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Agnès ou l'écume des jours… – Chapitre 2

Agnès ou l'écume des jours... - Chapitre 2



Le costume de Louis revenait de chez Annick la teinturière qui tenait le pressing du village. Depuis le temps que les deux femmes se connaissaient, elles étaient pratiquement devenues des amies. La femme un peu grassouillette qui lui rendait le complet gris de son mari, lui remit également une pochette en plastique contenant un petit papier blanc.

Tiens ! Je fais toujours les poches des vêtements que je nettoie. Parfois, il y a des objets dans certaines et mes machines n’aiment pas du tout le métal ou plus souvent les stylos bille. Mais là juste ce petit poulet.

Merci. Combien je te dois Annick ? Il faut que tu passes un de ces jours nous faire un coucou.

Ce n’est pas facile, tu sais j’ai les gamins qui viennent les week-ends et comme je n’ai que mon dimanche de libre enfin j’essayerai de trouver un moment. Ça fait dix-huit euros pour le costume.

Tu n’augmentes jamais tes prix ?

Si je le faisais, les gens iraient ailleurs, alors

Oui, mais moi j’aime la proximité et puis depuis toutes ces années, je n’aurais pas le cur à trouver un autre pressing.

Il faudra bien un jour pourtant Encore deux ans et puis je largue tout.

Déjà l’âge de la retraite ?

Ben tu vois bien la roue tourne pour tout le monde. C’est encore trop long tu sais, vingt-quatre mois.

Qu’est-ce qu’on va devenir sans toi ?

La femme souriait. Cette cliente aussi fidèle soit elle ne venait que deux fois par mois et ça ne faisait pas vraiment tourner la boutique. Les gens ne se rendaient même pas compte, se contentant toujours de pleurer sur leur sort. Encore qu’Agnès fût plutôt sympa et pas chiante du tout. Et puis le couple de cette amie semblait être des plus solides. La preuve évidente ne résidait-elle pas dans ce petit papier qu’elle avait trouvé dans la poche ? Pas curieuse, mais elle avait lu tout de même celui-ci. Son amie Agnès avait simplement écrit merci et posé ou déposé son rouge à lèvres sur le rectangle blanc, une belle preuve d’amour non ?

Quant à la brune, elle repartait déjà après un bisou sonore sur la joue de la travailleuse. Direction les courses et elle accrocha le vêtement sous une housse, dans la voiture, en prenant soin de ne pas le froisser. Elle jeta le minuscule sachet dans son sac, sans plus de précaution. Elle n’aimait guère les supermarchés, mais il fallait aussi manger. Elle expédia littéralement cette corvée, se rendit ensuite chez le petit boucher-traiteur. Là encore depuis des années, elle venait une fois par semaine acheter sa viande et d’autres bonnes choses. Ça avait aussi créé quelques liens amicaux avec Jean-Charles et son épouse Meredith.

De retour à la maison, elle mit la radio et se prit à fredonner l’air que distillait la station. Elle en était là quand elle voulut faire ses comptes, comme à chaque retour de courses. Elle extirpa donc de son sac à main les tickets de carte bleue et sans y prêter attention une enveloppe fine de plastique transparent finit sa course sur la table où Agnès venait de s’installer. Le rouge du billet attira soudain son regard. L’air qui lui trottait dans la tête disparut instantanément. D’une main tremblante, elle ouvrit l’emballage.

Le merci ensanglanté lui sauta aux yeux. Cette bouche dessinée sur un rectangle de papier lui arracha un gémissement. Qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Louis avait une maitresse ? Cette évidence lui sauta aux yeux comme une gifle reçue, un camouflet incroyable. Elle lui donnait tout ! Alors il allait voir ailleurs si l’herbe du pré était plus verte ? Elle ne voulait pas y croire et pourtant ces deux lèvres qui avaient dessiné leurs pourtours sur ce cet non ! Elle en eut une larme qui s’échappa de ses yeux, glissant sous les paupières. Une vie d’amour et il avait une poule. Depuis quand cela durait-il ? Elle voulait savoir, et la rage en elle la faisait bouillir.

Elle n’avait plus le cur à cuisiner. Une boite de raviolis suffirait pour son sale bonhomme. Il ne perdait rien pour attendre. Elle allait en avoir le cur net, il devrait cracher le morceau. Sa rage froide se transformait en jubilation. Salaud, il allait payer cher son manquement, mais avant elle devait savoir, avec qui il avait baisé. Elle attendit l’heure du déjeuner avec une impatience non dissimulée. Et celle-ci fut interrompue par le bruit du moteur dans l’allée. Enfin, il revenait et allait avoir quelques explications à fournir.

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Louis adorait les repas préparés avec amour et chaque fois qu’il n’avait pas d’obligations professionnelles, il rentrait à la maison pour le déjeuner. Agnès savait tellement le gâter. Et puis de temps en temps, c’était elle le dessert, oui, voire même l’entrée oui, ça arrivait que ses retours soient plutôt grivois. Mais là, le visage fermé de son épouse ne présageait rien de tel. Il sut d’emblée que quelque chose la tourmentait. Longue habitude de la vie à deux qui vous font à coup sûr ressentir les moindres changements d’humeur du partenaire. Là, il en était certain elle était en rogne. Et les colères de sa femme pouvaient être terribles.

Tu en fais une de tête ! Quelque chose ne va pas ?

Puisque tu me le demandes ça ! Ça te dit quelque chose ?

Quoi ça ?

Ce papier-là, devant ton assiette, tu vois là ce papelard.

Oui ben, c’est quoi ce machin ? Un merci et tu as posé ta bouche dessus ? Et alors, en quoi ça me concerne ?

Quel culot ! Tu me trompes depuis quand ? Ce machin comme tu dis, regarde-le de plus près. Ce n’est ni mon écriture ni l’empreinte de mes lèvres.

Ah ! Bon et d’où il sort alors ?

C’est toi qui me le demandes ? Mais de ta veste de costume mon bon Louis. Tu sais le costard que j’ai mené chez Annick à ton retour de ta semaine de séminaire. Alors tu m’as faite cocue avec qui ? Que je le sache au moins, j’aurai l’air moins cruche. Tu parles d’une conne. Dire que j’étais inquiète alors que Monsieur s’envoyait en l’air avec je ne sais qui. Et elle t’a remercié comme tu le vois.

Je je ne comprends rien. Je ne sais pas d’où ça vient. Je n’ai rien fait

Ne me raconte pas d’histoire. Je veux la vérité. J’ai besoin de savoir pour me rassurer. Il y a longtemps que ça dure ?

Mais enfin, je t’assure que je ne sais rien de rien de cette histoire. Comment faut-il que je te le dise ?

Tu me prends donc pour une imbécile ? Louis je veux savoir c’est sérieux entre vous ?

Allons, calme-toi et viens là, puisque je te dis que je ne sais même pas d’où sort ce fichu papier.

Mais il était dans ta poche bon sang, alors arrête de nier l’évidence.

Louis s’était approché d’Agnès. Il voulait la serrer contre lui, la rassurer, mais elle ne l’entendait pas de cette oreille. Elle recula rapidement pour échapper à cette étreinte qu’il voulait douce.

Ne me touche pas, plus ! Et ce sera comme ça tant que je ne saurai pas le fin mot de cette affaire. Tu ne me toucheras plus. Tu as bien compris ? Plus du tout.

Comme tu veux ! Mais je n’ai pas d’explications quant à ce papier, je ne vois pas d’où il sort.

Dans sa tête, les choses pourtant tournaient à toute vitesse. Il n’allait pas lui dire que dans un train, une femme en manque l’avait aguiché au point qu’il l’avait baisée dans les toilettes. Quelle conne aussi que d’avoir collé ce foutu poulet dans sa poche et lui n’avait rien vu. Ça ne pouvait être que cette Lucie. Il n’en voyait pas d’autres qui aient pu le glisser dans sa fouille. Agnès était folle furieuse et il arrivait presque à la comprendre. Merde ! L’unique dérapage de sa vie et il était pris presque en flagrant délit.

Il reprit sa veste. Et se tourna vers la porte et l’entrée.

Bon et bien quand tu te seras calmée, je renterai. Pour le moment, je vais déjeuner à la pizzéria.

Salaud, c’est ça, dégage de ma vue, fous le camp de ma vie. Sale type, incapable d’assumer comme tous ces fumiers qui trompent leurs femmes.

En deux enjambées, il venait de franchir la porte. Le vacarme qui suivit était provoqué par le jet de son assiette heureusement vide, contre la paroi de bois à peine close derrière lui. Agnès venait de la lui lancer avec violence. Il s’en voulait de ce moment d’égarement et ne savait plus comment rattraper le coup. Il aurait sans doute à mentir encore et encore, et il n’aimait pas ce rôle-là, à assumer. Mais lui expliquer ce qu’il en était, serait sans doute encore plus dangereux. Alors ? Il faudrait de deux maux choisir le moindre. Et sa journée s’en trouvait gâché. Quelle connerie que d’avoir enfin les regrets ou les remords seraient de toute manière vains et inutiles !

Agnès se tordait les doigts, se les retournait à presque les casser. Comment pouvait-il lui jurer ne pas savoir ? Cette femme qui avait visiblement mis dans sa veste un papier, elle ne pouvait pas être une inconnue pour lui. Et la taille des lèvres, ça ne correspondait en rien aux lèvres d’une gosse qui aurait joué un tour à un vieux. Non ! Il connaissait celle qui l’avait remercié par un baiser plus que langoureux. Une preuve d’amour pour ainsi dire. Et l’esprit de la brune s’échauffa de plus belle. Une chance qu’il ait quitté la maison, sinon elle était capable du pire.

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La pizza avait un gout bizarre, et la faim n’était plus au rendez-vous pour Louis. Il avait beau se creuser la cervelle, aucune explication rationnelle ne parvenait à son esprit. Il se sentait dans la mouise. Il devrait finalement pour apaiser son épouse lui raconter un bobard, mais là, c’était risqué. Il en convenait, elle avait de quoi être en rogne. Quand il retourna à son bureau, son assiette n’avait guère vu ses couverts et le serveur le regarda partir avec un haussement d’épaules. Quel gâchis ! Commander une Calzone et ne pas y toucher les gens étaient de plus en plus idiots. Mais bon ! Il se consola en voyant les dix euros de pourboire que le mec avait laissés. Il faisait de son fric ce qu’il voulait et pouvait revenir tous les midis

Les jours suivants, Agnès avait dormi seule. Le canapé sur lequel elle avait relégué son mari commençait à devenir insupportable à Louis. Lui aussi s’énervait de voir que sa femme tenait bon. À plusieurs reprises, il avait tenté un savant rapprochement des corps, mais elle l’avait éconduit plus que vertement.

La vérité ou rien, et tant que je ne saurai pas le fin mot de cette histoire, tu ne me toucheras plus. Tu peux aussi aller retrouver ta pute si tu veux. Mais dans ce cas-là, tu retrouveras tes affaires dans la cour.

Les premiers jours, il en avait souri, mais elle tenait bon et il ne parvenait plus lui, à se contenir. Alors ce samedi matin quant au petit déjeuner, il était arrivé et qu’assis face à elle, il lui eût confessé sa « faute », elle l’avait écouté sans dire un mot. Tout, il avait tout déballé sans mettre un seul détail. Il avait poussé la confession jusqu’à lui avouer sa peur de la voir lui faire une fellation avec les odeurs de l’autre sur et plus il parlait moins le visage d’Agnès se détendait. Mais si elle serrait les poings, ce n’était que d’impuissance. Son mari avait osé et c’était douloureux.

Quand elle respirât plus librement, Louis s’attendait à des reproches, des cris, ce genre de réactions plus que normales chez une femme bafouée. Mais non, rien de tout ceci, juste ces yeux, réprobateurs en diable. Puis il se mit à craindre les premières paroles, mais elles furent étonnement calmes, trop sans doute.

Bien ! Tu es donc comme tous ces types qui ne sont pas capables de maitriser leurs hormones. Tu avais donc si peur que je ne te donne pas ce que tu voulais à ton retour ? Je t’ai toujours tout offert, sans jamais rien ou alors si rarement, refusé quelque chose. Je te promets juste une chose, ce coup de canif dans le contrat, je te le rendrai. Un jour, tu seras aussi cocu et tu sauras combien ça fait mal. Mais moi, je te le dirai quand ce sera fait au moins j’aurais cette honnêteté.

Tu tu ne vas pas faire ça

Tu ne t’es pas gêné toi pour oublier que j’existais

Mais je t’ai expliqué que

Chut, j’ai dit ce que j’avais à dire et il n’y a plus à y revenir. Je sais bien que dans quelques jours, nous aurons repris une vie quasi normale en apparence. Mais rassure-toi, je saurai attendre mon heure et te rendre la monnaie de ta pièce.

La messe venait d’être dite. Louis ne cherchait même plus à faire changer d’avis son épouse. Il savait qu’il n’avait aucune chance d’y parvenir. Et la douleur lui tordait déjà les tripes. Elle l’avait dit alors elle irait jusqu’au bout de ses idées et il serait l’idée même lui était déjà impossible à envisager. Mais qu’elle vint ensuite lui confesser serait, comme un supplice. Il ne voulait plus rien savoir. Cet intermède ferroviaire lui couterait finalement bien cher au regard de ce qu’il en avait retiré. Mais il ne pouvait s’en prendre qu’à lui, et à sa queue qu’il n’avait pas su domestiquer assez finalement.

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Tout depuis longtemps semblait être perdu dans la nuit des temps. Louis avait fini par se rassurer. Agnès ne le tromperait sans doute jamais. Elle avait simplement voulu lui faire peur et pour cela, c’était réussi le mieux du monde. Quelques temps après cet éclat, ce déballage sous forme d’aveux, ils avaient refait l’amour. Le corps de sa brune n’avait en rien changé et elle se donnait d’une identique manière. Elle aimait le sexe avec lui. C’était indéniable, lui adorait aussi naviguer dans cette femme qui gémissait si fortement sous ses coups de boutoir. Ils avaient retrouvé ce plaisir sain de partager une intimité un moment en péril. L’envie de l’homme envers elle s’en était trouvée grandie.

Mais parfois Agnès restait de longues minutes à rêver d’un autre corps, à imaginer une autre jouissance. Il avait ouvert la voie à des fantasmes qu’elle avait su mettre en sommeil longtemps. Ceux-ci refaisaient désormais surface à intervalles irréguliers et elle se souvenait de cette promesse qu’elle lui avait fait. S’il pensait qu’elle avait oublié, il se gourait lourdement. C’était l’exact contraire même qui se produisait. Mais dans le comportement de la jeune femme, rien ne démontrait cette attente, celle qui sous son crâne faisait d’elle une furie. Alors le soir où il reprit le train pour une nouvelle semaine de séminaire, un doute traversa l’esprit de Louis.

Un doute tenu, léger, qui ne dura que l’espace d’une seconde, mais une peur aussi bien réelle qui le quitta dès les premiers tours de roue d’un train TGV. Grenoble et ses collègues l’attendaient alors, il se dit que son amour ne profiterait en rien de cette pause pour et il n’y pensa plus. Pire encore, en se rendant aux toilettes, il aurait aimé qu’une autre Lucie soit là. Mais rien de tout ceci ne devait arriver et son hôtel de luxe l’accueillit avec le plus grand bonheur. La voix s’Agnès au téléphone n’avait rien non plus de spéciale et comme d’habitude elle lui fit des « mamours » téléphoniques. Tout était donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Agnès elle, ne préméditait rien. Pas de sortie prévue, pas de cinéma ou de dancing, non. Seulement les habituelles courses à faire, elle mangeait aussi malgré l’absence son mari. Meredith lui coupa un steak en taillant une bavette. Elle discutait fort en femme habituée à la clientèle. Elle ne se tut qu’à l’arrivée de son Jean-Charles. Lui aussi se coupa d’une vanne, mais relativement graveleuse celle-là. Puis quand elle sortit de l’échoppe, une envie de flâner un peu la titilla. Elle laissa sa voiture sur le parking du casino et là, comme attirée par un je ne sais quoi, elle se surprit à avoir envie de jouer. Combien de fois était-elle allée dans cet endroit où l’argent était roi ? Trois, quatre visites tout au plus. Elle n’en avait jamais retiré un quelconque bénéfice, mais n’avait jamais perdu de sommes folles non plus.

Le type de l’entrée lui demanda aimablement sa pièce d’identité et elle se retrouva dans la salle où des machines clignotaient de partout. D’abord, les cinquante euros qu’elle avait changés en pièces, se trouvèrent rapidement absorbés pour moitié par la fente gourmande. Puis trois têtes en ligne firent illuminer violemment la dévoreuse de pièces. Des chiffres s’affolèrent et annoncèrent des gains inespérés. Derrière la brune, quelques visages venaient de se tourner pour voir qui était l’heureux élu. Agnès ne faisait plus un geste, laissant les rouleaux continuer leur course folle. La somme qui était affichée à la fin de la série était exorbitante. Les quelques dizaines de clients de cet éden se trouvaient tous dans le dos de la dame qui venait de toucher le Jackpot.

Le vigile aussi prévenu par la musique très spéciale avançait vers le groupe qui entourait la gagnante.

Pardon ! Pardon laissez-moi passer s’il vous plait ! Madame vous avez gagné si vous voulez bien passer dans le petit salon, mon patron voudrait vous parler.

Ah ! Bon ? J’ai gagné quoi c’est vrai, j’ai gagné ?

Suivez-moi, nous allons vous dire cela dans le petit salon.

Les personnes agglutinées autour d’Agnès s’écartaient pour la laisser passer. Tous un peu jaloux sans doute de cette heureuse élue. La chanceuse qui ne savait même pas ce qu’elle venait de toucher. La machine sur laquelle elle jouait restait à dégouliner de lumière et de musique. Les chiffres en rouge qui annonçaient les gains étaient étonnamment élevés, de quoi attiser les envies des autres clients et le vigile la poussait gentiment vers une porte de cuir. Là une femme se précipita au-devant de la gagnante.

Vous voulez boire un verre ? Monsieur le directeur arrive. Il sera là dans un instant.

Qu’est-ce qui se passe ? J’ai fait quelque chose de mal ?

Non ! Non, rassurez-vous, mais vous avez touché le jackpot et ça excite les convoitises. De plus, nous ne pouvons pas vous donner la somme en espèces sonnantes et trébuchantes ! C’est énorme et nous sommes dans l’obligation de vous payer vos gains par chèque après avoir retiré la contribution pour les impôts.

J’ai donc gagné tellement d’argent ? Je n’en reviens pas. Vous savez, je n’ai jamais vraiment joué et c’est le hasard.

Alors il fait bien les choses, madame.

Cette phrase venait d’une autre entrée de la pièce où un homme grand et élancé venait de faire son apparition. Élégamment vêtu, il tenait à la main un carnet de chèques et une feuille de papier.

J’aurais besoin de votre pièce d’identité et de quelques signatures c’est presque un million d’euros que vous allez empocher alors, je suppose que vous me donnerez ce que je vous réclame, avec joie.

Combien avez-vous dit ? Ce n’est pas possible je ne comprends pas

Pour un peu, vous auriez fait sauter la banque

L’homme riait et Agnès le trouvait fort plaisant. La somme annoncée l’avait fait vaciller, mais l’homme aussi la désarmait par sa gentillesse. Elle lui avait tendu sa CNI et il écrivait sur le chèque une longue série de chiffres en lettres noires. Puis il répéta l’opération sur la feuille et il fit signer ce feuillet à la femme brune. Elle nageait sur un petit nuage. Ne se rendant pas vraiment compte de ce qui lui arrivait. Dire qu’elle venait là pour perdre cinquante euros La vie prenait parfois bien des aises avec elle. Puis elle se remit et le verre que la serveuse lui avait apporté passa de sa main à ses lèvres. Le type en costume était vraiment un bel homme. La copie du papier qu’elle venait de parapher et le chèque disparurent dans son sac à main.

Vous voici riche, Madame ! Puis je vous appeler Agnès, j’ai lu votre prénom sur vos papiers d’identité.

Oui, oui bien entendu. Mais vous ?

Moi ?

Oui votre prénom ?

Ah oui ! Pardon Richard. Vous voulez visiter notre établissement ? À moins que vous ne soyez retenue ou appelée par d’autres obligations !

Non, je suis seule pour un moment. Alors c’est bien volontiers que je vous accompagnerai

Bienvenue dans notre Casino notre groupe est important et j’avoue que les gens que je reçois n’ont pas tous votre grâce et votre élégance alors je suis heureux d’être à vos côtés, au moins le temps d’une visite.

Merci.

Elle trottinait à côté de cet homme qui comme Louis était grand. Ses narines percevaient aussi la fragrance délicate de son parfum et ses vêtements bien coupés démontraient, s’il en était besoin, sa classe. Elle fit le tour de toutes les salles, vit une roulette et une table de blackjack pour la première fois de sa vie. Elle découvrit aussi les coulisses de cet endroit qui devaient en faire rêver plus d’une ou d’un. Mais elle savait aussi que si la chance s’était un instant, trouvée là, elle ne serait jamais une accro de ces jeux d’argent. Lui maintenant lui montrait son bureau. Un endroit truffé d’écrans, un lieu où trônaient également d’immenses canapés, fait pour recevoir du beau linge.

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