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Trahisons, ou le Retour de la Grande – Chapitre 13

Trahisons, ou le Retour de la Grande - Chapitre 13



Le somptueux repas terminé, c’est dans une baise à trois particulière que se termina la soirée, mettant ainsi un terme à cette trêve décrétée par la maîtresse des lieux. À sa grande déception, encore une fois, Evnika demeura extrêmement frigide et stoïque face aux marques d’amour saphique que lui prodiguaient de leur mieux Sophie et Alicia. Baisers multiples et passionnés, stimulations linguales et caresses de toutes sortes sur la surface entière de son corps et plus précisément sur ses parties intimes n’apportèrent, de la part de la tortionnaire, que peu ou pas de réponse témoignant de l’expérience d’un quelconque plaisir rencontré.

 La femme, par contre, se délectait à la vue du spectacle de ces deux tourterelles en pleins ébats, leur ayant demandé à un certain moment d’ignorer sa présence et de manifester librement l’une envers l’autre cette notion d’amour’ qu’elles semblaient posséder, cet énigmatique concept qui demeurait toujours insaisissable à son esprit. La sadique dominatrice aux cheveux cobalt et courts observait ainsi, avec un brin de jalousie mêlée de tristesse et, dut-elle le reconnaître intérieurement, d’admiration, ces deux gouines qui se donnaient maintenant librement l’une à l’autre, se procurant mutuellement du plaisir dans une communion qui revêtait beaucoup plus qu’un simple caractère charnel.

 Une aura semblait flotter au-dessus des deux filles qui semblaient maîtriser ce don mystérieux de pouvoir laisser exploser à l’unisson leur bonheur et leur jouissance, faisant la démonstration qu’une telle expérience de corps et d’esprit pouvait gratifier les deux partenaires aussi intensément que simultanément. Ce qui frappa davantage la femme fut quand Alicia, délicatement affairée à servir un cunnilingus à Sophie, tressaillit elle-même de joie alors que, concentrée dans ses amoureuses caresses linguales, elle amenait Sophie à un violent orgasme qui tira de cette dernière des cris de plaisir et de bonheur. Comment une femme qui, pendant cet instant-même, ne recevait alors aucune stimulation physique de la part de sa partenaire pouvait ainsi connaître une telle transe conjuguée au plaisir éprouvé par son amoureuse en extase ?

 – Allez, les amoureuses’, puisqu’ainsi, semble-t-il, il faut vous appeler, retirez-vous maintenant de ma vue, ordonna Evnika sur le coup de minuit. Toi, Sophie, Miss Slash, Lady D, comme mes filles ont décidé de t’appeler, tu redeviens à présent ma femme, et Alicia, ma prisonnière. Profitez bien de cette nuit car ce matin, vous retrouverez en moi l’implacable Evnika, celle qui se cherche toujours et qui espère se trouver grâce à vous, peut-être.

 Les deux lesbiennes regagnèrent leur lit, à la fois heureuses des moments passés, mais toutefois et de nouveau songeuses et perplexes. À mots couverts, elles venaient de se faire mandater par une dominatrice au comportement aussi extrême qu’imprévisible. Pour Sophie, c’était déjà une victoire, Alicia étant maintenant convaincue du bien-fondé de cette mission que la psychologue s’était donnée. Mais bien plus, la tendre épouse de la rouquine l’avait pardonnée pour cette épouvantable bourde qui l’avait entraînée dans les griffes de la tortionnaire. Aussi, la femme aux cheveux d’ébène et aux yeux pers acceptait mieux sa condition d’esclavage et de soumission, réconfortée d’abord par l’assurance de ne plus être séparée de sa biche chérie et, deuxièmement, se considérant maintenant partante pour assister cette dernière dans l’atteinte de son objectif.

 – Alors, madame la psy, ton diagnostic ? demanda Alicia, ayant rejoint sa bien-aimée sous les draps frais et soyeux, avec, une fois de plus, l’intention d’échanger de nouveaux câlins saphiques.

 – Rarement vu ça, pour ne pas dire jamais, minet d’amour. C’est une bipolaire, de toute évidence, une ambivalente. Mais il y a plus. Elle est consciente d’un grand vide dans sa vie. Elle est aussi aux prises avec un continuel combat en ce qui concerne son identité. Elle dit avoir toujours détesté sa sur mais donnerait tout pour la revoir près d’elle, comme si une partie de son être était disparue avec sa mort. Elle a vraiment besoin de notre aide, Ali, mais j’ignore par où commencer. Tout ce que je sais, et je le tiens de Tyranny, c’est qu’Evnika se trouve présentement sous la malédiction d’un mauvais sort, et ce qui me trouble le plus, c’est qu’elle m’a aussi dit que sa délivrance finale passerait probablement par moi.

 – Un sort ? demanda l’autre en relâchant quelque peu son étreinte sur Sophie.

 – Elle prétend ne pouvoir m’en dire plus, pour ne pas risquer de sceller pour de bon le destin de cette pauvre femme.

 Sophie conclut en révélant à Alicia un nouvel élément, extrêmement troublant :

 – Tyranny m’a également fait savoir que la mort d’Olga était la première condition devant être remplie pour amorcer la délivrance d’Evnika. La deuxième condition, ce sera à moi de la remplir. Cette fille dit croire en moi, mais qui suis-je, pour pouvoir conjurer un mauvais sort ? Qu’attend-on de moi ?

 La fille s’accorda une pause. Sa respiration s’accéléra. Elle prit la tête d’Alicia et la serra contre elle si fort que celle-ci entendit son cur battre dans sa poitrine. D’une voix chevrotante, Sophie conclut :

 – Mon amour, je ne sais pas quoi faire. Je ne veux pas mourir ! Je ne veux pas mourir !

  *** Ayant quitté l’aéroport de Rio de Janeiro, Catherine gagna sans tarder l’hôtel où elle devait se préparer en prévision du rendez-vous fixé le soir même. Les dernières instructions qu’elle avait reçues la veille étaient brèves, mais lui faisaient anticiper la rencontre avec crainte et appréhension :

 À proximité de l’entrée de la Praia do Abrico, vous apercevrez un petit camper de type Vanagon datant des années ’90. Présentez-vous à l’occupante du véhicule et dites le mot de passe. Une très courte robe seulement, pas de sous-vêtements.

 Celle qui, depuis quelques mois déjà, partageait la vie des tourterelles qui l’avaient adoptée comme amante commune (Nda : lire Le Village en folie, chap. 12), ne cessait de remettre en question son intervention dans cette histoire de disparitions. Certes, Jean-Moïse semblait sûr de lui-même en affirmant reconnaître Evnika sous le pseudo d’Akïnvèmerah, cette maîtresse opérant maintenant son harem au Brésil, mais qu’en serait-il si, au final, tout cela n’eût été qu’une succession de coïncidences ? Quel avenir attendait la fille si, une fois liée par un engagement irréversible de soumission et de renoncement à toute liberté, elle se rendait finalement compte qu’elle avait raté la cible en ne retrouvant ni Sophie ni Alicia ? Sachant qu’elle devait se garder d’évoquer le nom de ses amies au cours de cette première rencontre, ce qui serait susceptible d’éveiller les soupçons et de faire avorter l’affaire, Catherine n’était pas sans savoir à quel point elle risquait dans cette entreprise.

 Scrutant d’un regard attentif les environs à travers la glace teintée du véhicule, Tyranny surveillait l’arrivée de la candidate. Son esprit n’était pas moins perturbé. Une fois de plus, elle s’interrogeait sur les motifs de sa maîtresse. Pourquoi ajouter au nombre existant d’esclaves une soumise supplémentaire dans un harem qui, à son avis, générait déjà des problèmes de gestion ? Son titre de co-dominatrice n’avait pas été un attribut reçu à la légère. Tyranny, étant à l’époque Geneviève Lalonde, avait anciennement fait la connaissance d’Evnika alors qu’elle en était à la préparation de sa thèse de doctorat en psychologie, suite à l’obtention de sa maîtrise et, plus précédemment, de son baccalauréat qu’elle avait concurremment acquis à l’UQAM en compagnie de Sophie Durocher.

 Sa thèse devant traiter des déviations sexuelles chez la femme, la doctorante avait alors établi un premier contact via internet avec la tortionnaire norvégienne, avec l’intention d’effectuer un stage d’immersion dans un milieu où se pratiquaient des activités BDSM. Cette expérience unique avait procuré un tel succès au soutien de la thèse défendue à la faculté de psychologie de l’université que la mention très grande distinction’ lui avait été attribuée lors de la collation des grades.

 Les difficultés financières cependant rencontrées au cours de ses études menaçant de mettre fin prématurément à ses travaux, Geneviève avait dû, en cours de route, accepter l’offre de la Grande aux cheveux glauques à l’époque, qui consistait à bénéficier du financement nécessaire à la poursuite de ses études en échange, au terme du projet, d’une soumission totale et d’un partage de la charge du harem. Evnika sortait grande gagnante de l’entente, s’asservissant ainsi une esclave détenant un haut degré d’expertise (du moins en théorie), tout en se déchargeant, par délégation, des éléments les moins intéressants de sa gestion quotidienne. Tyranny ne perdait pas tout au final, se retrouvant dorénavant dans un milieu où elle n’avait plus à se soucier de ses besoins quotidiens et dans lequel, élément non négligeable, elle avait découvert ce côté interdit et pervers qui avait toujours sommeillé en elle.

 Tyranny se rappela toutefois qu’elle n’était qu’une exécutante, une soumise qui ne devait pas discuter les ordres, bien que ses techniques d’influence portaient quelquefois leurs fruits lorsqu’elle considérait une décision discutable de la part de la maîtresse.

 L’élément qui préoccupait davantage la fille demeurait, toutefois et sans contredit, la présence de Sophie au sein du harem. La connaissant suffisamment, elle pouvait affirmer que cette femme aux allures si innocentes cachait pourtant un formidable potentiel de délivrance pour la malheureuse Evnika. Ses nuits de sommeil en étant perturbées, Tyranny cherchait par tous les moyens à aider son ancienne collègue d’université à remplir la condition ultime permettant de libérer l’âme de la tortionnaire. Étant liée par le secret que lui avait, la veille de son exécution, révélé Olga, la sur jumelle d’Evnika, elle se sentait toutefois, bien malgré elle, impuissante à en faire ou dire davantage, au risque de sceller à tout jamais le sort de la femme. En résumé, Tyranny savait tout : ce dont souffrait Evnika et ce qui devait être fait pour la délivrer. Et parce qu’elle savait, elle ne pouvait rien faire d’elle-même, le geste ou l’action à accomplir se devant d’être spontané et sans arrière-pensée.

 19h00. Des coups frappés à la portière latérale du VR arrachèrent Tyranny à ses pensées. La glace fut baissée et une courte conversation, aux allures tout à fait anodines, s’ensuivit :

 – C’est pas très chaud, ce soir, commença Catherine.

 – En effet. La saison est mauvaise. On repart demain, enchaîna l’autre.

 – Attendez deux jours. Il fera plus beau.

 – On était mieux au Mexique.

 Prestement, la portière glissa.

 – Entre vite, ordonna la brunette.

 La porte se referma aussitôt. Les deux femmes se regardèrent en silence quelques secondes.

 – Cathy Crisp ?

 – Oui, c’est moi, confirma la blonde.

 – Ok. Moi, c’est Tyranny.

 – Quel est le vrai nom de votre maîtresse ? demanda d’entrée de jeu la blonde.

 – Écoute ben, c’est moi qui pose les questions, d’accord ? Tu sauras en temps et lieu. Bon, on va faire ça vite. Je suis chargée de te passer en audition ici-même, dans ce véhicule, ajouta-t-elle en vérifiant que tous les rideaux étaient bien tirés. Nous avons une maîtresse très exigeante, donc, pas de place pour le niaisage. Reste debout devant moi.

 Sans dire un mot de plus, la co-dominatrice commença son inspection, parcourant des mains toute l’anatomie de la fille d’un mètre soixante-douze et de cinquante-cinq kilos, en commençant par le haut, lui caressant d’abord les cheveux, puis la tête et le cou, sans oublier l’arrière des oreilles dont elle huma le parfum. Puis vint l’examen buccal : ayant signifié à l’autre par une petite gifle de garder les mâchoires fermées, Tyranny infiltra ses doigts entre les lèvres et examina attentivement les gencives de la fille. Lui ayant fait ouvrir la mâchoire, elle procéda à l’inspection de la langue en la tâtant des doigts. Les mains descendirent ensuite sur les épaules puis les bras, avant de gagner le buste, la femme tâtant les seins de la blonde à travers le fin tissu de la petite robe.

 – Tu veux pas que j’enlève mon vêtement ?

 – Ta gueule ! Laisse-moi faire mon travail. Si tes tétons ne pointent pas à travers ton linge, on n’ira pas plus loin, cocotte, dit sèchement l’autre afin d’amener Cathy dans une atmosphère de soumission.

 Tyranny descendit les mains le long du dos, puis Catherine se fit violemment empoigner par les fesses, toujours à travers la robe, validant ainsi l’absence de tout sous-vêtement. Relevant la tête et adressant un sourire narquois à l’endroit de la blonde, l’inspectrice glissa une main directement sous la petite robe que portait toujours la candidate et ouvrit à deux doigts les nymphes humides.

 – Tu as les tétons qui pointent, mais tu ne mouilles pas beaucoup. Avec qui préfères-tu baiser, les hommes ou les femmes ?

 – Les deux, mais je pense préférer les femmes, répondit Catherine, espérant sa réponse adéquate.

 – T’as intérêt. La maîtresse est misandre. Tu ferais mieux d’oublier tes parties de baise avec ces messieurs si tu désires le poste.

 – Mettez-moi à l’épreuve, Madame, je suis sûre de ne pas vous décevoir, ajouta la blonde, désirant témoigner de sa bonne volonté.

 Sans dire un mot, Tyranny releva la robe suffisamment pour découvrir des fesses chaudes et invitantes et se mit à les peloter, Catherine répondant aux caresses par un léger mouvement de cambrure.

 – Hum, je vois que tu aimes te faire minoucher le cul. Ton anus est lisse au toucher et bien contracté. Ça va sûrement plaire à notre Grande.

 – Allez-vous me dire le nom de votre maîtresse ? s’hasarda de nouveau la candidate en empruntant une voix plus mielleuse.

 – Écoute ben, salope ! C’est pas une entrevue pour un emploi chez McDonald’s ! C’est moi qui pose les questions et si t’es pas contente, je t’ouvre la porte et tu fous le camp, c’est clair ? Car on est maintenant rendu à la prochaine étape de ton évaluation, et celle-ci sera irréversible ! Alors tu la fermes ou tu te casses !

 Une nouvelle poussée d’adrénaline saisit la blonde. Son cur battait maintenant à en défoncer sa poitrine. Se sentant près du point de non-retour, elle se résigna à plonger tête première dans le risque.

 – C’est bon, fit-elle tomber. Je ne dis plus rien et je me soumets.

 – À la bonne heure ! Des bullheads, on n’en veut pas, icitte, approuva l’autre en remontant ses mains vers le haut de la robe, à la recherche des coutures de l’ouvrage. Reste debout et bien droite, ça va donner un grand coup.

 D’un geste brusque et assuré, Tyranny empoigna solidement des deux mains le vêtement par le col. Un long bruit de crépitement se fit entendre et, en un instant, la robe se retrouva au sol, déchirée en deux au niveau des coutures, exposant la nudité intégrale de Catherine qui n’eut que le réflexe de cacher son sexe à deux mains.

 – garde-moi donc la sainte-nitouche, mademoiselle la prude qui cache son p’tit minou devant tout le monde ! se moqua Tyranny après avoir balayé du pied les fringues en loques. Tu t’en vas dans un harem en classe sado-maso, chérie. Penses-tu t’y promener en habits de gala ?!

 Écartant les mains délicates et froides de la pauvre qui se sentait rougir d’humiliation, l’évaluatrice explora de nouveau le conin aux poils frisottés couleur de blé mûr.

 – Parfait, ma jolie. Je vois que tu mouilles un peu plus. Le petit strip-tease semble t’avoir fait de l’effet, petite salope ! Je vais à présent vérifier à quel point ton petit trou de derrière est chatouilleux.

 Les doigts enduits de cyprine, Tyranny se mit à masser le sphincter anal de Catherine qui, silencieuse et les yeux maintenant fermés, se cambrait de plus en plus sous les agréables stimulations reçues.

 – Ah non, tab ! T’as pas pensé deux secondes à te préparer pour cette entrevue ? maugréa l’autre en haussant la voix et en retirant un doigt souillé du cul de la candidate. Écoute, la fille, tu t’en vas pas caissière chez Couche-Tard, là, c’est vers un harem que tu te diriges, un HA-REM, où c’est de la baise à longueur de journée ! Comment penses-tu satisfaire une maîtresse aussi exigeante et tes futures consurs d’esclavage avec des boyaux aussi dégueu ?

 – Désolée, Madame ! fit tout bas Catherine, craignant maintenant d’avoir perdu toutes ses chances.

 – Ouais, j’veux ben te laisser une dernière occasion de te rattraper. Maudite criss de cochonne ! ne put-elle s’empêcher de l’insulter. Envoye par là !

 Ce disant, elle tira le rideau séparant la toilette du reste de l’habitacle et intima Catherine :

 – Installe-toi ici et fais tes besoins, pendant que je prépare la suite. Et sans tirer le rideau !

 – Mais, mon intimité ?

 – T’en as plus d’intimité, cocotte ! Fini ! Là où tu t’en vas, tu devras t’attendre à te promener à poil sans gêne et être disposée à te faire prendre de toutes parts sans préavis. Donc, ton petit derrière, arrange-toi toujours pour qu’il soit accueillant, sinon Chez nous, c’est comme les scouts : toujours prêt ! Alors lâche tes petits cadeaux maintenant ou prépare-toi à faire la nuvite dans les rues de Rio !

 C’est maintenant une Catherine nue et écarlate qui, à la vue de l’autre, évacua ses intestins dans un environnement sonore humiliant, saisissant le papier hygiénique d’une main et le pulvérisateur de sent-bon de l’autre. Satisfaite du comportement de la candidate, Tyranny adoucit le ton et tendit la poire à lavement à la fille qui s’était à présent relevée.

 – Ok. Tu sais quoi faire avec ça, donc, je te laisse cinq minutes, annonça-t-elle en tirant le rideau, au soulagement de l’autre.

 Catherine sortit de la cabine, toujours nue et complètement rafraîchie, et retrouva Tyranny qui était à rédiger des notes, assise sur la couchette à l’arrière du véhicule. À sa grande surprise, la fille s’était à son tour complètement dévêtue, exposant une poitrine de taille moyenne dont un anneau doré ornait le mamelon gauche. Ne tenant pas compte de la réaction de la blonde, la brunette se leva et s’enduisit l’index et le majeur de salive.

 – Penche-toi, ordonna-t-elle.

 Écarquillant les yeux, Catherine eut droit à un nouvel examen de son fondement de la part de son évaluatrice :

 – Ouais, c’est beaucoup mieux de même, annonça Tyranny sur un ton neutre en retirant du cul de la candidate les deux doigts qu’elle y avait insérés.

 Lui ayant écarté les fesses, elle s’accroupit puis approcha par derrière sa bouche de cette intimité chaude et humide.

 – Ta mouille coule bien et est douce au goût. Et ton anus, aux coups de langue, ne résiste du tout. Beaucoup de nos filles vont apprécier.

 Sentant son bas-ventre se tordre de désir et son propre sexe se gorger d’élixir, Tyranny huma longuement l’intimité de la blonde et se releva, légèrement ivre des sauvages parfums féminins offerts à son odorat.

 – Je vais maintenant vérifier la qualité de tes baisers. Viens.

 La co-dominatrice s’approcha, enlaça Catherine et fit sentir la présence de ses lèvres près de sa bouche. Les muqueuses labiales s’effleurèrent d’abord, comme pour échanger des politesses, puis, tels deux aimants, les bouches se scellèrent dans un fougueux frenchkiss durant lequel les langues se nouèrent, alors que Catherine se mettait à peloter les seins de l’autre fille. D’un geste tacite, chaque partenaire trouva le sexe de l’autre et se mit à lui titiller le clito, constatant du même coup l’abondante présence de mouille qui inondait maintenant les deux chattes en chaleur. Catherine s’agenouilla lentement devant Tyranny, bécotant langoureusement chaque centimètre de l’épiderme parfumé de la fille, apposa d’autres baisers sur chacun des plis inguinaux ainsi que sur une chatte épilée et, ayant ouvert les nymphes humides qui se présentaient à elle, goûta à un sexe juteux et à l’odeur capiteuse, ainsi qu’à un bouton d’amour en pleine palpitation. La tête levée vers le ciel, Tyranny empoigna la blonde chevelure de celle qui l’amenait doucement dans de pervers mais intenses plaisirs, et se mit à lui caresser sa nuque.

 

 Les deux filles se retrouvèrent finalement sur la couchette défaite, haletant de plaisir, émergeant chacune des secousses de leurs orgasmes conjugués, se souriant silencieusement comme deux amantes se retrouvant après une longue période de séparation.

 – Il reste un test ultime, ma belle, annonça Tyranny dont le ton était maintenant beaucoup plus enjôleur. On t’avait parlé d’un gode-éjaculateur ?

 La co-dominatrice remit à l’autre un instrument imitant en tout point un énorme pénis en érection.

 – Ta mission, expliqua-t-elle à l’autre, est de dégoûter une fille des rapports sexuels avec les hommes. Convainc-moi que seule une femme peut en faire jouir une autre. Tu as carte blanche pour la façon de procéder, mais tu dois tenir compte du fait que tu t’adresses à une esclave.

 Catherine garda le silence et saisit le faux pénis-injecteur. Voyant l’opportunité qui se présentait à elle, elle entreprit son numéro :

 – Alors, fit-elle en jetant l’autre sur le matelas, tu penses avoir du fun avec un homme ? Sache, petite pute, qu’il n’y a rien de plus salaud, de plus dégueu, qu’un mâle en rut quand il s’agit pour lui de défoncer une donzelle comme toi !

 Empoignant Tyranny par les cheveux, elle enfonça l’instrument dans sa bouche si profondément et si violemment que la fille en eut un haut-le-cur qui lui fit remonter une partie de son dernier repas. Appuyant sur la gâchette, la candidate fit gicler du faux liquide séminal dans la gorge de celle qui cherchait à se défaire de sa fâcheuse position.

 – C’est ça que les brutes aiment, salope : mélanger leur foutre à tes vomissures ! Y a rien qui les fait jouir autant, ces ordures. Crois-tu vraiment trouver du plaisir à abandonner tes petites copines au profit de ces gros criss de verrats ?

 Ayant rapidement extirpé, au soulagement de celle qui cherchait à reprendre son souffle, l’instrument hors de la cavité buccale, Catherine poursuivit son scénario en se levant du petit lit, en tournant sa victime sur le ventre et en lui cravachant les fesses à coups de gode. Lui écartant par la suite les cuisses, elle lui fit sentir l’énorme instrument sur le sphincter anal et l’enfonça d’un seul coup dans le rectum, occasionnant à la fille un vif et douloureux spasme. Alors qu’elle hurlait de douleur dans une tentative de défense, Tyranny se fit rapidement maîtriser par Catherine qui, s’étant couchée sur son dos, lui serra un bras autour de la gorge. Après avoir entrepris avec le désagréable instrument de longs mouvements de va-et-vient dans les entrailles de celle qui se trouvait maintenant en nage, elle approcha la tête près de l’autre et poursuivit son macabre discours :

 – C’est ça que ça fait un mâle : te pilonner le cul sans réserve, sans respect, ne cherchant que son plaisir sans se soucier du tien ! Il te transforme en dévidoir à foutre. Il va te remplir jusqu’à ce que tu aies envie de vomir ! enchaîna-t-elle en remplissant les boyaux de la fille en détresse, laquelle fut de nouveau prise de nausées, pleurant et bavant sur son oreiller.

 Considérant le moment arrivé, elle passa à la dernière étape de son plan :

 – Et maintenant, petite salope, fille de pute, tu vas me dire le nom de ta maîtresse ! Dis-le-moi, sinon, je te remplis les tripes jusqu’à ce que tu vomisses pour de vrai !

 Tyranny toussa à quelques reprises, la gorge libérée de l’emprise qui l’étouffait, et inhala bruyamment dans un bruit de spasme laryngé.

 – C’est Ev Evnika, fit entendre une voix gutturale et presque éteinte. Evnika, anciennement connue sous le pseudo de la Grande Scato !

 -Ben voilà ! exprima une Catherine non seulement satisfaite, mais rassurée. Je te demandais pas de me débiter les sept péchés capitaux, juste le nom de ta maîtresse. Tu as bien fait ça, esti de belle salope !

 Sans dire un mot, Catherine agrippa ensuite Tyranny par les épaules et l’entraîna vers le milieu du véhicule, droit devant la portière latérale. La laissant nue, elle l’aida à se mettre à quatre pattes, le cul tourné vers l’extérieur.

 – Écoute-moi bien, fille, cracha Catherine à l’endroit de celle qui retrouvait peu à peu ses esprits, je vais te poser une question et t’as besoin de me donner une bonne réponse car sinon, j’ouvre la portière et actionne le klaxon, ce qui permettra aux passants d’admirer ton sale petit cul dégoulinant de faux sperme. Et maintenant, dis-moi

 – Quoi ? demanda une Tyranny encore presque aphone qui se massait maintenant la gorge.

 – Est-ce que j’ai le poste, ou t’as besoin que je fasse de toi le clou du Carnaval de Rio ?

 – Ok, ok, oui T’as le poste. S’il te plaît, laisse-moi juste reprendre mon souffle, demanda la fille en se raclant une fois de plus la gorge.

 (À venir : Lady D, la consolatrice)

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