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Vanessa – Chapitre 5

Vanessa - Chapitre 5



Chapitre V

Le dimanche, Jacques et Daniel poursuivirent, sans excès, leur relation homosexuelle tandis qu’Odile et les filles s’occupaient entre elles avec leurs jouets. L’ambiance était détendue jusqu’à ce que Vanessa annonce qu’elle avait l’intension de retourner à la fac le lendemain. Elle se retrouva confrontée à la désapprobation absolue de Karine et de sa mère qui avaient peur pour elle. Elle dut faire force de persuasion pour leur faire entendre qu’il était essentiel qu’elle reprenne une vie d’étudiante normale et, sans le soutien de Jacques et Daniel, elle n’y serait pas arrivée. Pour achever de les convaincre, elle appela Anne-Lise Gilbert, sa professeure transgenre, qui parla longuement avec Odile et Karine.

Eh, Kevin, fait attention ! Dit Vanessa à l’un de ses amis qui la poussait vers une salle de cours.

Excuse, beauté ; je n’ai pas trop l’habitude de pousser un fauteuil.

Et vous n’avez pas des cours, Hugo et toi ? Je peux me débrouiller toute seule, vous savez.

Kevin et moi, on a foiré notre premier semestre pendant que tu dormais. Commença Hugo joyeux. Alors on a décidé de te servir de gardes du corps !

Ce ne serait pas plutôt pour griller la queue au RU ?

Tu vas avoir besoin de bras pour porter ton plateau mais ce n’est pas la raison ; on est en service commandé par Karine et si on te lâche d’une semelle, elle nous crève les yeux.

T’as beau être devenue une vraie star du campus, il y a quand même des connards qui ne sont pas sous les verrous.

Je croyais qu’ils avaient été tous les cinq exclus de la fac.

Bien sûr, mais aussi étrange que ça paraisse, ces gens là réussissent à avoir des copains. Mais, ne t’inquiète pas ; on veille.

En tout cas, je suis contente que vous ayez changé d’avis à mon sujet ; j’avais trop les boules quand vous m’aviez jeté avec Jasmine.

Ben, j’avoue que quand on a su que t’étais dans le coma et que t’étais à deux doigts de mourir, ça nous a fait réfléchir C’est un peu con d’avoir dû en arriver là. Dit Hugo honteux.

Ce n’est pas de votre faute ; je sais que c’n’est pas un truc facile à entendre. Mais j’ai été vraiment heureuse de vous voir après mon réveil.

Pourtant t’étais vraiment moche avec tes tuyaux, tes broches et tes dents cassées. Dit Kévin en la charriant un peu.

Salaud J’aimerai bien t’y voir toi ! Et maintenant ? Vous me trouvez comment ?

Sincèrement ? T’es craquante et tes cheveux ont bien poussés.

Les cheveux ça pousse tout seul, mais les nibards, c’n’est pas encore ça constata Vanessa en faisant la moue.

Ça va venir, mais moi j’ai l’impression que ta silhouette a déjà changé un peu, avoua Kévin en appelant un ascenseur.

C’est vrai ? Ça c’est gentil ! Tu ne me mens pas ?

Je ne t’ai jamais menti et je te dis ça parce que je le vois.

L’agression de Vanessa avait fait le tour de la fac et les élèves de sa filière avaient tous été terriblement choqués. Quand elle arriva sous escorte dans le couloir qui menait à la salle de cours, elle se retrouva littéralement assaillie par les étudiants de son groupe. Des filles et des garçons lui témoignèrent de l’amitié en lui faisant la bise alors qu’elle ne les avait pratiquement jamais fréquentés. Elle dû leur demander gentiment de la laisser respirer et circuler, mais elle était quand même très heureuse de leur accueil.

Son retour à l’université fut donc très agréable. Par contre, elle avait une grande quantité de travail à fournir car elle n’avait pas pu passer les examens du premier semestre et devait se préparer à les passer seule avec ses profs tout en rattrapant aussi les cours manqués du début de second semestre. Néanmoins, elle était motivée et la charge ne l’effrayait pas.

Elle était donc d’excellente humeur en rentrant chez elle avec Karine qui conclut qu’elle ne risquait finalement rien d’autre qu’un burn-out à reprendre ses études normalement. Elle aussi était heureuse car elle allait pouvoir s’expliquer avec sa mère et, elle l’espérait, assainir leur relation.

Jacques arriva peu après elles chez Odile et Daniel qui, quand à eux étaient, encore au travail. Comme tout le monde dans cette maison, il se déshabilla entièrement dans l’entrée avant d’aller les embrasser dans leur chambre. Elles étaient très studieuses, surtout Vanessa qui commençait à réaliser l’ampleur du travail à fournir.

Ça va les amoureuses ? Ce retour à la fac s’est bien passé ?

Super, merci ! Ils m’ont accordé une dérogation pour passer mes examens en décalé et j’ai quinze jours pour revoir un semestre entier dont un mois de cours que j’n’ai pas eu. Anne-Lise a dit qu’elle me passera une copie de ses cours et les autres profs aussi mais ça va être chaud. Par contre, tout le monde était content de me voir et une dizaine d’étudiants m’ont passé des copies de leurs notes. Je n’ai plus qu’à m’y mettre. Et puis Kévin m’a dit que ma silhouette avait changé un peu.

Il a raison, tu te féminises, c’est net.

Moi je n’ai rien vu, pourtant je me regarde tous les jours dans la glace.

C’est pour ça que tu ne vois rien et c’est vrai que ça reste encore subtil.

Moi non plus, je n’ai rien remarqué, avoua Karine contrariée. Pourquoi ?

Parce que t’es tout le temps avec elle alors tu ne la vois pas changer. C’est un peu comme les parents qui ne voient leurs enfants grandir que lorsqu’il faut leur acheter de nouveaux vêtements ou de nouvelles chaussures.

Et Papou, t’es toujours prêt pour me la mettre dans l’cul tout à l’heure ? Demanda Karine en lui caressant la bite. Tu as juré, je te rappelle.

Je n’ai pas oublié mais si tu commence à t’occuper de ma queue comme ça je risque de ne plus être en mesure de le faire dans une heure. Odile rentre bientôt ?

Elle ne devrait plus tarder, répondirent en cur les filles en replongeant le nez dans leurs cours.

Odile arriva effectivement dans le quart d’heure qui suivit et, après avoir embrassé les filles, elle alla prendre un verre avec Jacques au salon.

Tu es inquiet ?

Évidemment, elle doit être inquiète aussi. Avoue que, se faire corriger par sa fille, c’est pas banal. On aurait pu faire les choses plus simplement. Ça va bien se passer ; on sera tous là. Daniel a dit qu’il rentrerait avant dix-huit heures ; c’est son employé qui fermera l’agence.

Et tu crois que ça va aider à la mettre plus à l’aise ?

Non, pas forcément, mais on pourra donner notre avis et vous apporter du soutien à tous les deux. Par ailleurs, je ne l’ai pas dit aux filles, mais j’ai déjeuné avec Josy à midi.

Comment elle va ?

Mal Elle considère qu’elle s’est comportée comme une gamine depuis qu’elle couche avec Bruno. Elle pensait arrêter leur relation mais je lui ai expliqué que le problème n’était pas là. Je lui ai aussi dit à quel scénario elle devait s’attendre en arrivant, en précisant bien que c’était une idée de Karine.

Et elle a dit quoi ?

Que c’était un juste retour des choses et elle a même ajouté que ça lui fera plaisir de vous voir faire l’amour, mais je n’ai pas dit que Karine ne souhaite pas que tu jouisses en elle.

Comment ça ?

Elle ne t’a rien dit ? Mince ! Je ne sais pas tenir ma langue Le projet de Karine c’est que tu commences avec elle et que tu finisses en faisant l’amour avec Josy devant elle, et nous, par la même occasion.

Eh, mais de quoi vous parlez ! S’exclama l’intéressée en entrant dans le salon avec Vanessa.

T’as fait quoi, Maman ? Demanda Vanessa en fronçant les yeux. Je suis sûre que tu t’es mêlée des histoires de Karine et de ses parents.

Je vous signale, les filles, qu’en accueillant Jacques pendant trois jours, on s’est déjà mêlé de leurs affaires. En plus, même si nous n’avons plus eu de rapports sexuels partagés depuis quelques années, nous sommes toujours restés amis et j’ai déjeuné avec Josy à midi.

Tu lui as tout dit, pour ce soir, c’est ça ? Demanda Karine déçue.

J’ai juste dit qu’il sera en train de t’enculer. Elle a trouvé que c’était de bonne guerre et elle est prête à s’expliquer avec toi et s’excuser dans le même temps.

Ce n’est pas bien grave, dit Vanessa à son amie, et en fait c’est peut-être mieux ainsi.

Tu crois ?

J’en suis certaine, ma Chérie. Quand on veut la paix, on ne rend pas coup pour coup.

C’était juste une petite piqûre de vaccin mais, si tu n’as rien dit de plus, ça va

En fait, j’ai gaffé, mais pas avec ta mère, avoua Odile en piquant du nez. J’étais certaine que Jacques était au courant

Mais, ça aussi, c’est mieux, mon Ange, car si tu veux que je fasse l’amour devant toi avec ta Mamoune, il faut quand même que j’évite de jouir trop vite en toi.

Je suis trop nulle ! S’exclama Karine en fondant en larmes.

Vanessa eut aussitôt pitié d’elle et l’amena sur ses genoux pour la consoler. De toute évidence le plan de Karine était mort, mais elle n’était pas certaine que ce soit un drame. Jacques et Odile étaient visiblement embarrassés et se confondaient en excuses plus ou moins adroites. La mère de Vanessa pleurait également et accusait sa manie incontrôlée de toujours en dire trop et le père de Karine voulait dédramatiser en expliquant que, de toute façon, Josy ne s’y attendrait pas.

Mais tu ne comprends pas que c’était aussi un cadeau pour toi ?! Vous êtes vraiment trop cons, vous les hommes ! Si on ne vous explique pas tout de A à Z, en vous mettant le nez sur chaque lettre, vous êtes totalement abrutis ! Le fâcha Vanessa pendant que Karine et Odile redoublaient de larmes et avant de se mettre à pleurer aussi.

Qu’est-ce qui se passe ici ? Demanda Daniel qui arrivait tout juste.

Il n’eut pas le temps ni d’entendre une quelconque explication ni de se déshabiller car déjà Josy sonnait à la porte. Elle fut aussi troublée que lui par ce qu’elle découvrit dans le salon et son mari, nu comme un ver la prit dans ses bras bientôt rejoint par Karine.

Je m’attendais à autre choses que des larmes, dit elle inquiète. Que s’est il passé ?

C’est de ma faute, déclara Odile entre deux sanglots.

Non, c’est moi ! La corrigea Karine inconsolable. J’ai été trop nulle et je te demande pardon, Mamoune, et je

Chut, ma Chérie, c’est moi qui ai été nulle. Je dois des excuses sincères à ton père pour tout ce que je lui ai fais vivre ces trois dernières semaines. Je te dois des excuses pour n’avoir pas voulu que tu passes à la maison quand ton frère était là et t’avoir caché pourquoi. J’ai été nulle de lui obéir si facilement et de faire ainsi du mal à ton Papou d’amour Je Odile m’avait dit ce que tu prévoyais et je pensais vraiment vous trouver entrain de faire l’amour et ça m’aurait fait plaisir

Mamoune, Moi, c’n’était pas ce que je voulais. Je voulais juste te montrer que, moi aussi, je pouvais faire l’amour avec Papou sans le cacher, mais je n’voulais pas aller au bout parce que je voulais surtout vous voir ensemble, faire l’amour ici, devant moi.

Oh, ma Chérie, je t’assure que j’aime ton père plus que tout homme sur cette Terre, Dit Josy en serrant très fort sa fille contre elle. Je serais ravie de te le prouver tout de suite, si ça peut te rendre le sourire. Je il m’a beaucoup manqué, tu sais, et c’est entièrement de ma faute.

Pour ça, faudrait quand même que t’enlève tout ça, Mamoune, répondit Karine en reniflant. Mais tu as peut-être envie de plus d’intimité

Je n’arriverai pas à attendre d’être à la maison ; je mouillais déjà à l’idée de vous voir faire l’amour alors, avec ce que tu viens de me dire, c’est encore pire. Je sais que tu aimes les femmes aussi alors je t’autorise à vérifier, dit Josy en glissant la main de sa fille sous sa jupe.

Tu aimes les femmes toi, Mamoune ?

Non, pas tant que ça, même si j’ai déjà fait des trucs pour exciter des hommes. Je suis désolée, mais tu n’auras sans doute pas souvent l’occasion de toucher ma moule.

C’n’est pas grave, Mamoune, il ne faut jamais se forcer

Mais si tu veux m’embrasser sur la bouche, tu peux, parce que ça j’aime bien et que je me retiens depuis cinq minutes.

On t’a jamais dit qu’il ne fallait pas se retenir non plus ? Lui répondit Karine en lui tendant ses lèvres.

Jacques tenait sa fille et sa femme dans ses bras, leur baiser était interminable et il ne savait plus trop pour laquelle il bandait le plus. Par contre, il savait qu’il avait une terrible envie de faire l’amour à sa femme et ce, grâce à sa fille. C’est lui même qui commença à défaire les boutons du chemisier de Josy et Karine s’écarta pour le laisser effeuiller sa mère plus facilement. Elle allait mieux et alla se blottir sur les genoux de Vanessa. Daniel retira enfin ses vêtement et alla embrasser sa femme en s’asseyant avec elle dans le canapé.

Jacques et josy étaient tellement pressés de jouir ensemble qu’ils ne s’encombrèrent d’aucun confort et c’est par terre sur le parquet qu’ils firent l’amour devant quatre spectateurs. Ils étaient à la fois chauds, sensuels, passionnés et précipités. Ils roulaient l’un sur l’autre dans un corps à corps torride et leur orgasme commun fut applaudi par Odile, Vanessa et Daniel alors que Karine se précipitait vers eux pour les embrasser avec tendresse.

Hihihi, c’était à ce point ? Demanda Josy joyeuse.

C’était magnifique, Mamounette, répondit Karine heureuse.

C’était très passionné, précisa Odile souriante.

Vous exagérez peut-être un peu, ironisa Jacques en embrassant sa femme, c’était quand même meilleur pour nous

Et c’était meilleur que ce que tu as fait avec ta fille tout le week-end ?

Oh, mais je n’ai pas fait tant de choses avec Papou ! Rétorqua Karine piquée au vif. Papou m’a fait l’amour super bien vendredi soir et c’était super intime et doux, mais après, il a aussi fait l’amour avec Vany et Odile et hier il a passé la moitié de la journée à quatre pattes avec Daniel.

Eh ! J’n’étais pas tout le temps à quatre pattes !

C’est une image, Jacques, dit Vanessa en se rapprochant avec son fauteuil, mais avoue que tu t’en es quand même pris plein le cul depuis samedi soir.

Tu peux te lever un peu ou t’es coincée en fauteuil ? Demanda Josy qui reconnaissait implicitement qu’elle n’avait pas suivi ses derniers progrès.

Bien sûr et je peux marcher un peu, tu veux voir ? Bon d’accord, c’n’est pas folichon mais je m’améliore un peu tous les jours. J’ai quand même une broche dans le fémur gauche et des plaques dans le bassin ici et là.

Tu as bien changé, tu sais. Ta taille, tes fesses, toute ta silhouette est plus féminine. Je me demande même si tu n’es pas en train de prendre un peu de poitrine.

C’est vrai ? Fit Vanessa en portant ses mains à ses seins inexistants. Je n’arrive pas à m’en rendre compte mais j’ai rendez-vous demain soir avec le médecin qui me suit.

Elle est belle, hein ? Tu n’trouves pas Mamoune ?

Elle est très belle et elle va être vraiment sublime.

Les parents de Karine restèrent pour diner avec leur fille et les Dupuis et, durant le repas, Josiane pu étoffer son mea-culpa. Ils promirent à leur fille qu’ils feraient preuve de plus de mesure dans la durée de leurs jeux et que Bruno n’en fixerait plus les règles.

En s’apprêtant à partir, Josy remercia ses amis et Karine pour avoir pris soin de Jacques.

Mon seul regret, c’est de ne pas t’avoir vu faire l’amour avec ton père.

Ça va se faire, Mamoune, maintenant que j’y ai goûté On passera vous faire des petits coucous dans la semaine et les week-ends. En plus, je me disais que quand Bruno reviendra, on pourrait venir aussi avec Vany parce que, même si je suis un peu fâchée après lui, je l’aime bien mon grand con de frère et il me manque.

Oh, ça va être beau ! Répondit Josy heureuse. Bruno reviens le week-end prochain ; lui aussi veut te voir. Il n’était pas très fier en partant hier. Et vous, vous viendrez aussi ?

Si tu nous invites ; on serait très heureux de retrouver une plus grande complicité avec vous. Répondit Odile

Super ! S’écria Vanessa enthousiaste. Une grande partouze en famille ! Il ne manquera plus que Charline et Vincent pour que ce soit complet. Mais bon, lui, il est tellement borné et coincé du cul que ça, ça tient de la science fiction.

Oh, il y a un souci ? Demanda Josy en voyant la mine sombre de Vanessa.

Heu, oui, c’est un peu compliqué Répondit Daniel évasif.

Compliqué ?! Comment tu peu dire ça, Papa ? C’n’est pas compliqué, Charline vit avec un connard. Il paraissait bien, au début mais c’est un connard ! Charline est venu une fois pour me voir à l’hosto et je ne m’en souviens même pas parce que j’étais dans le coma mais, depuis, plus rien ! Pour avoir des nouvelles, il faut que j’appelle et je sais tout de suite si son mec est là ou pas. Si elle décroche en m’appelant Thomas, c’est qu’il est à côté. Il lui a dit que j’étais malade et qu’il fallait que je me fasse soigner. Ils ne sont même pas venu voir Papa et Maman à Noël alors que moi je subissais encore des opérations et que j’étais encore coincé dans mon lit. Ça aurait pu être sympa de venir les soutenir

Il semblerait que Vincent ait décidé de nous rayer de ses relations. Il ne supporte pas notre mode de vie, n’admet pas l’existence de Vanessa et interdit même à Charline de l’évoquer.

Mais pourquoi elle ne vient pas toute seule ? Ils sont mariés, d’accord mais il ne peut pas la garder cloitrée ?

Il ne veut pas et Charline est trop amoureuse pour lui tenir tête. Et elle ne m’écoute même plus, expliqua Odile en essuyant ses yeux rouges.

M’en fout ! Dit Vanessa qui pleurait à chaudes larmes. Dès que je peux, je vais la chercher Et il n’aura pas intérêt à m’en empêcher.

Et je viendrai avec toi, ma Chérie et il va voir ce que c’est que des filles en colères. Confirma Karine en la serrant très fort. On va lui péter la gueule !

La soirée termina donc, comme elle avait commencée : dans les larmes. L’absence de Charline était un poids assez lourd pour toute la famille et ils ne doutaient pas qu’elle aussi en souffrait mais Daniel conservait l’espoir qu’elle revienne un jour après avoir plaqué son mari. Il suffisait selon lui d’être patient et de continuer à rester en contact avec elle.

La nuit passa sur leurs soucis et le lendemain soir Vanessa revint très satisfaite de sa visite chez son médecin. Ses seins avaient effectivement commencé à évoluer et elle avait l’assurance de les voir bourgeonner bientôt. Sa masse musculaire aussi avait déjà bien diminué et la répartition des graisses s’opérait en douceur. Par ailleurs, elle avait vu son kiné qui avait pris près de trois quarts d’heure pour lui fixer un planning de séances de rééducation.

Si Karine était contente de savoir que les hormones avaient enfin des effets visibles sur le corps de Vanessa, elle l’était un peu moins de son planning de rééducation mais elle réprima vite sa jalousie. Elle même n’était pas toujours très sage, Vanessa le savait et ne le lui reprochait pas.

Vanessa était franchement débordée par son travail mais elle accepta quand même de l’accompagner chez ses parents le mercredi soir. Elle se confronta, comme les deux jours précédents, aux difficultés d’accéder aux transports en commun pour les personnes en fauteuil. Elle devait déjà le faire le matin et le soir pour aller à la fac et en revenir alors se rajouter un trajet  supplémentaire ne l’amusait pas franchement. Néanmoins, elle le fit sans se plaindre. En parcourant les derniers cent mètres jusqu’à la maison de Josy et Daniel, elle réalisa que tout ne serait pas si simple.

J’aurais mieux fait de te dire d’y aller toute seule ; j’ai plein de travail, ça ne m’aurait pas gênée.

Pourquoi tu dis ça ? Ça te fait du bien de sortir et puis Maman est contente de nous voir et moi ça me fait plaisir que tu sois avec moi.

D’abord, je sors tous les jours pour aller à la fac et tu vois bien comme c’est galère de prendre un bus en fauteuil mais tu m’expliques comment je vais rentrer chez toi ? Il y a trois marches pour accéder au jardin, une belle allée en graviers, encore cinq ou six marches pour entrer et, si j’ai besoin d’aller aux chiottes, il faudra que je monte à l’étage ! Super ! Tout ça pour te voir faire l’amour avec ton père. Franchement j’aurais pu m’en passer.

Merde ! Et ce week-end, ça va être pareil ; rien n’est adapté pour toi et je n’y ai pas pensé.

Moi non plus, je n’y avais pas pensé avant maintenant, mais bon Je vais faire un effort ; Franck dit que, tôt ou tard, il faudra que je monte des escaliers. Je devais le faire avec lui et bien je vais prendre de l’avance.

T’es sûre que ça va aller ? Demanda Karine en ouvrant la grille. Sinon on rentre et j’expliquerai le problème à Maman.

Vanessa refusa de repartir et se mit debout. Elle peina à chaque marche qu’elle monta une à une en marquant une pose pour souffler tandis que Karine suivait en portant le fauteuil. Arrivée en haut du petit escalier, elle hésita un instant avant de se décider à marcher sur les graviers.

Tu n’veux pas te mettre dans le fauteuil ?

T’as déjà poussé un fauteuil dans des graviers ?

Non, mais je constate que même à vide c’est chiant.

Alors imagine avec mon poids dessus par contre c’est un bon exercice de marche à mon avis. Regarde, je marche presque bien, en fait. Faudra que je demande à Franck ce qu’il en pense.

Oh, Franckyiii ! Chériiii ! C’est bien de marcher sur des graviers ?! Oui, mais ce qui est mieux, c’est de mettre ma grosse barre de chocolat dans ton cul !

Eh ?! Mais t’es vraiment jalouse en fait ! Y a rien entre Franck et moi, et ça ne durera jamais plus que le temps de ma rééducation. OK, il me baise à chaque fois que je vais le voir, mais après il me fait travailler. Et si j’arrive à faire des pas comme ça, c’est grâce à lui.

T’as raison, je suis jalouse à mort. Je ne devrais pas, je sais, mais c’est plus fort que moi.

Bon ! Je vais changer de Kiné alors Après tout, j’en ai rien à foutre de lui. Il est sympa et compétant, je crois, mais j’en trouverai peut-être un ou une qui sera plus proche de chez moi ou de la fac.

T’es pas obligée, Vany C’est moi qui ne suis pas claire.

Ça, c’est ton problème, répondit Vanessa en attrapant la rampe de l’escalier du perron. Mais moi, je ne vais pas me faire un plan cul qui te fait du mal. Après tout, j’ai tout ce qui faut pour être comblée Tu sais que ça se plie ? C’est plus facile à porter.

Oui, mais je n’ai pas compris comment ; samedi, c’est Papou qui l’a fait et je n’ai pas regardé.

C’est tout simple ; tu appuies là dessus et tu tires là. Tu vois, ça se fait tout seul.

Je te demande pardon, Vanessa.

De quoi ?

D’être jalouse

Laisse tomber. C’est plutôt mignon en fait.

Qu’est-ce que vous faites, les filles ? Je vous ai vue ouvrir la grille et ça fait un quart d’heure que vous êtes dans le jardin !

On n’est pas dedans, Mamoune, on le traverse simplement.

À un rythme endiablé, je dois dire.  Il y a longtemps que je n’avais pas été aussi rapide. Répondit Vanessa en posant un pied sur la première marche.

En fait, le problème c’est qu’on a été complètement idiotes, reprit Karine, parce que le pavillon bourgeois du dix-neuvième, ça a du charme, mais Vanessa vient déjà de se taper l’ascension du Mont-Blanc, la traversé du Sahara et là, elle s’attaque à l’Everest, alors je te dis même pas si elle a besoin d’aller aux toilettes. Quand à ce week-end, elle va mettre la nuit pour monter se  coucher et la journée pour redescendre.

Attends, ma Chérie, on va t’aider Jacques !!!

Je veux y arriver toute seule ! Expliqua Vanessa obstinée. J’en ai marre d’être handicapée et j’arrive presque à monter normalement mais avec la rampe c’est plus facile.

Que ce passe-t-il ? Oh, vous êtes là les filles ?

Tu ne vois pas que Vanessa en bave des ronds de chapeaux ? Notre maison n’est pas adaptée pour elle. Aide là ou aide ta fille en lui prenant le fauteuil ! Fait quelque chose, bon sang ! Rends toi utile !

Je faisais à manger, je te signale.

Eh, vous disputez pas, regardez j’y suis !

Dans mes bras, ma toute belle, t’as fait des rajouts, ça te va bien. Et toi, ma chérie ? Donne ce fauteuil à ton père qu’il le déplie pour Vanessa.

Si on rentrait, plutôt ? Je vais le faire, faut que je m’entraine.

Après les embrassades, Vanessa put se rasseoir sur son fauteuil et respirer un peu. Pendant quelques minutes, elle fut déplacée par Karine dans tout le rez-de-chaussée et à chacun de ses déplacements entre l’entrée, le salon, la salle à manger ou la cuisine, Jacques et Josy bougèrent des meubles gênants mais toutes les portes étaient assez larges pour la laisser passer sur son véhicule encombrant.

Ce week-end vous n’aurez qu’à dormir dans le canapé du salon, dit Odile toute contente.

Mamoune, ça ne change rien ; elle ne pourra jamais monter aux toilettes ou dans la salle de bain.

Il y a la chaise percée, remarqua Jacques en cherchant une solution. Certes ce sera sans doute un peu spécial pour toi mais ce serait une solution, au moins pour les besoins

C’est quoi la chaise percée ? Demanda Karine intriguée. On a ça ici ?

Bien sûr Une chaise percée c’est un siège au centre duquel on plaçait un pot de chambre. Généralement, c’était pour ne pas avoir à sortir aux toilettes durant la nuit. Celle qu’on a ici était dans la chambre de mes grands-parents, entre leur lit et celui que mon frère et moi occupions quand on dormait chez eux. Je ne sais pas pourquoi mais quand on a vidé leur ferme avant de la vendre, j’ai eu envie de la garder. J’ai mis une plante dans le pot de chambre et elle se trouve juste là. Expliqua Jacques en montrant le meuble supportant une composition de plantes tombantes et montantes.

Ce truc ? J’ai toujours cru que c’était un bricolage. Mais faudrait enlever les plantes pour s’en servir. C’n’est pas très pratique.

Karine a raison, vous allez faire quoi des plantes ? Et puis C’n’est pas que ça me gêne d’être accompagnée aux toilettes, au contraire. Surtout si c’est Karine, en fait, j’aime bien parce que ça permet de discuter mais là, je vais quand même devoir faire devant tout le monde. Dit Vanessa en rougissant.

On peut la mettre ailleurs, et pour les plantes, elles sont dans un pot de fleur. Le pot de chambre sert uniquement de cache pot. Je vais les enlever tout de suite pour leur trouver une autre place et tu me diras où mettre la chaise.

On va la laisser là, répondit Vanessa en prenant sur elle ; ça ira, c’est gentil. On ne va pas la mettre dans la cuisine ni dans la salle à manger, ce ne serait pas super clean Du coup, faudra supporter de me voir faire pipi et caca.

Il ne faut pas que ça te gêne, Vanessa, Jacques et moi, on a déjà une certaine expérience en la matière

Comment ça ? Demanda Karine intriguée. Ne me dit pas que vous faites des trucs Euh, bizarres ?

Si, on fait des trucs bizarres, parfois, confirma Josy en rougissant. Mais bon ! Passons !

Moi aussi, j’ai fait un truc bizarre avec Maman, lui avoua Vanessa. Tu ne lui as pas raconté, Jacques.

Non, pourquoi l’aurais-je fait ? D’abord je n’étais pas présent et ensuite je ne parle jamais des histoires des gens ; c’est une déformation professionnelle, sans doute.

Ça doit être vraiment relou d’être psy, conclut Karine. Tout ce qu’on te dis c’est secret professionnel Est-ce que je pourrais être solidaire de Vanessa ?

Comment ça ? Demanda Josy en n’osant comprendre.

Ben, si elle doit faire ses besoins dans le salon alors pour qu’elle ne soit pas toute seule à s’exposer comme ça, j’aimerai le faire aussi.

Si c’est toi qui vas vider le saut après, pas de problème pour moi, répondit Jacques.

Moi pareil, ajouta Josy souriante, mais on pourrait aussi décider que tant que Vanessa est incapable de monter aux WC, par solidarité, on fait tous pipi et caca ici. Ça t’irait, Vanessa ?

Oui, c’est drôle ! Mais c’est Papa et Maman qui risquent d’être les plus gênés samedi soir et puis si je ne me lave pas pendant deux jours, je m’en moque.

Contents d’avoir trouvé une solution convenable, ils prirent l’apéritif et Vanessa inaugura le siège. En la voyant faire ses besoins, Josy et Jacques parurent troublés et ils le furent encore davantage lorsque Karine prit la suite en ajoutant sa crotte à celle de son amie. Elle allait prendre le papier qui avait été posé sur un meuble voisin de la chaise quand Jacques l’arrêta. Il voulait nettoyer sa fille avec sa langue et sa bouche et Karine accepta.

Jacques est un gros cochon, expliqua Josy à Vanessa qui s’était rapprochée d’elle. De nous deux, c’est de loin le plus gourmand

Avec Bruno, vous avez fait des trucs comme ça ?

Mon Dieu, non ! On n’en a même pas parlé. Ce sont des choses qu’on ne pratique qu’entre nous, ou avec des amis qui partagent le même intérêt. Mais ce n’est pas si souvent non plus, et il faut qu’on en ait envie tous les deux. Ça t’ennuierait de me raconter ce qui s’est passé avec ta mère ?

Ça t’intéresse ? Je n’ai pas forcément de secret, tu sais. Maman essayait de nous faire croire qu’elle était dégoûtée quand Karine ou moi, on suçait Daniel après qu’il ait enculé l’une d’entre nous, alors on lui a montré que ça l’excitait.

Comment vous avez fait ?

C’est l’avantage de vivre nu. On sait quand les uns bandent et quand les autres mouillent.

Tu veux te mettre nue ?

Dans la mesure où Jacques et Karine sont en train de se déshabiller et que j’ai plus l’habitude de vivre nue, j’aimerais bien, mais je sais que ce n’est pas trop la coutume ici.

Tu permets que je te déshabille

Si ça te fait plaisir, j’en serai ravie. Tu veux que je fasse pareil avec toi ?

Oui, j’aimerai bien. Je n’aime pas trop les filles, mais toi tu es quand même un peu différente Bientôt tu auras tout ce qu’il faut pour me rendre goudou.

Parce que j’ai une bite, c’est ça ?

Ça t’ennuie ?

Je sais que, si je fais transformer mon sexe, le résultat ne sera pas forcément super réussi. Après, on ne peut pas se faire greffer d’ovaires et je ne pourrais jamais porter d’enfant. En plus, même si je choisissais de me faire faire une chatte, je suis certaine que je ne ressentirai jamais les mêmes plaisirs que toi ou Karine, alors que ma bite, je sais ce qu’elle me procure. J’ai plus envie de changer de corps et d’identité que de sexe physique. Ce n’est ni un besoin ni une urgence, même si je ne peux pas dire que ça ne se fera jamais Quand je serai vieille, peut-être ; juste avant de mourir.

Comment tu peux parler de choses comme ça ? À dix-huit ans on est immortel.

Mmm, ils sont beaux, j’adore ! C’est ça, la vie. La vie, c’est l’amour ! Je suis passée trop près de la mort pour me croire immortelle, mais je suis persuadée que Thomas est mort d’un coup de couteau, d’une multitude de coups de pieds et d’une gorge écrasée dans un couloir de la fac. Mon coma a débuté quand, emportée par la mort, j’ai senti la présence de Karine dans l’ambulance.

Si c’est ce que tu ressens, c’est que ça doit être vrai et c’est vrai qu’ils sont beaux. Ils s’aiment.

Qu’est-ce que tu as ressenti la première fois avec Bruno ?

C’était magique ! Indescriptible, même.

C’était aussi bon que lundi soir avec Jacques ?

Non, c’est incomparable C’est très différent, mais je ne pourrais pas dire si c’est meilleur ou pas.

Je crois que ça ne l’est pas, mais c’est intense et magique quand on fait l’amour avec un parent.

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