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Gigolo – Chapitre 3

Gigolo - Chapitre 3



Jévite les phrases trop longues pour ne pas trahir ma « merveilleuse voix ». Mon épouse fait des courses. Je vais le faire patienter et minformer sur ses intentions. Je ne crois guère à la fable du poudrier oublié. Marie le lui aurait remis pour lui fournir un prétexte à visite? Non, au téléphone avec elle il naurait pas eu à employer ce subterfuge. Marie est très méticuleuse, oublie rarement ses objets personnels. A mon avis, Richard sest servi dans son sac quand nous dansions. Et le voilà.

Il sonne, jouvre et me trouve face au jeune homme un instant déconcerté.

-Entrez, Richard, prenez place. Quel bon vent vous amène? Asseyez-vous. Marie ne va pas tarder. Puis-je vous offrir une boisson, apéritif, bière, coca ou alcool blanc: mirabelle, quetsche, cerise. Je nai plus de poire.

Bien volontiers, merci. Mettons un coca, parce que je dois me méfier de lalcool. Vous avez vu mon accident au bal. Je veux mexcuser auprès de Marie de lavoir ainsi abandonnée au lieu de la faire danser.

-Il ny a pas à vous excuser, vous navez pas bu exagérément à notre table. Mais peut-être aviez-vous commencé plus tôt. Le mousseux tiède et les émotions de la danse se sont combinés. Je navais jamais vu un homme en bonne santé seffondrer comme ça. Impressionnant. Vous nêtes pas malade? Etrange. Toutefois si Marie voulait danser, elle avait la possibilité de se rabattre sur moi. Je ne suis pas son mari juste pour assurer son transport et la livrer aux autres!

Je me dirige vers la cuisine, reviens avec des canettes de coca, me rends dans la salle de bain, ouvre un robinet à tout petit débit, prononce quelques mots, me réponds avec la voix de Marie, ressors en hochant la tête et mexclame:

-Ah! Les femmes

Cela ne veut rien dire ou tout dire. Richard va se réjouir de savoir que Marie fait toilette pour laccueillir dignement. Il ne se doute pas de mavoir eu pour interlocuteur au téléphone

-Cher Etienne, quand on est marié à une femme aussi charmante, on na pas le droit de se plaindre. Marie est une femme superbe, aux yeux magnifiques, au sourire chaleureux, à la conversation si plaisante, au caractère si agréable. Vous avez une chance incroyable. Je noublierai jamais les moments exceptionnels vécus en dansant avec elle.

Cherche-t-il à me provoquer. Mon statut de mari est-il caduc à ses yeux, a-t-il volé en éclats sous ses assauts?

-Dites moi, monsieur linstituteur, êtes-vous marié. Quelle expérience avez-vous du mariage?

-Dieu men garde! Quoique, si javais connu Marie, avant vous

-Je nen doute pas. Elle a déployé tout son charme et produit sur vous cet effet irrésistible qui ma conduit, il y a sept ans, à demander sa main. Néanmoins gardez quelques superlatifs en réserve pour sa prochaine apparition.

Il surveille la porte de la salle de bain

-Je suis en effet impatient de la revoir et de lui témoigner mon admiration.

Son admiration seulement? Au téléphone ses intentions dépassaient le stade de ladmiration.

-Cher ami, vous avez été frappé par un coup de foudre en voyant ma femme, cela expliquerait votre malaise. Vous êtes tombé amoureux de mon épouse. Je vous mets en garde, nous sommes toujours mariés. Ah! Vous lui ramenez un poudrier perdu au bal. Pourriez-vous me le montrer; je voudrais vérifier quil sagit de mon dernier cadeau danniversaire de mariage.

-Cest que jaurais aimé le lui remettre en main propre. Mais enfin, voilà, je lai astiqué depuis cette soirée magique. Le toucher est un immense plaisir puisquy sont attachés de si magiques souvenirs.

Jai compris, il veut menfoncer dans le crâne quelle la rendu heureux.

-Samedi soir elle a pleuré de lavoir perdu. Cétait mon cadeau, elle y tenait beaucoup. Elle va vous être très reconnaissante de lavoir conservé et davoir fait ce déplacement pour le lui rendre. Vous allez bientôt pouvoir lui faire cette joie. Tenez, vous le remettrez vous-même. Comment avez-vous retrouvé notre adresse? Mon épouse vous avait-elle invité à nous rendre visite?

-Pas exactement. Nous avons simplement échangé nos numéros de téléphone. Et grâce à ce numéro, je vous ai retrouvés.

-Puis-je savoir si vous en profiterez pour nous suivre dans les salles de bal et pour me priver aussi souvent de ma cavalière? Auriez-vous des vues sur Marie; souhaiteriez-vous entretenir avec elle une amitié durable et plus si affinité, comme cela sécrit dans les petites annonces?

-Vous avez remarqué combien je suis enthousiasmé. Un pincement de cur permanent me fait penser à elle. Jespère ne pas lui être indifférent. Si elle était libre, je me précipiterais à ses genoux. Hélas, vous représentez un obstacle presque infranchissable.

— Jaime ce « presque ».Vous êtes très franc, mais trop bon pour moi. Restons dans le domaine des hypothèses, pour passer le temps. Marie est libre, vous en faites votre maîtresse ou votre épouse? Demain elle répond à vos sentiments et vous accorde des rendez-vous. Que faites-vous? Ou encore, nous divorçons, la chose est fréquente dans notre monde, seriez-vous prêt à reprendre le flambeau et à épouser cette merveille. Il sagit dhypothèses.

-Vous membarrassez. Je suis amoureux de votre épouse. Elle est pour moi la femme idéale: sexy, intelligente, sociable, ouverte aux idées modernes. Nous pourrions faire un heureux bout de chemin ensemble. Ce serait une maîtresse adorable. Je ne suis pas vraiment adepte du mariage, cest trop de chaînes inutiles. Un bon concubinage accorde des libertés appréciables et facilite les séparations devenues nécessaires. Marie partage ces idées, elle est ouverte aux idées modernes, nous en avons discuté.

-Votre passion pour elle me flatte mais meffraie. Vous me faites entrer dans un concours imprévisible il y a huit jours. Vous arrivez dans notre vie comme un ouragan. Votre fougue va tout bouleverser dans ma vie et dans celle de Marie. Elle vous a donné son numéro, donc elle est fortement attirée. Jamais elle ne sétait investie aussi rapidement dans une relation. Une nouvelle ère commence pour notre union. Sa préférence pour vous, va la détacher de moi, je lai senti au bal. Si elle partage vos idées sur le mariage et le concubinage, cest nouveau mais pas impossible. Elle a opéré une mutation récente mais profonde dans ce domaine. Vous avez lavantage de me lapprendre, vous avez obtenu des confidences de la plus haute importance. Grâce à vous, je découvre une facette inconnue de mon épouse. Depuis ce bal, jai senti un flou dans mon foyer et votre présence ici mexplique ce petit malaise. Je vous serais reconnaissant de lui déclarer votre flamme aujourdhui et de lui faire des propositions claires. Ainsi elle pourra décider en connaissance de cause si elle préfère le mariage avec moi ou le concubinage avec vous.

-Quoi, vous seriez prêt à vous séparer delle, si elle me choisissait? Ne laimez-vous plus? Auriez-vous une aventure? Voulez-vous rompre? Se pourrait-il que jaie une chance de la conquérir?

Absolument. Vous avez marqué des points samedi et parcouru un chemin incroyable dans son cur. En quelques tours de piste vous avez pénétré ses pensées plus profondément que moi en sept années de mariage. Quel exploit davoir aussi rapidement gagné sa confiance et obtenu des révélations sur des pensées restées secrètes pour son mari. Inimaginable infortune des époux habitués à respecter le jardin secret de lautre. Jaime Marie comme un fou, je veux son bonheur: à elle de choisir le compagnon de sa vie. Pendant sept ans, elle ma rendu heureux, jai été un mari comblé. Je ne len remercierai jamais assez. Si elle envisage de prendre un virage à 180 degrés et de faire son bonheur avec un autre, je suis assez amoureux pour lui rendre sa liberté. Et comme vous semblez un garçon sympathique, un instituteur sérieux, si elle vous choisit, je formerai des vux pour votre bonheur.

-Sans vous retirer complètement, vous pourriez peut-être vous mettre momentanément en retrait. Comment direpartager, de manière quelle et moi puissions mieux faire connaissance et savoir vraiment si nous devons nous engager définitivement. Vous resteriez son mari et nous pourrions nous fréquenter régulièrement sans briser votre ménage.

-Autrement dit, vous aimeriez être lamant de cur et de corps et me conserver comme témoin de votre bonheur. Je serais en quelque sorte un cocu consentant et bienveillant. Marie serait en copropriété, à vous la jouissance, à moi les charges. De prime abord cet arrangement ne me convient pas. Si un jour vous épousez une autre fille, me demanderez-vous dassurer le bonheur de votre épouse en votre présence? Généralement je suis assez entier. Et pourquoi voudriez-vous partager ce que vous pourriez avoir pour vous seul? Conserver une aussi jolie créature au milieu des vautours prêts à se jeter dessus, décidés à la ravir une minute, une heure, une nuit ou un jour ou plus longtemps, nest pas de tout repos. Cest, je le reconnais un sport exténuant. Votre démarche a le mérite de la clarté. Pour moi ce sera tout ou rien: je la garde ou vous lemmenez!

-Sans vouloir vous offenser, jai senti en dansant ave Marie une réelle complicité des corps et, sans me vanter, elle naurait pas refusé de passer un bon moment avec moi si vous ne vous étiez pas endormi.

-Et vous vous seriez endormi sur elle à votre tour? Souvenez-vous de votre endormissement en plein bal!

-Ce qui la retenue, cest la tendresse éprouvée pour un mari en état de faiblesse à lheure de la tentation, une forme de pitié pour un vieil ami. Mais aussitôt après, sur la piste jai compris que cétait partie remise.

-Si elle vous a donné de telles espérances, vous auriez tort de tergiverser: foncez et nous serons renseignés sur notre avenir. Faites lui part de mes sentiments, je vous y autorise et son esprit si ouvert trouvera la bonne solution. Mais pas de partage. Lexpérience est nouvelle pour moi. Jai toujours cru vivre avec une femme fidèle à ses engagements de mariage. Mais rien nest immuable et nous pourrions vous et moi, conclure de cette aventure que rien nest définitivement acquis.

-Oui, mais jaimerai Marie toute ma vie. Jai une question délicate.

-Dites, nous sommes entre hommes.

— Tendre est affectueuse au bal, ah, au lit? Sur une échelle de 1 à 10, vous mettez quelle note?

-Le sujet est délicat. Mari fidèle, je nai pas déléments de comparaison. Elle a joui normalement et a satisfait mes désirs. Tout dépendra de vos exigences. Elle saura sadapter certainement. Quand nous faisons lamour nous nutilisons pas de calculette; nous nous aimons! Aucun de ses amants ne ma fait de confidences.

-Parce que?

-Je nai pas compté, je nai pas tout su. Les femmes ont leurs secrets. Les maris sont habituellement les derniers informés, quand ils le sont.

Jai grand plaisir à balancer dénormes banalités, sans fondement dans notre cas, pour autant que je sache. Le gigolo sémeut davoir à supporter des concurrents.

-A mon tour de vous poser une question, si vous permettez. Vous étiez, samedi en compagnie de deux amis, Gino et comment déjà?

-Roberto. Nous ne sommes pas vraiment amis, ce sont des connaissances. Nous ne nous rencontrons quau bal.

Savez-vous quils ont violé Marie dans les toilettes? Nous avons porté plainte et nous avons cité votre nom à la gendarmerie pour les identifier. Avez- vous été contacté à ce sujet?

-Non, pas encore. Quels imbéciles. Il était entendu quils devaient me laisser le champ libre. Javais fait savoir mon intérêt pour elle. Depuis mon amour sest affirmé. Si ça se trouve Marie va me tenir rigueur de leur conduite.

-Ils ont mis à profit votre sommeil pour lentraîner hors de la salle et ont commencé le viol. Vous laviez préparée à une relation amoureuse consentie, si je vous crois: ils ont terminé le travail contre sa volonté. Dune certaine façon vous êtes impliqué dans le déroulement des faits. Je suis heureusement intervenu assez vite pour empêcher une prise en sandwich entamée avec appétit. Vous aurez à cur, jen suis certain, de renseigner au mieux la gendarmerie. Vos amis sont sous étroite surveillance; évitez de les rencontrer ou de leur téléphoner si vous ne voulez pas être poursuivi pour complicité.

Le gaillard fait moins le fier. Il est visiblement contrarié. Il ne doit pas avoir les meilleures relations avec les gendarmes. Marie va se méfier du compagnon de ses violeurs. Il a pâli en entendant quil serait interrogé ou quil pourrait être soupçonné de complicité.

— Vous pensez que je pourrais être complice?

-Il reste à prouver le contraire. Marie et moi avons envisagé cette possibilité. Les gendarmes ne lont pas écartée. Votre conduite aujourdhui ou demain plaidera en votre faveur ou contre vous. Soyez galant, mais tenez compte de la volonté de Marie avant de commettre lirréparable. Vous êtes actuellement dans le collimateur, ne gâchez pas vos chances. Mais, je le répète, si Marie veut me quitter pour vous suivre et dès ce soir, vous avez ma bénédiction.

Je fanfaronne, jai jeté le doute mais on ne sait jamais: elle lui a téléphoné. « Il ne compte pas ». Je suis perdu. Malgré la crainte du gendarme, il est capable de me la voler.

-Si elle maime, on ne pourra plus me traiter comme un complice. Merci de mavoir prévenu. Vous êtes un ami; jéprouve des remords à vous piquer votre belle. Mais cest la vie. « Souvent femme varie, fol est qui sy fie », vous connaissez le dicton.

-En effet. La question nest pas de savoir qui aime Marie; cest pour moi: maime-t-elle encore, doute-t-elle ou ne maime-t-elle plus. Le mariage lui pèse-t-il et souhaite-t-elle des liens moins contraignants? Veut-elle un ancrage fixe et rassurant ou une succession daventures renouvelées dans la plus totale liberté et variées avec des partenaires différents. Son adhésion récente à vos idées modernes et à votre conception de la vie de couple a ruiné mes certitudes. Elle seule peut répondre à ces questions. En raison de notre vécu commun, par pitié aussi, elle hésitera à me dévoiler ses sentiments nouveaux. Mais elle ne résistera pas au plaisir de vous déclarer son amour Voilà pourquoi, dès son entrée, pour faciliter vos échanges, je vous laisserai en tête-à-tête. Profitez-en, je ne vous laisserai pas une deuxième chance de me lenlever. A vous de joue, jentends sa voiture, allez donc laccueillir dans le jardin.

Eberlué, il me regarde. Il pensait que Marie.

-Il faut que je vous dise: jimite très bien la voix de Marie. Bonne chance. Ne lui laissez pas le temps de regretter des bibelots, la séparation doit être brusque pour faire moins mal. Je réglerai les questions financières à lamiable. Marie gagne bien sa vie et pourrait vous entretenir. Allez vite, sortez.

Je vais sur le seuil. Richard baise religieusement la main de Marie. Il rayonne de bonheur. Marie est surprise ou feint de lêtre, mais certainement gênée de cette visite inattendue en ma présence. Je lembrasse et lui déclare:

-Ce jeune homme ta réservé une agréable surprise. Nous venons de faire connaissance. Il a des tas de choses à te dire, mais il sera plus à laise pour parler, si je mabsente. Vous avez échangé beaucoup de confidences intimes et de sensations voluptueuses samedi au bal et hier au téléphone. Vous avez de nombreux points communs et je vous souhaite une merveilleuse continuation, en couple, dans un climat plus discret quune salle de bal ou ses toilettes ou les bosquets qui lentourent.

A elle de comprendre à quoi je fais allusion.

-Mais tu nous quittes comme ça? Où vas-tu? Ce nest pas correct dabandonner notre hôte qui sest déplacé pour nous. Attends, je taccompagne au garage. Excusez-moi, Richard, je reviens dans une minute.

Bon maintenant que nous sommes seuls, pourquoi te sauves-tu, quest-ce que ça signifie?

— Cest ton hôte, pas le mien. Tu lui a donné ton numéro de téléphone, tu as dansé avec lui et ses nobles amis, tu as été violée, mais tu lui as téléphoné en cachette hier, tu as partagé avec lui ta conception de la vie en couple, tu lui as fait des confidences dont tu ne mavais jamais parlé sur le mariage, le concubinat et ladultère, tu partages ses idées sur ces sujets. Il veut te déclarer son amour, le désir quil a de toi, et temmener avec lui, parce que jai refusé de te partager avec lui, moi comme mari et lui comme amant! Tu peux même le protéger des soupçons de complicité de viol si tu consens à laimer et à le suivre. Jai constaté quil te connaît mieux que moi. Jen suis humilié et meurtri et je te laisse continuer à tépancher. Il aura plus de courage sil na pas limpression de se répéter pour te faire ses déclarations. Je connais ses projets en ce qui te concerne. Cela me désespère, mais cest toi qui décideras. Assume ce que tu as fait. Je taime trop pour tenchaîner.

-Ne rentre pas trop tard. Moi aussi je taime. Mais je ne tapprouve pas. Tu devrais rester à proximité.

-En cas de pénétration dun orifice, il ny a viol que si tu nes pas daccord et si tu lexprimes clairement.

-Cela signifie?

-Don Juan va te mettre au parfum. Méfie-toi des pilules du bonheur dans tes boissons. Elles ont un effet éphémère. Mais passe une « merveilleuse » soirée. Si tu es encore là à mon retour et si tu le demandes, je mexpliquerai plus en détail.

A voir sa mimique, elle tombe des nues et mon envolée la laisse en plein désarroi. Elle va devoir affronter seule ce jeune audacieux. En roulant je me dis quelle la bien cherché. Je connaîtrai peut-être ce soir la plus terrible déception de ma vie. Si lintrus continue sur sa lancée je risque de retrouver à mon retour, une maison vide. Je pourrais aussi trouver un couple nu sous la douche ou dans mon lit ou allongé sur le canapé en attendant de mapprendre mon infortune. Elle lui a téléphoné, je nen reviens pas! Jentends Richard me déclarer solennellement que Marie accepte de se partager, quils ont décidé que deux ou trois fois par semaine, je pourrai aller faire un tour pendant quils sadoreront dans ma chambre. Jentends Marie préciser quelle changera les draps chaque fois. Jentends leur rire complice. Encore heureux sils ne me supplient pas de tenir la chandelle. Jentends Richard annoncer le déménagement de Marie samedi. Jentends Marie me déclarer son intention de me quitter définitivement, car certaines choses sont hélas définitives. Jentends leurs rires complices et moqueurs. Mais pourquoi?

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