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L'Amour Partagé – Chapitre 12

L'Amour Partagé - Chapitre 12



LA BOUTIQUE DE MANON

Laurent s’est absenté pour une partie de pêche. Diane et Sylvie prennent le soleil près de la piscine. Le téléphone sonne. C’est Florence qui appelle pour prendre de leurs nouvelles. Tout comme Alexandre, elle attend avec impatience leur retour. Leur présence leur manque. Diane lui dit que c’est réciproque, lui fait part de leur rencontre avec Sylvie, lui décrit la jeune femme en attendant de lui faire parvenir quelques photos.

-Elle est adorable, lui confie-t-elle, vous allez l’aimer.

-Elle va rentrer avec vous? demande Florence, heureuse de cette nouvelle.

-Oui et elle restera jusqu’à la fin de ses vacances.

-Seulement?

-On s’emploie à la convaincre de faire mieux.

-Je lui préparerai une chambre, propose Florence, avant qu’elles ne se quittent.

Quand elle revient vers elle, Diane explique à Sylvie qui vient de téléphoner, lui fait part des liens qui existent entre Florence et elle. Elle lui avoue aussi qu’elles avaient décidé de s’échanger pour quelques jours leurs maris et donc que Laurent n’est pas son mari mais son amant et qu’Alexandre, son mari, file, à six cents kilomètres d’ici, le parfait amour avec la femme de Laurent.

-On va de surprise en surprise, avec vous! s’écrit Sylvie qui veut savoir ce qui les a conduits à l’échangisme, comment est-elle devenue bi.

Diane s’assied en tailleur à côté d’elle, lui montre les photos qu’ils ont faites, les commente, présente les personnages.

-Voici Florence et Alexandre, indique-t-elle, passant d’une photo à l’autre, au grés des situations amoureuses des intéressés. Florence et Laurent nous ont surpris sur leur plage en train de faire l’amour. C’est le point de départ de toutes nos folies.

-Et là? demande Sylvie.

-Nathalie et Valérie, répond Diane en les désignant, l’une après l’autre de son index. Nathalie est une amie d’enfance de Florence qui habite maintenant la région. Valérie est une des ses copines. Elle n’est restée qu’un week-end avec nous.

-Et eux deux?

-Camille et Romain. Nous les avons rencontrés lors d’une randonnée. Le summum de notre débauche sexuelle a été atteint avec eux. Pour ne pas être séparés, même la nuit, on avait poussé tous les meubles de la mezzanine pour installer par terre nos matelas côte à côte.

-Et Nathalie?

-Elle aime bien se partager… Regarde! Je t’ai gardé les meilleures photos pour la fin.

-Trois en même temps! s’exclame Sylvie.

-Et maintenant, le fin du fin de l’extase, annonce Diane, en lui montrant les photos où on les voit se faire prendre par un des garçons, suspendues aux cous de deux autres.

-La position est terriblement obscène.

-Oui et formidablement jouissive. À pratiquer sans modération… Rien que d’y repenser, j’en suis toute mouillée.

Diane reprend la chronologie de leurs aventures, lui raconte tout, dans les moindres détails. La moitié de la matinée y passe. En voyant le désir éclairer son regard, elle lui promet que, dès qu’ils seront de nouveau réunis, Alexandre et Laurent se feront une joie de lui faire perdre ensemble une deuxième fois son pucelage. Pour le reste, il faudra trouver un troisième partenaire.

Diane se met à califourchon sur Sylvie, l’enserre de ses jambes, prend ses mains et les pose sur ses seins pour qu’elle les caresse. Par de petits va et vient, elle excite son clitoris à la proéminence de son pubis. Elle gémit, tremble de toute sa chair puis se laisse emporter par le plaisir inondant les boucles de son amie. Groggy, elle s’allonge sur elle. En appui sur ses avant-bras, elle butine ses lèvres, avec ses mamelons, taquine les siens. Elle roule sur le dos, Sylvie se retrouve au-dessus d’elle. D’abord doucement, puis de façon plus appuyée, celle-ci frotte sa vulve sur la cuisse de Diane. Juste avant que son plaisir n’atteigne son paroxysme, elle se déplace au-dessus de sa poitrine, place son clitoris sur la pointe d’un sein et le caresse avec. Diane regarde son mamelon se mouiller. Sylvie se couche sur elle, lèche l’aréole qu’elle vient d’inonder puis vient l’embrasser.

    *

Diane et Sylvie arrivent en fin de matinée à la boutique de Manon, regardent les vitrines, entrent. Elles ont repéré deux mini robes largement décolletées devant et derrière, maillées comme un filet de pêche, l’une boutonnée, l’autre non. Si elles n’ont pas vocation à tenir chaud, elles devraient faire leur effet. Diane prévoit d’en prendre également une pour Florence. De son index, Sylvie lui désigne un bustier ravissant fait d’une bande de tissu si fin qu’il paraît transparent. Il est si étroit, que seules les aréoles doivent être recouvertes.

-Etes-vous Manon? demande Diane à l’une des jeunes femmes qui répond par l’affirmative. Je suis Diane, Valérie m’a beaucoup parlé de vous.

Valérie qui lui avait dit que sa boutique recelait des trésors vestimentaires parfaitement impudiques, plus sexy les uns que les autres et l’avait informée:

?Manon est lesbienne. On ne compte plus ses aventures avec ses clientes. Les occasions ne lui manquent pas, beaucoup d’entre elles viennent aussi pour ça. A celles qui lui plaisent, elle leur propose d’essayer dans sa réserve. Tu verras, elle a beaucoup de charme. Alors si ça te dit…?

-Enchantée! Elle est passée et m’a prévenue de votre possible venue. Elle m’a raconté son week-end chez vous. Elle en garde un très bon souvenir.

-Alexandre et Laurent aussi!

-Vous êtes Florence, je suppose?

-Non! Sylvie, rectifie l’intéressée.

-Florence est repartie, ses vacances étaient finies, l’informe Diane en lui montrant ce qu’elles désirent.

-Entrez dans cette pièce! Elle est un peu encombrée, mais vous y serez tranquilles. Vous pourrez essayer ensemble et vous donner votre avis. Commencez de vous dévêtir! Ces robes se portent volontiers sans rien de dessous, mais aussi, si les circonstances l’exigent, avec un string, pourvu qu’il soit le plus minimaliste possible comme ces strings de bain. Ils ont de plus, la particularité, une fois mouillés, de devenir transparents. C’est du plus bel effet en sortant de l’eau. Je vous rapporte tout cela.

-Laisse-moi faire, demande Diane à Sylvie, en faisant passer par-dessus sa tête, son débardeur.

-Pas maintenant, elle va revenir, s’insurge-t-elle mollement, en la laissant emprisonner ses seins et prendre ses lèvres.

-Charmant tableau! s’exclame Manon, de les retrouver embrassées. Quelle chance vous avez d’aimer pareille merveille!

-Regardez! offre Diane en écartant ses mains. N’en n’avez-vous pas envie? lui demande-t-elle, en commençant de fantasmer sur cette fille élancée, à la poitrine menue et au bassin étroit.

Manon s’avance, referme ses mains sur les seins de Sylvie, embrasse ses lèvres, les quitte pour celles de Diane, revient à elle. Toutes les deux s’abandonnent à ses baisers, excitées à la pensée que de l’autre côté de la cloison, des clientes discutent, vont et viennent, à mille lieues d’imager ce qui se passe de ce côté-ci. Manon se courbe, baise les mamelons de Sylvie. Elle se baisse, écarte la ceinture élastique de sa jupe qu’elle laisse tomber à terre, fait glisser son slip le long de ses jambes. Caressant ses fesses, elle avance sa tête entre ses cuisses, lèche avec tendresse sa fente.

Diane la regarde faire, penchée par-dessus l’épaule de Sylvie qui tremble de tout son être. Ses jambes ne la portent plus. Elle jouit dans ses bras, la bouche soudée à la sienne.

Les lèvres et le menton mouillés, Manon se tourne vers Diane, la déshabille à son tour. La trouver nue sous sa jupe la fait tressaillir. Elle l’embrasse, explore son corps d’une main légère. Elle aspire ses aréoles, suçote ses mamelons. Tout de suite ils s’allongent, doublent de grosseur. Elle s’accroupit devant elle. Son souffle chaud sur sa chatte en ébullition fait vaciller Diane, l’intérieur de ses cuisses est humide, une goutte s’échappe de sa vulve.

Manon tend sa langue pour la cueillir puis elle l’entraîne par la main et la fait étendre sur une table couverte de vêtements qu’elle repousse. Elle dégage son clitoris, le serre entre ses lèvres, le lèche indéfiniment.

Sylvie se met tête-bêche au-dessus de Diane, donne à sa bouche la pointe d’un sein. Elle-même happe l’une des siennes.

Suspendant par moments son baiser pour attiser son excitation, Manon embrasse Sylvie pour partager avec elle le suc de son amante puis ressoude ses lèvres à sa vulve impatiente. Son orgasme arrive avec la violence d’un séisme. Pour étouffer son cri, Diane engloutit le sein de Sylvie. Lorsqu’elle revient à elle, elle s’émeut de le voir porter des traces rouges. Sylvie assure que ce n’est rien, qu’elle n’en souffre pas et que ces marques disparaîtront bien vite.

Manon attrape une crème apaisante, lui l’applique avec tendresse.

-Non! ne faites pas cela! proteste-t-elle faiblement auprès de Diane qui s’est placée derrière elle et défait, penchée par-dessus son épaule, un à un les boutons de son caraco.

-Juste le haut, j’ai très envie de les voir.

-Ils sont petits n’est-ce pas? fait-elle remarquer.

-Oui, mais tellement désirables, répond Diane, en les prenant dans ses mains.

-Vous auriez pourtant de quoi vous montrer difficile…

-La sensualité ne se limite pas à une affaire de centimètres, assure-t-elle, avec une moue dubitative.

-Maintenant, j’en suis fière.

-Vous ne l’étiez pas avant?

-J’avais quinze ans, lorsqu’ils se sont arrêtés de pousser, j’en étais mortifiée. Je jalousais les autres filles et les garçons se moquaient de moi. À présent qu’ils me différencient des autres femmes, ils attirent beaucoup les regards.

-Que les regards? s’enquière Sylvie.

-Non, bien sûr.

Le bout de ses seins se dressent et durcissent sous ses doigts. Elle les roule, les étire délicatement. Manon tressaille. Le plaisir se propage à son ventre, la chair de poule hérisse sa peau. Elle tourne la tête et l’embrasse tendrement. Aussitôt remplacée par la bouche de Sylvie, une main de Diane s’aventure sous sa jupe, glisse sur la fine dentelle de sa culotte vers son entrejambe. En même temps que Manon écarte les jambes pour lui ouvrir le passage, Diane découvre sous son majeur ses chairs intimes dans lesquelles il s’enfonce. Elle s’étonne avant de comprendre.

-Cela vous surprend? interroge Manon.

-Je ne m’y attendais pas.

-Qu’y a-t-il? questionne Sylvie.

-Son slip est fendu.

-Je peux regarder? demande-t-elle, en soulevant sa jupe sans même attendre la réponse.

-Hum! soupire Diane qui sent son clitoris croître jusqu’à prendre la taille d’une petite baie. Suce-le! offre-t-elle à Sylvie en attirant sa tête vers le ventre de Manon arc-boutée contre elle, une jambe relevée pour lui offrir sa chatte.

-Je vais jouir, prévient-elle en plaquant une main de Diane sur sa bouche pour étouffer son cri.

Manon les trouve belles dans les mini robes qu’elles viennent de passer. En remettant de l’ordre dans sa tenue, elle se demande comment elle pourrait bien les retenir encore. La réponse lui vient d’une pile de cartons réceptionnés le matin même.

-Je dois organiser, dans un peu plus d’un mois, un défilé de mode pour l’inauguration d’un club libertin et je cherche encore trois ou quatre filles, pour présenter mes vêtements, mais aussi la lingerie de la boutique Transparence et les sous-vêtements très originaux et très sexy en peau d’un petit artisan local. Il y aura aussi, un fabricant de bijoux intimes.

-Des bijoux intimes? s’étonne Sylvie.

-Cela vous ferait-il plaisir d’y participer? demande Manon, en tendant à celle-ci un catalogue du bijoutier.

-Nous serons rentrés chez nous, l’informe Diane.

-J’avais cru comprendre que vous habitiez tout près d’ici.

-Cap Florine est notre résidence de vacances.

-Ne pourriez-vous pas revenir le temps d’un week-end?

-Pourquoi pas, si nous pouvons nous libérer.

-Peut-être Florence pourrait venir aussi? Valérie m’a tellement vanté sa beauté, j’aimerais bien faire sa connaissance.

-Vous ne devez pourtant pas être en peine de mannequins, toutes les filles ne rêvent que de ça.

-C’est assez spécial. Même avec le visage masqué, il n’est pas très facile de trouver des jeunes femmes qui osent se dévoiler aux yeux de plusieurs dizaines de personnes plus ou moins déchaînées.

Manon veut les tenter, leur forcer aussi un peu la main. Elle ouvre un des cartons, puis un autre, un troisième enfin, fouille à l’intérieur, déballe quelques tenues, les présente alternativement devant elles. Tout de suite, elles s’enthousiasment.

À Sylvie, elle fait essayer en ensemble composé d’une jupe évasée ultracourte et d’une blouse assortie, en mousseline transparente, le tout orné de motifs de crêpe judicieusement placés qui laissent voir, sans toutefois le montrer ostensiblement, le corps de celle qui le porte.

Diane s’emballe pour une mini robe laissant le dos entièrement dénudé, composée ailleurs, comme si le tissu avait été lacéré, de bandes de quatre ou cinq centimètres de large se superposant légèrement mais qu’aucune couture ne retient entre elles, excepté autour du cou et à la taille. Aux moindres mouvements que celle qui la porte fait en se déplaçant, elles volent, s’ouvrent et se referment tout aussi rapidement, créant des jours qui dévoilent furtivement le corps. Sylvie ne peut s’empêcher d’en écarter deux pour sucer un mamelon.

Ainsi vêtues, elles s’aventurent dans la boutique, déambulent sous le regard intéressé des autres clientes, à la recherche d’un cadeau pour Florence. Fendue très haut sur les jambes, une robe de tissu imprimé aux coloris pastel est présentée sur un mannequin. Dissimulées, au milieu de toutes ces couleurs mélangées de manière complexe et subtile, deux taches, d’un rose plus soutenu. Il faut s’approcher tout près pour s’apercevoir que deux ouvertures circulaires, aux contours en dents de scie, laissent découvert, un bon peu de l’aréole du sein. Tout au tour, disposées en étoile, de fines ouvertures oblongues figurent les pétales stylisés d’une fleur dont le mamelon est le coeur. Disséminées, d’une façon aléatoire sur tout le reste du vêtement, de larges découpes, figurant des formes de fleurs et de feuilles, laissent apparaître la peau. Elle devrait faire merveille sur Florence.

-Nous ferons tout notre possible pour venir, promet Diane avant de quitter la boutique. Dans tous les cas, nous vous fixerons bientôt.

    *

Main dans la main, Diane et Sylvie longent la plage à la lisière de l’eau. Sur leur passage les hommes mais aussi des femmes lèvent le regard. Le vent fait voleter leurs jupes et caresse la fente humide de Diane, entretenant sournoisement des désirs charnels.

-Ici on sera bien pour inaugurer nos maillots, indique-t-elle à Sylvie.

Elles s’installent face à face, dans un renfoncement de quelques mètres carrés que fait le mur d’enceinte d’une propriété, auquel est amarré un bateau pneumatique.

-Tu ne mets pas ton maillot? questionne Sylvie qui n’ose pas s’afficher la première avec.

-Si, dans un petit moment.

Maillots qu’elles avaient pris, sur les conseils de Manon, le plus exigu possible. Un string ficelle fait d’une bande de tissu de deux centimètres de large tout au plus, juste suffisante pour masquer l’entaille de leur ventre. Manon avait insisté pour qu’elle prennent aussi le soutien gorge composé de deux triangles étirés à peine plus larges que leurs aréoles et dont la vocation n’est pas de soutenir leurs seins qui du reste, n’en ont aucunement besoin, mais de laisser voir, pour leur plaisir et celui des autres, leurs pointes à travers le tissu.

Diane regarde sans les voir, les vagues venir l’une après l’autre mourir sur le sable. Obsédantes, les images de leur aventure avec Nora tournent dans sa tête. Son excitation se propage à ses seins et à son vagin, sa fente se met à couler. Adossée au mur, elle passe la main sous la ceinture élastique de sa jupe, frôle son pubis, masse son clitoris puis poursuit son chemin plus bas.

-Remonte ta jupe, exige Sylvie.

Elle sépare ses petites lèvres. Ses doigts médians font de lents va et vient dans sa fente, s’enfoncent loin dans son ventre, descendent effleurer l’ouverture des ses fesses, recommencent à l’envers le même périple.

Penchés par dessus le mur les surplombant, un garçon et une fille dont elle ne peut déterminer l’âge, la regardent. Un instant interdite, elle s’arrête et les yeux plongés dans les leurs, reprend ses caresses jusqu’à l’ovation de son corps. Quand elle revient sur terre, tout doucement, Diane enfonce son majeur dans son ventre inondé, pousse enfin un long soupir et demande:

-Tu ne te caresses pas?

Sylvie s’étend sur sa serviette, ferme les yeux, repousse son slip sur le côté. Ses doigts glissent dans sa douceur intérieure. Elle cambre les reins, soulève ses fesses et d’un geste vif fait glisser sa culotte le long de ses jambes qu’elle agite ensuite pour s’en débarrasser. Une jambe tendue, l’autre repliée, elle plonge un doigt puis un deuxième dans son vagin, les fait aller et venir par des mouvements rapides. L’instant suivant ils remontent le long de ses lèvres humides, se fixent sur son clitoris jusqu’au paroxysme du plaisir.

-Hum! fait-elle, après que son corps se fut apaisé. On est complètement folles de faire ça ici, on pourrait se faire surprendre.

-C’est fait, lui confirme Diane, riant de la voir atterrée. Deux jeunes personnes qui n’en ont pas perdu une miette.

Diane se met debout, retire sa jupe et son débardeur, enfile tranquillement son maillot s’amusant de voir Sylvie, cachée dans un coin, se presser d’enfiler le sien. Celle-ci regarde autour d’elle. Les gens les plus proches sont à une cinquantaine de mètres et ne semblent pas particulièrement s’intéresser à elles. Elle se dépêche de faire les quelques pas qui la séparent de l’eau et va rejoindre Diane. Elles chahutent, se bousculent, s’éclaboussent. Le tissu mouillé de leurs maillots colle à leur peau et moule leurs vulves et le bout de leurs seins.

-On est plus indécentes que si on étaient nues, remarque Diane.

-N’est-ce pas pour ça que tu les a voulus?

Il n’en faut pas plus pour qu’elles s’étreignent, se serrent l’une contre l’autre. Comme si l’endroit était désert, elles se caressent, embrassent leurs lèvres salées. Quand elles reviennent sur terre, la fille et le garçon qui les regardaient tout à l’heure les entourent. Diane et Sylvie rient de leur tenue.

-On joue à Vendredi et Robinson, précise la jeune fille.

Les pointes de ses seins nus tout juste formés se dressent en relief et un pagne trop court n’arrive pas à cacher sa fente recouverte d’un léger duvet blond. Maintenu à la taille par une ficelle, un bout de tissu effiloché dissimule le sexe du garçon mais rien ne couvre ses fesses.

-Vos maillots sont chouettes, s’exclame la jeune fille, vous êtes vraiment canon avec.

-Merci, répondent en coeur Diane et Sylvie.

-Je m’appelle Marie, et voici Lucas mon demi-frère… Hein qu’il est chou? C’est le fruit d’un gang bang que maman avait organisé avec quelques beaux baiseurs. Elle n’a jamais cherché à savoir lequel d’entre eux l’avait fécondée.

-Tu peux bien parler… Marie non plus, ne connaît pas son père. Un apollon de passage, renseigne le garçon. Du reste, on s’en fout, on est bien tous les trois ainsi. Et des hommes, maman en ramène assez comme ça à la maison.

-Elle ramène aussi des filles, surenchérit Marie. Un jour, elle ne s’est même pas rendu compte qu’elle rentrait avec un travelo. Elle, il était superbe! ?a fait un drôle d’effet de voir un homme avec des seins. Le moment de surprise passé, maman s’est bien éclatée, il avait une bite et ses seins comme ça, fait-elle, en montrant avec ses mains écartées, leurs proportions.

Sidérées par ces indiscrétions sulfureuses, Diane et Sylvie se présentent puis décident de regagner la plage, suivies des deux gamins.

-Regardez, vous faites bander sa petite bite, dit Marie, en tirant sèchement sur le bout de tissu.

Lucas montre une belle érection. Comme celle de tout adolescent, sa verge est longue et fine. Elle se dresse fièrement. Marie la saisit à pleine main et se met à la masturber doucement. Aux anges, il se laisse faire et sa soeur continue, appliquée.

?Ils ne doivent pas en être à leur coup d’essai? pense Diane.

Marie se laisse tomber à genoux, suçote le gland pointu de son frère puis engloutit entièrement sa verge. Sa bouche monte et descend avec la régularité d’un métronome. Sylvie la trouve belle dans ses oeuvres, très expérimentée aussi pour son âge.

-Si tu continues comme ça, je vais gicler dans ta bouche! prévient Lucas.

Elle se relève, arrache son pagne et ordonne:

-Alors, viens me baiser!

Il lui plaque les reins contre le boudin du bateau, s’avance entre ses jambes, glisse son membre entre ses cuisses et commence ses va et vient, frottant sa verge contre la vulve de sa demie soeur qui s’abandonne, les jambes grandes ouvertes. Lucas accélère ses coups de rein. Crucifiée au flotteur, le dos courbé en arrière, les mains crispées aux poignées de portage, elle pousse son bassin vers lui. Dans une ultime ruée, il se tend et se déverse longuement sur le bas ventre de Marie. Un peu sonnée, elle met quelques instants à reprendre ses esprits, puis avec un air de contentement et de fierté, baisse la tête et regarde le sperme couler le long de ses cuisses.

-J’aimerais bien faire un câlin avec toi, demande-t-elle gentiment à Diane. Comme avec maman.

-Si tu veux, accepte Diane, touchée, qui la trouve belle, spontanée et naturelle. Elle aimerait bien, si elle en a une un jour, que sa fille lui ressemblât.

-Enlève ton soutien gorge, réclame Marie.

Diane obéit et Marie se couche sur elle, la tête blottie entre ses seins.

-On serait mieux pour faire l’amour si tu étais toute nue, plaide Lucas auprès de Sylvie.

-Parce que tu veux me faire l’amour?

-Les femmes n’attendent que ça, confirme-t-il avec aplomb.

-Tu es bien sûr de toi!

Eblouie par tant d’audace, Sylvie s’exécute sans rechigner. Lucas passe un instant à contempler son corps puis s’allonge sur elle à l’identique de sa soeur.

-Tu ne prends pas Lucas dans ton ventre? demande Diane à Marie qui ronronne entre ses bras.

-Après je ne serai plus vierge.

-Tu tiens tant que ça à le rester?

-Oui, pour mon premier vrai amoureux.

-Tu ne le seras plus pour Lucas mais tu le seras toujours pour ceux qui viendront après lui puisque ce sera votre première fois ensemble.

-Ils le sauront.

-Plus qu’une particularité physique, la virginité est un état d’esprit.

-Alors, je le prendrai ce soir dans mon vagin.

-Je penserai à toi.

Submergée de volupté, elle commence de se frotter à son aînée. Diane la presse contre elle, caresse son dos, ses cuisses et ses fesses. Le corps de Marie tressaille et celui de Diane lui répond.

-Regarde! Lucas va éjaculer sur Sylvie, annonce Marie, en frottant de plus en plus résolument sa vulve à la jambe que Diane a repliée entre les siennes.

-Il le fait aussi avec ta maman?

-Elle adore!

Par de petits mouvements de son bassin, il masturbe sensuellement sa verge au ventre de Sylvie. Celle-ci se prend au jeu. Elle bombe le ventre et le creuse ensuite. Ses mains pétrissent les fesses du jeune garçon et accompagnent ses mouvements. Lucas enfonce son sexe de plus en plus dans l’épaisseur de sa chair et dans un dernier coup de rein, se vide sur elle avec un grand soupir d’aise. Sylvie regarde le ciel, savourant ce moment, en serrant son jeune amoureux contre elle.

-Il a même fait jouir Sylvie, murmure Marie à l’oreille de Diane. Sa fente est toute mouillée.

-La mienne aussi, lui avoue Diane.

-C’est que tu m’aimes!

-Je t’aime parce que tu es belle.

Un sourire illumine aussitôt le visage de Marie qui lui fait des bises dans le cou et sur les joues.

-Moi aussi je t’aime!

-Allez les enfants, Mamie nous attend… J’espère qu’ils ne vous ont pas trop ennuyées, demande une femme d’une trentaine d’année, belle comme une déesse, qui ne semble ni surprise ni choquée du comportement de ses enfants.

-Pas du tout, ils sont adorables, complimente Sylvie, rouge de confusion et de plaisir.

-Ils en ont de la chance, vous êtes divinement roulées, compliment-t-elle. Je me demande quand même s’ils ne sont pas un peu trop délurés pour leur âge… Lucas, tu exagères, le sermonne-t-elle, en apercevant les traces de sperme sur le ventre de Sylvie. Je suis trop faible avec eux, je ne sais rien leur refuser.

-Ils sont très bien ainsi, conclue Diane.

À suivre…

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