et sur sa culotte noire mêlant habilement transparence et satin noir.

Passant un doigt sur son intimité, elle m’excitait terriblement. Je me penchais aussi en arrière lui exposant au mieux mon chibre gorgé de désir que je continuais à astiquer en hommage à l’arrogance de ses charmes. Voir ainsi mon sexe tendu vers elle lui soutira un sourire éclatant.

Calant ses mains sur son bustier, la belle remonta jusqu’aux seins qu’elle massa doucement avant de faire glisser les doigts sous le tissu aux reflets satinés.

Je te plais bien, je crois !… Et comme tu as été bien sage ce soir…

Le sourire aux lèvres, elle extrayait de son soutien-gorge le papier manuscrit à l’origine de notre rencontre. Bien plié entre ses doigts, elle joua à le faire passer sur ses lèvres quelques secondes.

Simplement, elle se redressa alors pour venir poser le pli sur la table, entre mes cuisses. A mon tour de sourire.

Alors donc, j’ai été suffisamment sage ce soir ?

Il semblerait bien !…

dit-elle en abandonnant le papier pour passer son doigt sur ma main occupée à me masturber.

… Exemplaire, même !

Une fois de plus, je me noyais dans son regard d’azur encadré du masque factice et de quelques mèches cuivrées. Désarmée, ma main n’eut d’autre choix que de céder la place à la sienne, si délicatement dessinée.

Tendrement, je venais poser un baiser sur ses lèvres avec l’envie décuplée d’enfin la voir s’offrir à moi ce soir.

Hmmm ! oui !… Enfin !

Sans même y réfléchir plus avant, une main posée sur son cou et l’autre sur sa taille, je voulais l’amener contre moi. Sentir à nouveau sa chaleur et son odeur me submerger.

Un peu timide d’abord, sa langue se fit plus incisive, sur le même rythme qu’elle imposait à ma queue qui perlait déjà sur ses doigts.

Oubliée l’humidité encore sensible de nos vêtements, la chaleur submergeait mon bas-ventre. Mes mains l’exploraient aussi doucement que ma frénésie naissante me le permettait. Elle venait sur moi, un genou posé sur la table basse contre ma cuisse, bien décidée à m’enjamber. Mes mains filèrent aussitôt en représailles sous sa jupe, caressant le nylon de ses bas jusqu’à atteindre ses fesses délicieusement douces et fermes. Ondulant du bassin comme pour me faire faire le tour de propriétaire, Sand avait libéré mon dard de sa délicieuse étreinte, et elle commençait à ouvrir méthodiquement ma chemise, un bouton après l’autre pendant, qu’à mon tour, je commençais à caresser son entrejambe par-dessus le tissu de sa lingerie.

Étrange addiction dans laquelle je sombrais progressivement. Ce parfum légèrement ambré, la chaleur et la douceur de sa peau sous mes doigts, sa respiration profonde contre mon oreille, ses caresses anesthésiant toute autre sensation, et par-dessus tout, ses yeux quasi hypnotiques, mi-clos derrière son masque en trompe-l’il, je me sentais petit à petit asservi et sans autre échappatoire pour mon propre plaisir que d’accéder au moindre de ses désirs.

Suivant au mieux le rythme de ses hanches, j’écartais le tissu de sa culotte pour accéder enfin au point de non-retour. Caressant sa fine toison d’un balayage du doigt, j’insérais doucement le majeur entre ses lèvres humides de désir. Après un bref instant figé comme en suspension, elle se laissa retomber sur ma main, m’invitant à explorer plus profondément encore ce territoire qu’elle m’offrait ce soir.

Me laissant m’affairer à son plaisir, la belle saisit l’occasion pour dégrafer et se débarrasser de son soutien-gorge, sans doute moins esthétique que son seul bustier. Caressant sa poitrine au passage, elle fit ressortir la pointe de ses seins hors du tissu. Puis, caressant du bout des doigts la balafre d’acrylique sur mon visage, elle se saisit de mon visage pour le blottir contre sa croix égyptienne. Pareil à une divinité érotique à laquelle aucune âme ne saurait échapper, elle m’enlaçait d’un geste protecteur contre sa poitrine pendant que je la doigtai au rythme qu’elle m’imposait.

Enivré de désir et de caresses, je goûtais les pointes tendues de ses seins que je libérai du bustier noir qu’elle portait. De ma main restée inoccupée, j’abaissai chaque bretelle de son haut que je faisais ensuite glisser sur son ventre pour révéler ses seins magnifiquement proportionnés. Déformation professionnelle sans doute, mais je la découvris en faisant tout de suite un rapprochement entre ses jolies formes et celles des modèles féminins de Maillol, le plus bel accord entre grâce et robustesse qui eût pu me venir à l’esprit.

Tandis que je m’affairais à flatter sa poitrine du bout de la langue ; bien cambrée, elle délaça sa jupe en dénouant le cordon noir au creux de ses reins. Laissant l’étoffe encore humide glisser le long de ses cuisses en un geste délicieusement lent qui me révélait enfin la forme de ses hanches, de son bas-ventre paré de somptueuse lingerie noire.

Libérant le passage à ce mémorable tombé de jupe, je tirais mes doigts humides de son con et prenais un peu de recul pour profiter pleinement de la scène offerte à mes yeux. Elle se tenait debout face à mon érection, belle et sans fausse pudeur, tout à fait consciente de son emprise sur moi. Elle s’assit sur le sofa, face à moi, penchée sur ma virilité, elle posa un simple baiser sur le prépuce en me soufflant ce simple mot :

Viens !

Irrésistible invitation à laquelle je répondais sur-le-champ, agenouillé à ses pieds, entre ses jambes. Baisant ses cuisses et laissant glisser mes mains le long de ses bas, dépassant les jarretelles pour aller me saisir de son cache-sexe de satin. Compréhensive, elle se souleva pour me faciliter la tâche. Bientôt, la culotte allait rejoindre la jupe à même le sol.

Je n’avais alors qu’une obsession : goûter enfin à son essence intime, boire à la source de son plaisir. Et sans même y réfléchir, je me projetais en avant, embrassant son sexe à pleine bouche pour goûter la saveur de son plaisir… Toujours en érection, excité, j’enfonçais ma langue aussi loin que je le pouvais entre ses lèvres. Je l’entendais commencer à gémir, comme pour m’encourager. Alors qu’un goût âpre envahissait ma bouche, je ne pouvais m’empêcher de branler mon sexe délaissé. Ressentant le moindre de ses soubresauts, encouragé par ses réactions, je glissais ma langue tant et bien entre les lèvres si parfaitement symétriques de son sexe.

Allongée sur le canapé alors même que je m’affairais à son plaisir, elle m’attira contre elle, m’intimant enfin de la couvrir de mon corps. Je la laissais guider mon visage vers le sien, embrassant toute surface de peau offerte entre son sexe et sa bouche.

Enfin, je sentais la douce sensation de mon bas-ventre contre le sien, je l’embrassais, sentais les palpitations de son corps sous le mien. Elle écartait les jambes pour mieux accueillir ma charge tandis que je m’introduisais en elle, susurrant mon prénom à mon oreille comme une litanie incisive et stimulante. Enfin, elle s’offrait à moi. Enfin, je m’enfonçais en elle, tendrement d’abord, puis au rythme de ses hanches et de ses gémissements. La besognant jusqu’à l’explosion finale, engluant sa toison de ma propre jouissance. Puis s’allonger contre elle et recommencer…

Au petit matin, épuisés, enlacés, les amants reposent l’un contre l’autre sur un lit en désordre. L’aube commence à poindre à l’horizon, et dans le silence de l’atelier, Ades, témoin silencieux d’une nuit d’intense plaisir, monte discrètement sur la table basse. Commençant à jouer de la patte sur un papier resté posé là…

Deux coups de patte et le message glisse à terre, ouvert à qui veut le lire…

Dans la chambre de l’appartement, deux amants reposent l’un contre l’autre, endormis.

Faisant suite au message manuscrit, une autre écriture, plus ronde et féminine, inscrite à l’encre rouge s’ensuit, comme en réponse à mon appel initial :

31 Octobre2019 – Pacte scellé! le tout signé d’un smiley et du nom de Sand…

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