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Une poudre extatique – Chapitre 2

Une poudre extatique - Chapitre 2



Sale journée d’hiver avec une pluie à faire figer un ours polaire. Le bus qui nous aspira, moi et les quelques paumés à l’arrêt, me fut d’un certain réconfort avec sa chaleur humide. En revanche, son silencieux défectueux et les quelque 50 zombis qui m’y côtoyaient en me bousculant sans scrupule en ce mardi matin me firent déchanter assez vite. Je cherchais désespérément une bonne augure qui me motiverait suffisamment pour l’entrevue d’emploi de d’adjoint administratif que je m’apprêtais à passer. Jusqu’à présent, rien. J’étais parvenu à me suspendre à deux mains à cette ganse de cuir en regardant défiler le temps grisâtre et les quidams du moment à travers la fenêtre.

J’eus soudain un flash qui vint agrémenter quelque peu cette journée mal débutée. Je me revoyais dans la salle de bain chez le dentiste où je tentais avec peine, il y a presque deux mois maintenant, de contrôler cette inconnue que j’ai rendue brièvement nymphomane avec la poudre magique de Bouba. Je revoyais sa figure angélique maquillée mais crispée et à demi cachée derrière ses cheveux bruns soyeux et défaits qui pendaient vers l’avant, les lèvres pincées entre ses dents et les yeux fortement clos, alors qu’elle me chevauchait dans la salle de toilette, concentrant toute son attention sur mon membre qu’elle manipulait dans son vagin avec des mouvements convulsifs du bassin qui parvenaient à peine à assouvir ses désirs éveillés par la poudre.

Cette substance semblait non seulement agir sur la volonté de la personne, mais avait sûrement une influence positive sur les mécanismes physiologiques de son appareil génital. Mon membre était totalement soumis. Le sexe de ma partenaire n’était pas trop étroit, mais les parois vaginales galbaient fortement mon membre, ce qui décuplait les sensations que je ressentais. Le rythme accéléré de ses mouvements de bassin et ses cris plaintifs et étouffés alors qu’elle tournoyait sa langue contre la mienne visaient de toute évidence à faire gicler ma semence et lui bourrer son antre le plus rapidement possible et ce, jusqu’à la dernière goutte pour en faire bénéficier chaque cellule de son intimité.

Je suis curieux de savoir d’où provient cette poudre exactement et comment elle fut créée. J’ai idée qu’elle a été concoctée à des fins de reproduction en des temps où la survie des peuples en dépendait. Elle a certainement dû servir comme outil de pouvoir. « … la nuit des temps …» et «… les Indes… », m’avait mentionné Bouba, mais il faudrait que je le revois là-dessus. J’ai perdu sa trace, mais il doit sûrement traîner quelque part dans le quartier chaud du centre-ville.

Toutes ces réflexions me faisaient perdre conscience qu’une foule m’entourait et que des gens pouvaient remarquer le durcissement de mon membre alors que j’étais toujours debout les deux bras levés. Je revins sur terre et regardai rapidement autour de moi. Personne ne me portait attention, hormis deux femmes dans la jeune trentaine, sans doute, assises deux bancs plus loin vers l’arrière et qui semblaient avoir remarqué mon engin au garde-à-vous étouffé dans mon pantalon. En les regardant, elles se murmurèrent quelques propos, puis conclurent entre elles par des rires courts mais percutants. Je n’en avais rien à foutre, mais qu’avaient-elles à me regarder à cet endroit? Enfin…

Je revins à mes préoccupations du jour en voyant l’immeuble où mon entrevue était prévue. Le bus ralentit et je réussis péniblement à me frayer un chemin jusqu’à la sortie à travers le troupeau amorphe. Craché par la porte arrière du véhicule, je trébuchai un peu sur le trottoir, mais retrouvai un équilibre suffisant pour ne pas m’effondrer. D’un pas accéléré, je franchis la porte de l’immeuble pour me diriger vers les ascenseurs. Je pressai le bouton en regardant ma montre. 9:50 heures. Il me reste dix minutes avant la rencontre, ça devrait suffire. L’ascenseur se présenta et j’entrai rapidement à l’ouverture des portes, de même qu’une autre femme qui arrivait en courant, les cheveux noirs au vent. Je pesai sur le bouton du 42e étage et offris à l’arrivante de commander son étage. Je constatai alors avec surprise que la femme était l’une de celles qui riaient de moi dans le bus.

— 42e, je vous prie.

— C’est fait. C’est mon étage.

J’espérais que ma remarque aurait suscité une réponse, mais non. J’aurais quand même aimé m’introduire car la demoiselle paraissait beaucoup plus attirante de près. Maquillée pour une soirée mondaine, son parfum suave et discret aurait suffi à calmer même un gorille. Son corps paraissait mince au travers de son manteau de suède entrouvert. Il était mis en valeur par une robe turquoise légère galbant ses rondeurs et dévoilant le dessus de sa poitrine bien proportionnée. Elle semblait mal à l’aise, ou plutôt nerveuse.

L’ascenseur s’arrêta et nous sortîmes à l’étage. La femme s’engagea sans hésiter à gauche dans le couloir, alors que moi, je me mis à chercher le numéro du local que m’avait laissé la secrétaire qui m’avait convoqué. Je marchai droit devant avec empressement dans le couloir qui me faisait face, tout en constatant que les numéros de porte qui défilaient s’éloignaient de mon profit. Constatant alors que l’heure était dépassée de quelques minutes, je rebroussai chemin brusquement tout en bousculant un commis au courrier. Je m’excusai et en profitai pour lui demander la direction à prendre.

J’arrivai enfin mais essoufflé sur le seuil du local qui était une salle d’attente. Comme j’aurais dû m’en douter, la femme de l’ascenseur s’y trouvait déjà et s’apprêtait à passer dans une salle d’entrevue en suivant un homme grand et d’allure austère. Je m’installai donc sur un fauteuil et tentai de me détendre.

Après quelques minutes, j’entendis des rires gras dans la salle d’entrevue, ce qui me désavantageait au départ car je ne me sentais pas l’âme à rivaliser d’humour. On verra, me dis-je aussitôt, rien n’est décidé. Je remarquai alors que le manteau de la femme était suspendu à une patère dans la pièce. Un manteau des plus élégants dont le col était orné de fourrure synthétique. Je songeai immédiatement à mon petit sachet de poudre de Bouba que je traînais toujours désormais dans ma poche. Si j’en déversais quelques pincées dans le col du manteau, serait-ce suffisant pour provoquer un effet à la longue?

Allons, me dis-je, ce serait trop risqué, il y a trop d’incertitude. Attendons un moment plus propice. D’ailleurs, je m’étais promis de revoir Bouba pour lui demander des précisions sur le mode d’emploi de cette poudre extatique. On pouvait la dissoudre, mais pouvait-on la priser?

La première entrevue était déjà terminée lorsque la porte de la salle s’ouvrit. Les deux comparses discutaient avec familiarité, comme s’ils se connaissaient depuis longtemps.

— Vous pouvez aller la rejoindre si ça vous chante. Elle travaille depuis 13 ans pour nous et sera enchantée de vous revoir.

— Et moi donc. C’était ma gardienne préférée.

— Je vous ferai savoir ma décision dans la prochaine heure. Si vous êtes encore dans les parages, venez me voir.

— Je n’y manquerai pas, merci. J’ai passé un très bon moment. À bientôt, j’espère.

La femme passa près de moi en souriant et me jetant en regard d’amazone ayant triomphé dans un combat épique, avant de s’emparer de son manteau et de filer en coup de vent, trahissant son enthousiasme. À quoi me servait cette perte de temps, donc, si les dés étaient pipés?

— Monsieur Laforêt?

— Oui, c’est moi.

— Je suis Jean Letarte, directeur des ressources humaines. Suivez-moi.

Après le paradis l’enfer, à ce qu’il me semble pour monsieur le fonctionnaire. Il aurait pu me faire entrer en premier, tout de même. Allons bâcler cette affaire au plus vite, me dis-je.

— Asseyez-vous.

— Merci.

— Alors, dites-moi ce que notre organisation gagnerait à vous engager.

Oh, là làààà. Dans la fosse aux lions, à ce que je vois. Je commençais à en avoir marre de tout ça. Mais je me retins et répondis respectueusement.

— Monsieur Letarte, pour tout vous dire, j’ai besoin de cet emploi. Depuis que je travaille, j’ai roulé ma bosse dans des cuisines miteuses, comme gardien de nuit, dans la vente par téléphone et que sais-je encore. J’en avais plus que marre et me suis donc inscrit à ce cours en administration parce que j’aime ça et que je sais que je ne lésinerai pas sur les moyens pour vous donner entière satisfaction. Je suis prêt à faire des heures supplémentaires à mes frais pour ma période de rodage et aussi à me perfectionner suivant les besoins. Je vous garantis, vous ne le regretterez pas si vous m’engagez. Je suis ponctuel, discipliné, fiable et j’adore le travail bien fait.

Je ne sais pas ce qui m’a pris de déblatérer tout ça d’un seul coup. Le dépit, peut-être, mais toute nervosité m’avait quitté depuis que j’étais sûr que le poste était déjà occupé. En tout cas, je crois avoir surpris mon vis-à-vis. Il me dévisagea pendant plusieurs secondes, avant de se pencher vers l’interphone pour appeler sa secrétaire.

Caroline, venez ici je vous prie.

Monsieur Letarte me regarda encore sans mot dire en me fixant, puis la secrétaire fit, peu après, son apparition. En la voyant, je penchai immédiatement la tête vers le bas en me grattant les cheveux pour ne pas me faire reconnaître. C’était la femme de chez le dentiste, celle que j’ai empalée dans les toilettes. Quelle belle journée! J’avais juste le goût de prendre mes jambes à mon cou et de détaler hors de la ville. Monsieur Letarte se leva, entraîna Caroline par le bras jusqu’à l’autre bout de la pièce, puis lui dicta tout bas ses directives. Caroline se mit à me regarder. Elle fit signe d’acquiescer à ses propos. Mais là, son regard devint étrange, comme si la mémoire lui revenait. Elle resta figée, la bouche ouverte. Puis, elle se mit à se masser un sein doucement, comme hypnotisée. Monsieur Letarte la regarda, étonné.

— Caroline. Caroline, ça va? Lui cria-t-il, ce qui la fit sursauter. Elle se ressaisît et se racla la gorge.

— Ahum, hum… Euh… oui, monsieur… Ahum…

— Mais qu’est-ce qui vous prend? Allons, Caroline, faites ce que j’ai dit.

— Comme vous voudrez, monsieur. Ahum… Je vais lui proposer. Venez, monsieur Laforêt, suivez-moi, je vous prie.

— Suivez Caroline, monsieur Laforêt. Elle va vous proposer un marché et vous me direz si ça vous convient.

— Très bien.

Je crois que Caroline n’était pas sûre que je sois celui qu’elle croyait au départ. Mais ce que je constatais, c’est que la poudre agissait à long terme. Voilà toute une découverte. Je devais à tout prix revoir Bouba. Cette poudre a plusieurs usages et je veux savoir lesquels.

A Suivre…

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