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Trahisons, ou le Retour de la Grande – Chapitre 17

Trahisons, ou le Retour de la Grande - Chapitre 17



Catherine acquiesça par un timide signe de tête, acceptant silencieusement le mandat qu’Evnika venait de lui confier. La prenant par le menton, la Grande lui annonça la suite des choses :

 – Ce n’est pas par hasard que je t’appelle poupée’, chérie, lui dit-elle à voix basse. Tes formes, ta nudité et ta silhouette me rappellent celles de la fameuse poupée Barbie. Tu es le jouet que j’ai toujours voulu posséder en chair et en os, mon bébé ! Aussi, je compte bien m’amuser avec toi aux dépens de mes salopes d’esclaves !

 Lui tendant quelques fins tissus et une paire d’escarpins noirs, elle enchaîna :

 – Voici tes fringues, poupée Cathy Crisp. C’est tout ce que tu auras à porter pour le moment.

 Catherine sentit une bouffée d’air chaud l’envahir et devint écarlate à la vue de l’ensemble qu’elle enfila aussitôt, ayant abandonné serviette et repas. Un costume de soubrette noir à fort décolleté se terminant par une jupette légèrement crêpée à rebord de dentelle blanche, insuffisamment longue pour couvrir entièrement ses fesses nues. Le décolleté lui-même était bordé de fine dentelle blanche et laissait entrevoir le pourtour des aréoles culminant les seins de la femme. Un ruban de couleur blanche entourait la taille pour être lacé à l’arrière. Un minuscule tablier blanc couvrait le tissu sombre de la jupette. Un serre-tête et des bas résille noirs allant aux cuisses complétaient le tout. Sans sous-vêtements, la fille se trouvait aussi nue que deux minutes auparavant.

 – Tu vas remplir l’office de femme de ménage dans mes installations. Tu commenceras ton travail d’abord par ici, ensuite ce sera à côté dans notre chambre à coucher, à moi ainsi qu’à Miss Slash, ma femme. Après quoi tu feras le reste des appartements, où logent les filles du harem. Et je te mets en garde : si jamais une de mes filles te touche ou te doigte pendant que tu exerces tes fonctions, elle aura affaire à moi. Elles pourront se rincer l’il à volonté en te matant les nichons ou le cul, mais pas touche !

 Cathy demeura silencieuse, tâchant de cacher le plus possible son derrière en tirant le tissu vers le bas. La tortionnaire compléta :

 – J’aime faire baver mes filles, et je sais qu’elles te convoiteront. Cela fait partie de mes petits plaisirs. Tu m’appartiens en toute exclusivité et moi seule pourrai jouer avec toi ! Après le ménage, repos. Et cette nuit, tu t’occuperas de dégoûter celles qui veulent baiser avec ces maudits hommes, comme je t’avais demandé.

 Evnika et Catherine prirent congé l’une de l’autre et cette dernière entreprit son boulot, plumeau à la main.

 Ne se souciant de savoir si son allure s’apparentait davantage à celle d’une pute qu’à celle d’une servante, la femme fit rapidement abstraction de son accoutrement. Elle était à présent rassasiée et son corps régénéré par un bain rafraîchissant, et c’est ce qui comptait le plus pour elle à ce moment.

 À son entrée dans la chambre nuptiale, elle fut impressionnée par la richesse et l’ambiance des lieux. De somptueuses tapisseries ornaient les murs et des tableaux signés par de grands maîtres en accentuaient l’opulence. Un immense lit à baldaquin, flanqué de sculptures datant de l’Antiquité, témoignait de l’importance des occupantes de la place.

 Ayant appliqué ici et là quelques coups de plumeau, Catherine se dirigea vers le miroir pleine grandeur devant lequel elle se mira. Pivotant sur elle-même, elle constata en souriant à quel point son vêtement lui attribuait une allure à la fois coquette et extrêmement sexy. Se penchant à peine en tournant le dos à la glace, elle s’exposa l’entièreté de son cul et de son sexe à la fine pilosité blonde, se rappelant les récentes paroles d’Evnika au sujet de la convoitise dont elle ferait l’objet de la part des filles de son harem.

 Ayant jeté son dévolu sur la commode faite de bois finement travaillé, elle y déposa momentanément son outil de dépoussiérage et, d’une main hésitante, entrouvrit lentement un des tiroirs. Des vêtements, tous les plus affriolants les uns que les autres, s’offrirent ainsi à sa vue : slips de dentelle brodée, J-strings de toutes couleurs, guêpières et bas résille, soutifs transparents. Un second tiroir fut exploré, contenant celui-ci quelques pièces de joaillerie.

 Médusée par sa découverte, la soubrette porta à ses yeux sa main, examinant de près une petite chaînette. Trois petits curs percés et enlacés se tenaient au milieu de deux séries de maillons fins et dorés. Catherine crut rêver à la vue de l’objet pendant de sa main.

 – C’est le petit bracelet de cheville que j’avais offert à Sophie lorsqu’elle et Alicia m’avaient adoptée comme amante !

 Obnubilée par la surprise, elle ne s’était pas rendu compte que des pas s’étaient subrepticement approchés d’elle. Une silhouette de taille moyenne, aux cheveux courts et violets, se colla sur elle.

 – Ce n’est pas bien de fouiller dans les effets de la maîtresse et de sa femme, lui chuchota une douce voix dans son dos, alors que, sursautant légèrement, elle sentait des doigts furtifs lui titiller les nymphes humides et la rosette qui pulsait de stress.

 – Vous n’êtes pas supposée me faire d’attouchement, répondit Catherine, paralysée par la surprise. C’est interdit par la maîtresse!

 – C’est ta maîtresse qui te parle, poupée, répondit la voix suave.

 Encore sous le coup de la frustration due à l’avortement de sa tentative de masturbation lors de son dernier bain, Cathy Crisp adressa sa requête à celle qui, les deux mains caressant toujours ses fesses, était toujours dans son dos.

 – Baisez-moi, Madame, crut-elle répondre à Evnika. J’en ai tellement besoin. S’il vous plaît !

 – À la condition que tu passes d’abord ce bracelet à ma cheville, beau bébé, répondit l’autre. Et en fermant les yeux.

 – Ça y est, se dit la blonde. Sophie est bien prisonnière ici, et Evnika l’a dépouillée de tous ses biens

 Les yeux clos, Catherine s’accroupit aux pieds de la mystérieuse femme qui la toisait de sa hauteur, et fixa à l’aveugle le bracelet à sa cheville.

 – Garde tes yeux fermés. Et maintenant, ma belle catin, tu vas me lécher le conin, annonça la femme en relevant sa minijupe de cuir noire, présentant à l’esclave une chatte nue, lisse et humide.

 La fille s’exécuta silencieusement, se délectant d’une mouille abondante et tiède dont le goût lui sembla familier. L’autre ne put retenir quelques gémissements gutturaux qui n’échappèrent cependant pas aux oreilles de celle qui s’enivrait de l’envoûtant parfum de féminité.

 – À présent, fais le tour, mais toujours sans ouvrir les yeux. Mon cul assoiffé t’attend. Fais-lui plaisir en l’honorant.

 Fébrilement, la soubrette saisit la minijupe, la souleva et commença à écarter les fesses dénudées, chaudes et légèrement charnues qui s’offraient à elle. De capiteux mais pourtant familiers effluves s’échappaient de cet intime espace maintenant abandonné à ses lèvres. Demeurant droite comme un pic, l’autre se laissait aller à une impatiente et perverse expectative, les yeux clos levés vers le ciel. Les coups de langue commencèrent à fuser sur une rosette qui, lentement, s’assouplit de bonheur.

 Le son doux et velouté des muqueuses saphiquement lapées par l’organe lingual fut soudainement rompu par une vive exclamation.

 – Sophie ! cria presque Catherine qui, ayant entrouvert les yeux, venait de reconnaître le papillon tatoué sur la fesse droite de son amante.

 Sophie resta impassible. Une larme coula silencieusement sur sa joue.

 – Sophie ! C’est bien toi, tu es là ! Oh, chérie !!

 La fille aux cheveux violets se tourna et les deux s’enlacèrent dans un fougueux et passionné baiser de retrouvailles.

 – Catherine ! Je savais que c’était toi ! En m’approchant, j’ai tout de suite reconnu tes petites fesses. Mais je n’ai pu résister à l’envie de sentir de nouveau ta langue en moi !

 – Oh Sophie, répondit l’autre. Moi aussi, je t’avais reconnue, mais je n’étais pas sûre. Le goût de ta mouille, tes cris étouffés, le parfum de ton mignon petit cul, tout ça te trahissait à cent milles à l’heure. Oh, tu es là, je suis si heureuse !

 S’étant séparées, elles se regardèrent.

 – Mais qu’est-ce qui est arrivé à tes cheveux, quelle affreuse couleur ! Je les aimais mieux comme avant.

 – C’est la mode ici, cocotte. Ma femme et moi avons versé dans les couleurs froides.

 – Quoi, tu veux dire que ta femme ? Miss Slash, c’est toi ?? s’étonna Catherine.

 – Evnika est à présent ma femme, et j’exerce avec elle ma domination sur son harem.

 – Non, c’est pas vrai. Attends un peu. Tu es maintenant la maîtresse de son harem ?

 – Tu m’appelleras désormais miss Slash ou Lady D comme s’amusent à le faire mes filles. J’ai été investie de tout pouvoir sur nos esclaves y compris sur toi, poupée.

 Catherine avala difficilement. Physiquement elle avait bien reconnu sa copine. Mentalement toutefois, la méfiance semblait plutôt de mise.

 – Et Alicia ? Elle est ici ? Qu’est-ce qu’elle fait ?

 – Alicia va bien. Elle est mon esclave perso à présent, comme toi tu es à Evnika. Tu la verras bientôt.

 Catherine recula de deux pas en tirant sa minijupe pour se couvrir. Son expression changeant radicalement, elle ramena une mèche de ses longs cheveux blonds par en arrière.

 – Mais c’est quoi, cette histoire ? C’est complètement débile ! Je suis venue pour vous faire sortir d’ici ! Qu’est-ce qu’on va faire, à présent ?

 – Eh bien, changement de plan, ma chère. On reste toutes ici pour le moment.

 Totalement désemparée, Catherine ne savait plus que penser. Espérant trouver dans la présence de Sophie les réponses à ses questions, c’est un flot inattendu de nouvelles interrogations qu’elle voyait maintenant surgir en elle. Que s’était-il passé pour que sa copine subisse une telle métamorphose physique et mentale ? Où était exactement Alicia et surtout, dans quel état se trouvait-elle ? Comment les filles allaient-elles toutes sortir de ce guêpier dans lequel elles avaient finalement abouti ? Déception, appréhension, terreur, ces sentiments se pressaient maintenant dans son esprit alors qu’elle se jeta en pleurs dans les bras de Sophie :

 – Sophie, je t’en prie ! Dis-moi que tout ça n’est pas vrai ! Dis-moi qu’on va toutes sortir, et bientôt ! Je suis tellement inquiète, maintenant !

 – Ça va aller, chérie, tentant de la rassurer l’autre en lui caressant les cheveux. Je t’expliquerai tout, mais pas encore.

 Lady D serra très fort Cathy Crisp contre elle.

 – Tout va s’arranger, ma belle. Fais-moi simplement confiance. Ça ira, crois-moi. Retourne à tes tâches. On se revoit demain.

 Les filles s’embrassèrent longuement, puis se séparèrent.

  *** L’aube s’était pointée depuis un bon moment. Occupant maintenant seule le lit de la chambrette où elle avait passé la nuit en compagnie des filles que lui avait confiées Evnika dans le but de leur faire abandonner tour à tour toute velléité de fantasmes hétérosexuels, Catherine fut tirée de son sommeil par l’arrivée de Tyranny.

 – Allez, bouge-toi. La Grande Maîtresse veut te voir immédiatement.

 La fille fut introduite dans une pièce lugubre à l’intérieur de laquelle se trouvaient de sinistres chevalets. Evnika et Sophie l’y attendaient, debout au centre de la salle, la Grande vêtue de sa traditionnelle microjupe noire fendue sur les côtés et de son soutif demi-buste noir également, Sophie portant, quant à elle, la traditionnelle tenue militaire nazie avec casquette, minijupe sombre et chemisier au décolleté largement ouvert. D’un geste brusque, Catherine, qui ne portait que le J-string qu’on lui avait remis pour la nuit, fut brutalement assise par Tyranny sur un petit banc de bois.

 – Alors, demanda très directement Evnika en prenant la parole, comment se sont passées tes petites séances de thérapie avec mes chères rebelles à tendances hétéro ?

 – Eh bien, balbutia Catherine, pour dire vrai, Madame, les filles ont toutes aimé ça. Il y en avait même qui m’en redemandaient. Je je suis désolée

 Evnika se leva, sa colère se sentant à des kilomètres.

 – Espèce d’idiote et d’incompétente ! aboya-t-elle. Je te confie un travail et tu n’es même pas foutue de le faire correctement ! Comment puis-je compter sur toi, à présent, connasse ?

 Bien qu’inquiète du sort qui lui était réservé, c’est une Catherine docile et soumise qui se fit pourtant empoigner par les bras, déculotter et attacher bras en croix à un chevalet. Aidée de Tyranny, Evnika la fit ensuite asseoir, nue, sur un petit siège métallique et froid, terminant de l’installer dans une inconfortable position. Sophie s’approcha d’elle, faisant ostensiblement et bruyamment claquer dans sa main une cravache.

 – Nous avons des pincettes électriques pour toi, chérie, lui annonça-t-elle. Les veux-tu accrochées sur tes petits tétons sensibles ou fixées sur tes nymphes humides ?

  – Mais c’est quoi, ce cirque ? fit l’autre, médusée. Est-ce que quelqu’un va m’expliquer, à la fin ?

 – On a deux ou trois trucs à te demander, lui annonça Evnika. Primo, pourquoi as-tu cherché à estropier Tyranny dans le VR ? Secundo, quelles étaient tes véritables intentions en mettant les pieds ici, et tertio, pourquoi nous as-tu menti concernant ta véritable identité, mademoiselle Catherine Blondin du Service de Santé de StoryX Island ?

 (À venir : Les aveux du désespoir)

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