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Trahisons, ou le Retour de la Grande – Chapitre 6

Trahisons, ou le Retour de la Grande - Chapitre 6



Le repas terminé, les nouvelles mariées donnèrent congé à leurs esclaves Monica et Kathleen et se retirèrent dans la chambre des maîtresses où le vaste lit à baldaquin d’Evnika les attendait. La Grande aux cheveux cobalt n’avait revêtu qu’un J-string noir orné jusque sur la ficelle de fines perles blanches et bleues, exposant des fesses fermes, de taille moyenne et bien rondes mais cachant un sexe épilé et déjà juteux, impatient de fusionner sa mouille avec celle de son épouse. Les seins percés d’Evnika pointaient agressivement vers l’avant, semblant implorer l’autre femme de prendre possession d’eux. Sophie portait, quant à elle, le joli ensemble de nuit transparent que lui avait offert son nouveau harem. Les deux femmes s’approchèrent l’une de l’autre, au pied du lit et Evnika tendit tendrement les bras vers Sophie en lui esquissant un sourire qu’elle voulut le plus invitant possible. Se collant sur sa nouvelle épouse, Sophie enlaça silencieusement de ses bras cette dernière et, plutôt que de lui offrir sa bouche, tourna sa tête rousse qu’elle appuya doucement sur son épaule.

Gardant le silence également, la Grande envoya, sous la petite culotte affriolante de Sophie, des mains explorer des petites fesses chaudes et encore marquées par la cérémonie de la journée. Involontairement, l’anus de la rouquine se resserra au contact des longs doigts fins qui cherchaient à s’aventurer en lui.

Evnika poussa un long soupir de dépit et dévisagea la jeune. Une indéfinissable expression semblant allier peur, tristesse et fatigue se lut sur le visage de Sophie. Evnika comprit. L’union maritale ne serait pas consommée cette nuit. Elle savait Sophie durement secouée par les derniers événements. Aussi, voulut-elle accorder à chacune le temps d’apprivoiser l’autre.

— J’irai vers Kathleen cette nuit, et je la prendrai en pensant à toi. Mais laisse-moi te border, mon bébé, lui offrit tendrement la tortionnaire qui, à la surprise de l’autre, adoptait maintenant une attitude tout à fait maternelle. Nous reparlerons de tout ça demain.

— Vous voulez bien me conter une histoire ? Alicia me contait une histoire le soir quand je n’étais pas bien.

Evnika lui raconta l’histoire des trois petits cochons (qui l’étaient vraiment) et de Boucle d’Or, qui s’était trompée de maison. C’est au moment où Boucle d’Or se faisait saillir par le troisième petit cochon que Sophie s’assoupit et plongea dans un sommeil d’enfant, s’étant doucement caressé le clito pendant la description du gang-bang adapté du conte de Grimm.

Quarante-cinq minutes plus tard, Evnika se glissa à son tour sous les draps conjugaux, laissant une Kathleen repue d’ébats saphiques et de douces souffrances reposer dans le lit de la pièce adjacente. Conformément à ses habitudes, la Grande n’avait pas connu d’orgasme, malgré le plaisir que lui avait procuré la séance de domination avec son esclave.

Stimulée par le récit érotique de sa nouvelle épouse, Sophie mouillait dans son sommeil en pensant à sa douce Alicia. Perdue dans les vapeurs du royaume de Morphée, elle remarqua une chaude et agréable présence l’accompagnant maintenant dans son lit. Tendant inconsciemment le bras vers ce corps qui s’était joint à elle, ses mains commencèrent à effleurer un épiderme tendre et soyeux lui rappelant celui de son ex-conjointe. Les doigts furtifs de la rouquine prirent contact avec des mamelons pointus encerclés de métal. La main se referma doucement sous un sein de la même taille que ceux d’Alicia. Toujours dans son sommeil, Sophie appréciait le contact ressenti avec ce corps non dépourvu de muscles, un corps de femme à l’intérieur duquel se trouvait un esprit protecteur légèrement viril. Sophie avait retrouvé sa belle Alicia et son visage endormi ne put retenir un sourire de satisfaction. La main descendit le long de cette présence chaude et rassurante, passant de la poitrine à la taille puis aux hanches qu’elle contourna pour se terrer dans la chaleur réconfortante de la raie des fesses.

Evnika vit en rêve une douce et soumise amoureuse la gratifier d’agréables caresses lesbiennes. L’excitation la gagnait comme la main baladeuse explorait fébrilement ses parties sensibles. Elle descendit inconsciemment son J-string afin d’offrir toute son intimité à cette inconnue mais désirable visiteuse.

Les doigts d’une Sophie toujours dans les vap’ étaient à présent entre les nymphes de l’autre, en faisant sourdre la mouille qui lui coulait maintenant entre les phalanges. De faibles gémissements s’échappaient de la gorge de la petite rouquine alors que l’autre main titillait son propre clito.

Réveillée par les douces stimulations, Evnika se tourna vers sa nouvelle moitié et apposa un baiser sur sa joue. C’est au moment où elle croyait revoir le visage amoureux d’Alicia que Sophie rouvrit les yeux. Ramenée à la cruelle réalité alors que les yeux perçants d’Evnika plongeaient leur regard dans celui de la jeune, celle-ci émit un bref cri de surprise et de terreur et se remit à sangloter.

— Je m’ennuie d’Ali ! lui avoua alors la petite en enlaçant le corps nu d’Evnika. Pourquoi êtes-vous si méchante avec moi ?

Une seconde fissure lézarda la carapace qui gardait en geôle le cur de la Grande. Elle éloigna son visage de celui de Sophie.

— Tu ne me connais pas vraiment, Miss Slash. Selon ta perception de moi, mon image est sombre et répugnante. J’ai un pouvoir pour faire souffrir, mais te doutais-tu que je peux aussi te procurer beaucoup de plaisir ?

— Je ne vous crois pas, Madame. Vous ne semez que peur et malheur tout autour de vous.

Evnika soupira de tristesse si fort que Sophie en sentit le souffle tiède dans son cou. Bizarrement, ce vent lui parut parfumé et doux, presque agréable et réconfortant en tout.

— Je peux vraiment t’amener aux paradis des plaisirs, ma belle. Laisse-moi seulement te le démontrer.

Revenant peu à peu de ses émotions, Sophie se laissa docilement prendre dans les bras de l’autre. Sa nuisette fut lentement remontée par des mains chaudes et douces. La fille sentit d’abord les froids anneaux de métal ornant la bouche d’Evnika avant de voir des lèvres chaudes et pulpeuses se refermer sur ses petits tétons d’ado. Les agréables mouvements de succion exercés sur les mamelons connurent leur écho jusqu’au bas-ventre et aux orteils de la fille qui avait refermé les yeux en reprenant ses fantasmes à l’égard d’Alicia.

Tout le ventre de la jeune femme fut l’objet d’une multitude de baisers saphiques qui déclenchèrent chez elle un torrent inattendu de cyprine, la fille s’abandonnant alors à une rêverie érotique la faisant momentanément s’évader de son éprouvante réalité. C’est sans se faire prier que Sophie souleva son bassin et se laissa déculotter. Bientôt, c’était un sexe brûlant dont l’épiderme épilé reluisait de mouille qu’une langue avide d’en explorer les profondeurs couvrait de ses tendresses.

Sophie se déhanchait lentement dans ses draps sous les stimulations reçues, retenant à peine de faibles gémissements de plaisir. Evnika s’affaira par la suite sur le bouton d’amour qui s’était offert à ses lèvres. De délicats coups de langue firent le tour de cette petite boursouflure, y concentrant des plaisirs qui, bien que déjà connus, étaient pourtant d’une ampleur nouvelle, à un point tel qu’elle gagna en volume comme jamais elle ne l’avait fait dans la courte vie de celle qui vivait sa seconde nuit de noces.

Une intense sensation qui électrisa le ventre puis le corps tout entier de la petite rouquine introduisit cette dernière dans un formidable orgasme qui dura ce qui sembla une éternité. Ne retenant plus ses cris de jouissance, Sophie se débattait dans son lit, tentant d’emprisonner à tout jamais en elle les poignants plaisirs qui s’étaient emparé de son corps, alors que de son sexe se mettait à gicler un liquide clair et abondant qui aspergea le visage de sa partenaire, transformant pour la première fois de sa vie la jeune mariée en femme-fontaine.

La tension ne baissa que de moitié. Evnika apposa tendrement sa bouche sur celle de sa jeune épouse.

— Touche à ton clito, lui chuchota la Grande.

— Oh mon Dieu ! s’étonna l’autre en s’exécutant. Comme il est gros ! On dirait…, on dirait une petite quéquette de bébé !

Sophie prit la tête d’Evnika entre ses mains :

— Sucez-le-moi encore, s’il vous plaît ! C’est si bon !

De douces et chaudes lèvres enveloppèrent de nouveau l’organe proéminent et toujours en érection qui se fit littéralement aspirer comme pour une mini-fellation laquelle replongea rapidement la jeune dans une délicieuse et indescriptible extase. Sophie reprit son souffle, les spasmes de jouissance la quittant graduellement.

— Voilà, conclut celle qui venait de faire connaître à l’autre un nouvel univers de plaisir. Tu ne pisseras plus jamais au lit en faisant l’amour. La pisse, ça sent fort et ça tache les draps.

— Comment saviez-vous que je faisais pipi pendant mes orgasmes ?

— Tu as fait beaucoup de confidences à Tyranny avant de t’endormir à Praia do Abrico. C’est la raison pour laquelle tu portes maintenant le nom de Miss Slash : à cause de tes soudaines envies de pipi dans certaines circonstances. Et le mot slash est aussi évocateur de fouet. J’ai donc trouvé que ça collait très bien à ta situation.

— Jamais je n’avais joui comme ça auparavant. Ni avec mes parents, ni avec Alicia, ni en me masturbant. Comment avez-vous pu, méchante comme vous êtes ?

— L’érotisme, tout comme le sadisme, est un art qui s’exprime à travers l’âme et qui ne se résume pas seulement à une question de technique. Je voulais te démontrer que je ne suis pas aussi odieuse que tu le conçois.

Elle ajouta, en jetant un tendre regard sur la jeune fille :

— Et tu es la seule ici que je ne ferai pas souffrir, puisque tu es ma femme.

Les deux s’enlacèrent dans le lit et Sophie accepta le long frenchkiss d’Evnika qui, par la suite, remarqua la tristesse couvrir de nouveau le visage de la rouquine.

— Je sais. Tu penses encore à ton Ali, n’est-ce pas ?

— Elle a été toute ma vie, Madame Evnika. Nos êtres étaient soudés l’un à l’autre. Cette séparation me fait énormément mal, à l’intérieur. Et vous osez me dire que vous ne voulez pas me faire souffrir ?

Cette dernière réflexion ébranla la tortionnaire. Jamais elle n’avait envisagé la question sous cet angle. Elle admira la vivacité d’esprit de la rousse qui venait de relever une contradiction évidente dans son discours. Evnika se leva du lit et se mit à arpenter la pièce.

— Oui, tu as raison, admit finalement la Grande après un moment de réflexion. Aussi, je viens de décider ce que je ferai de toi.

Evnika poursuivit dans la chambre sa lente marche. Elle désigna Sophie du doigt :

— Tu seras mon égale, Sophie dite Miss Slash, lui annonça-t-elle gravement. Je t’entraînerai à l’art de la domination et du sadisme. Toutes mes filles goûteront à ton fouet et à tes caresses et tu décideras à ta discrétion de les envoyer au cachot ou de les recevoir dans ton lit. Mais il y a une fille que je veux te réserver personnellement.

Sophie écoutait silencieusement ce discours de consécration, complètement subjuguée par l’étonnement, réalisant à peine le statut que lui accordait sa maîtresse et conjointe. Cette dernière poursuivit :

— Tu es une adulte, maintenant ! J’ai fait de toi une véritable femme. C’est terminé les histoires de la petite cochonne de Boucle d’Or et de ses trois petits verrats au lit. Tu seras investie d’une mission. Une mission au cours de laquelle tu auras un choix à faire. Alicia LeBel recevra bientôt une demande de rançon qu’elle devra verser pour garantir ton retour auprès d’elle. Ton rôle sera de la droguer afin de me l’amener. Tyranny t’accompagnera dans cette entreprise.

Evnika s’approcha de Sophie et lui saisit le menton, son regard perçant plongé dans celui de la rouquine :

— Je saurai alors si j’ai eu raison de te faire confiance, ma chérie. Tu devras choisir qui de nous deux tu trahiras. Tu auras donc la possibilité de repartir librement avec celle que tu as toujours aimée ou encore d’en faire ma prisonnière et ton esclave personnelle. Je demanderai alors à Tyranny de respecter ton choix.

Elle conclut, en caressant la joue chaude qui s’offrait à elle :

— D’une façon ou d’une autre, vous serez de nouveau réunies et resterez ensemble, avec ou sans moi. Trouves-tu le deal honnête ?

— Je…, oui, Madame, répondit la fille interloquée. Je… ferai de mon mieux.

— Soit. Je sais que je prends un risque énorme, mais je désire vraiment savoir comment tu me considères et ce que tu penses de moi dans ta petite caboche.

Elle ajouta, dans une expression qui prit Sophie par surprise, tant elle semblait y dissimuler un sanglot :

— J’espère seulement que je ne serai pas déçue. Ton Ali, je la veux aussi.

La Grande se retourna quelques instants en demeurant silencieuse. La rouquine s’était à présent assise au lit, tentant de digérer dans son esprit tout ce qui venait de lui être révélé.

*** Dès le lendemain matin, Alicia ouvrit ses courriels. Une nouvelle missive l’attendait, en provenance d’une adresse inconnue :

– Ma belle Ali, sache que je vais bien. Comme tu l’as appris déjà, j’ai été l’objet d’un enlèvement. Rassure-toi cependant : on ne m’a fait aucun mal. Afin de garantir mon retour auprès de toi, tu devras au préalable transférer tous nos soldes de points Air Miles ainsi que nos points-récompenses accumulés chez Canadian Tire, La Baie et PC Optimum dans les comptes dont les coordonnées figurent plus bas. Tu devras te présenter, ayant en main les relevés de transactions, à l’entrée de la plage où nous nous sommes laissées. Je t’y attendrai dans un camper de type Vanagon des années 90 à 20h00 ce soir. Présente-toi seule. Je t’aime. Ta biche chérie, Sophie.

Bien que rassurée sur l’état de sa bien-aimée, Alicia cherchait à savoir qui pouvait bien être à l’origine d’une si singulière proposition d’échange. Certes, elle aurait sans hésiter consenti d’énormes sommes d’argent afin de revoir la belle Sophie, sa bien-aimée qui lui manquait cruellement. Quoiqu’il en soit, elle se trouvait ravie d’entrevoir la fin de cette histoire et d’espérer serrer de nouveau dans ses bras sa petite rouquine adorée. Ouvrant de nouveau son navigateur internet, elle se mit prestement à la tâche en exécutant les transactions requises, riant presque en pensant à la valeur que Sophie représentait aux yeux de ses ravisseurs.

*** 19h00. Sophie et Tyranny reçurent leurs dernières instructions de la part de la tortionnaire :

— Voici une capsule que tu devras croquer cinq minutes avant ta rencontre avec Alicia, s’adressa-t-elle à la jeune rouquine. Elle libérera dans ta bouche une drogue qui endormira ta copine après que vous vous serez embrassées. La substance n’aura aucun effet sur toi grâce à l’antidote que je viens de te faire prendre. Tyranny, tu attendras le couple à l’extérieur du camper, et tu attendras le signal de Miss Slash pour la rejoindre. À ton retour, tu seras accompagnée du couple de gouines ou tu seras seule dans le véhicule, selon le choix qu’aura fait Sophie.

19h30. Le camper était déjà au rendez-vous, devant l’entrée de la Praia do Abrico, cette plage nudiste de la région de Rio de Janeiro. Le temps était plutôt frais et l’endroit peu fréquenté.

Sophie se trouvait maintenant seule dans le véhicule immobilisé en bordure de la rue. Ce soir-là, elle se vit au milieu d’une effroyable bataille interne torturant son esprit. Son cur balançait entre la possibilité de rester fidèle à sa nouvelle épouse à qui elle avait promis soumission et satisfaction, et l’option de repartir librement avec son Alicia chérie, laissant Tyranny retourner seule chez Evnika. Les sentiments envers sa première femme ne s’étaient aucunement refroidis, Sophie étant toujours aussi amoureuse d’Alicia qu’au premier jour. Evnika, par contre, ne la laissait pas insensible. Cette femme à la mystérieuse personnalité l’intriguait maintenant au plus haut point, ayant récemment découvert chez elle des traits insoupçonnés de douceur et de compassion. Cette même personne qui, il y avait encore peu de temps, lui avait causé une incontinence dans sa culotte brésilienne, l’avait au lit métamorphosée en véritable femme-fontaine, la conduisant vers des plaisirs jamais atteints auparavant.

Sophie savait de plus Evnika profondément malheureuse malgré l’aspect auto-suffisant qu’elle voulait dégager de son image. La rouquine savait aussi qu’elle détenait peut-être en elle la clé de la délivrance de la tortionnaire. La seule chose dont elle était néanmoins sûre était que, quelle que soit la décision qu’elle prendrait, elle trahirait l’une de ces deux femmes. L’autre élément, réconfortant quant à lui, était de savoir qu’elle ne serait plus jamais séparée de son gros minet adoré, malgré l’incertitude qu’impliquerait leur changement de relations si elle entraînait Alicia dans le repaire d’Evnika.

Alors qu’elle voyait, son cur battant la chamade, Alicia s’approcher avec hésitation du véhicule, Sophie jeta un bref coup d’il à la capsule empoisonnée qu’elle tenait au creux de la main. Elle ferma les yeux, puis prit une décision.

(À venir : Double faute)

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