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Bérénice – Chapitre 6

Bérénice - Chapitre 6



11.

Le week-end fut agité pour Bérénice. Elle pesait à Damien, leur baiser fougueux. Elle navait quune envie : le revoir.

— ça na pas lair daller, fit remarquer Patrice.

— si, si ça va. Jai du juste choper la crève. Avec cette météo, faut pas sétonner.

— Surement. Soigne-toi alors.

— oui mon chéri. Si demain, ça ne va pas mieux, je prendrai rendez-vous chez le médecin.

— on va faire un tour cet après-midi ?

— avec le temps quil fait, et ma crève, je crois quil vaudrait mieux rester au chaud, dit Bérénice.

Lexcuse du rhume tombait à point nommé et il aurait été plus difficile de la faire valoir en plein été. Mais en ce début dautomne, elle permettait de garder son infidélité pour elle encore un moment.

— sous la couette ? continua Patrice, sans sous-entendus.

— sous la couette ! acquiesça Bérénice.

Ils firent lamour une bonne partie de laprès-midi. Elle accepta presque à contrecur dêtre sodomisée. Elle nappréciait pas trop cette pratique, dautant plus que le sexe de Patrice avait du mal à passer. Mais il était suffisamment doux pour ne pas lui faire mal. Il éjacula néanmoins dans ses entrailles et firent une dernière fois lamour sous la douche.

Bérénice, épuisée sendormit comme un bébé, avec une dernière pensée pour Damien. Elle limagina en train de se masturber en pensant à elle.

Le lendemain, Bérénice nallait pas mieux. Comme promis, elle prit rendez-vous chez le médecin qui diagnostiqua un gros rhume. Rien de bien méchant, juste désagréable. Toutefois, elle poussa jusquà La Rochelle pour aller chercher les médicaments.

Avec la ferme intention daller voir Damien.

Après être passée par la pharmacie, elle se dirigea vers lappartement de son amant. Elle ne lavait pas prévenu et elle ne savait pas sil serait là ou pas. Et même, toujours torturée par son péché, elle souhaita quil soit absent pour sauver son honneur, et présent pour satisfaire ses désirs.

Elle appuya sur linterphone, suffisamment longtemps pour quil entende. Elle attendit, sonna une nouvelle fois. Puis elle tourna les talons. Damien nétait pas là.

— oui ? fit une voix à peine audible.

Bérénice se précipita.

— cest moi.

La gâche électrique se libéra.

Fébrile, et pas seulement à cause de son rhume, elle prit lascenseur. Damien lattendait sur le pallier.

Elle sauta sans ses bras et lembrassa fougueusement. Tant pis pour les microbes. Damien la prit comme on prend un enfant, Bérénice saccrocha à lui, croisant ses jambes dans son dos et entrèrent dans lappartement.

Enlacés, Damien se dirigea vers la chambre. Sans échanger un seul mot, ils se déshabillèrent mutuellement. Damien jeta la couette au bas du lit et sallongèrent coté à cote. Les baiser fut interminable, tantôt passionné, tantôt tendre, tantôt fougueux. Damien roula sur elle. Bérénice ouvrit les cuisses et il la pénétra sans hésitation. Elle mouilla tellement que le sexe court glissa en elle. A nouveau, elle croisa ses jambes dans son dos et passa ses bras autour de son cou pour lembrasser pendant quil la prenait.

Bérénice gémissait dun plaisir non feint. Damien accéléra doucement.

La jouissance arriva. Il éjacula en elle dans un « ouiiiiiii » de pur bonheur.

Damien se retira et se laissa aller dans le lit. Bérénice reprenait ses esprits.

— oh mon amour. Je taime, dit-il

— je taime aussi. Merci pour le plaisir que tu me donnes.

Bérénice le regarda, jouant avec les quelques poils qui barraient son torse.

— jai encore envie, dit-elle.

Sans attendre la réponse, elle glissa vers son sexe quelle suça pour lui redonner de la vigueur.

Cette fois, ce fut elle qui vint sempaler sur le membre dressé. Et encore une fois, il jouit en elle.

Elle se laissa aller sur le corps de son amant. Damien débanda et son sexe redevenu mou, séchappa de son fourreau. Le sperme mêlé à la cyprine coula sur le drap.

— cétait très bon, dit Bérénice.

— même si je nai les dimensions de Rocco Siffredi

— oui, même.

— je taime Bérénice.

— moi aussi, je taime. Pas de la même façon que jaime Patrice. Mais jaime être avec toi, jaime faire lamour avec toi. Embrasse-moi.

— oh mon amour !

Ils sembrassèrent encore et encore.

— on fait lamour encore une fois avant que tu partes ? demanda Damien.

— oui.

— dis-moi, on ne sest pas protégé. Il ny a pas de risque que

— que je tombe enceinte ? Non, ne tinquiète pas. Je prends la pilule. Patrice naime pas mettre de préservatif. Mais je te fais confiance pour que ne me refiles pas des cochonneries.

— ne tinquiète pas ma chérie. Si je dois te tromper, ce sera avec la Veuve Poignet

— cest élégant !

— quand est-ce quon se revoit ? demanda Damien pendant que Bérénice se rhabillait.

— en général, je dois venir sur en ville tous les lundis après-midi, chez ma comptable. On peut se voir après si tu veux et si tu es là.

— alors je ferai en sorte dêtre là pour toi ma chérie.

Ils se quittèrent enfin après un dernier baiser interminable.

12.

Bérénice assumait pleinement son infidélité. Même si Patrice la faisait grimper aux rideaux à chaque fois quils baisaient, elle avait besoin de Damien, de sa tendresse, de sa gentillesse. Non pas que Patrice nétait ni tendre ni gentil, mais il passait trop de temps sur ses chantiers. Un mal nécessaire car les études des enfants et surtout lappartement de Bordeaux grevaient largement leur budget.

Bérénice souffrait dun manque de tendresse, de câlins, manque que Damien comblait.

Malgré tout, elle nen menait pas large le soir même lorsque son mari rentra.

Elle réussit à donner le change et ne pas surtout à ne pas se trahir.

Avec Damien, ils avaient convenu de ne pas se contacter le soir, ni le week-end. Patrice pouvait prendre son portable pour consulter un sms ou la messagerie. Le numéro de Bérénice était aussi et surtout celui de leur entreprise et les clients pouvaient les contacter à tout moment.

Un nouveau rythme se mit en place dans la vie de Bérénice. Elle voyait Damien le lundi, parfois le jeudi, le vendredi elle partait vendre sa lingerie à domicile et le week-end restait familial.

Avec Damien, elle faisait lamour à chacune de leur rencontre. Sauf lorsquelle était indisposée. Laprès-midi se transformait en séance shopping. Damien continuait de la couvrir de cadeau. Il lui avait acheté une nouvelle paire descarpins Louboutin pour remplacer la première usée jusquà la corde, de la lingerie sexy, des robes.

— laisse-moi te le mettre, demanda-t-il lorsque Bérénice déballa un nouvel ensemble de lingerie.

— daccord !

Damien commença par le serre-taille qui couvrit la moitié de son ventre. Puis lui passa le soutien-gorge. Il prit délicatement chacun des seins dans sa main et les positionna dans leur écrin de dentelle, tout en sattardant quelques secondes sur les tétons dressés.

— nen profite pas petit coquin, souffla Bérénice entre deux gémissements

Il la fit asseoir, prépara les bas de nylon noir et les déroula doucement le long de la jambe. Il fixa les attaches des jarretelles, son visage tout près de son sexe à la toison claire et fournie. Il avait une vue imprenable sur les poils poisseux des sécrétions de Bérénice. Mais il se fit violence pour ne pas tendre sa langue et se délecter du précieux nectar de femme.

Enfin, il lui passa le string assorti qui shumidifia aussitôt au contact de la toison. Toujours à genou à ses pieds, il la tint pendant quelle mettait ses escarpins.

— tu es magnifique, dit-il

— merci mon chéri. Je texcite à ce que je vois, son regard dirigé vers la bosse qui déformait son pantalon.

— ne me dis pas que tu nes pas excitée toi non plus. Jai bien vu que tu mouillais.

— on dirait que tu as fais ça toute ta vie.

— heu quoi donc ?

— mettre un soutien-gorge, enfiler des bas. Tu as lair de ty connaitre en mode féminine.

Damien se mit à rougir.

— quest-ce que tu me caches ?

— mais rien. Rien du tout.

— ne me mens pas ! Sinon, je mhabille et je men vais. Et tu te finiras à la main, menaça Bérénice en posa son pied sur la cuisse de Damien.

Elle appuya légèrement son talon fin, meurtrissant les chairs.

— alors ? insista-t-elle, appuyant un peu plus sur le talon

— ben, quand jétais ado, il marrivait de mettre la lingerie et les robes de ma mère.

— nous y voila ! Mon Damien est un pervers. Un travesti pervers.

— non, ça na rien à voir. Jaimais sentir le nylon sur mes jambes, marcher avec des talons, mettre des jupes, me maquiller.

— et pourquoi tu as arrêté ?

— je suis allé en fac, jai rencontré mon ex-femme et je me suis marié. Jespérai quelle mette des dessous sexy comme toi. Mais ce nétait pas son truc. Au mieux, un collant avec des ballerines. Mais avec toi, jai trouvé ma muse.

— et pourquoi tu nas pas recommencé une fois divorcé ?

— tu mas regardé ? Avec ma bedaine, mes poils, trop de boulot. Et puis ça ne minteressait plus non plus. Cétait juste une connerie dadolescent.

Bérénice saffala dans le canapé, écartant largement les genoux, comme une invitation à venir goûter le fruit défendu.

Damien nattendit pas et avança son visage entre les cuisses vers le point de fuite quétait le sexe ruisselant.

— tu nas jamais eu lidée de te raser ?

— non, pourquoi ? Tu voudrais ?

— oui, jaimerai bien.

— faut que je demande à Patrice. Car si jarrive toute nue, il va se poser des questions.

— ok, je te laisse gérer, dit Damien en léchant les lèvres intimes.

Ils firent lamour sur le canapé. Cette fois, il la prit en levrette.

Mais Bérénice rua dans les brancards lorsque Damien plaça son sexe contre la rosette.

— même pas en rêve ! dit-elle en colère. Pour le moment il ny a que Patrice qui y a droit et encore quand je veux bien et ce nest pas souvent. Vous les mecs, vous êtes tous les mêmes : vous confondez films de cul et vie réelle ! Non, je ne suis pas gouine, non je naime pas me faire enculer. Mais ne te plaint pas, je mets des dessous sexy et javale. Alors ne nen demande pas trop.

Damien se retrouva tout penaud. Il débanda aussitôt. Bérénice shabilla et fila sans un au revoir et encore moins un baiser.

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